Assimilation de l'être humain à un écosystème
Le corps humain peut être assimilé à un biotope, c'est-à-dire un milieu défini par un ensemble de conditions physico-chimiques. Il est constitué d'un squelette, d'un ensemble d'organes et de systèmes de communication entre ceux-ci.
Ce corps humain est un milieu de vie pour tout un ensemble d'êtres vivants. Sur la peau, dans le système digestif, dans les cheveux, cohabitent de nombreuses bactéries (certaines symbiotiques, d'autres commensales, voir parasites), des insectes (tels que les poux, les puces), des acariens, des vers (ténias, ascaris...).
Selon la terminologie écologique, l'ensemble des êtres vivants (la biocénose) et son milieu de vie (le biotope) constituent un écosystème. Cet écosystème -l'organisme humain- doit maintenir de nombreuses caractéristiques constantes ou presque constantes (c'est-à-dire dans une certaine plage de valeurs) afin d'assurer la survie des différents êtres vivants ; on parle d'homéostasie. Par exemple
- la conservation de la température ;
- la conservation de l'acidité (pH) dans le tube digestif (utile pour la digestion et pour les organismes y vivant) ;
- la conservation de la teneur en eau (équilibre des entrées par boisson et aliments, et sorties par sudation, respiration, digestion et excrétion).
Tous ces équilibres sont maintenus sous la contrainte d'hormones produites par l'organisme grâce à des systèmes sensoriels complexes. Comme un écosystème, l'humain naît, grandit, atteint son état d'équilibre - le climax - et décline (sénescence).
Environnement de l'être humain
L'environnement de vie humain lui-même est plus difficile à décrire. Certains auteurs, comme Michel Lamy, ont proposé l'idée d'enveloppes écologiques, certaines naturelles, d'autres artificielles (c'est-à-dire, fabriquées), les unes individuelles, d'autres sociales, voire globales.
Les enveloppes individuelles sont celles constituant l'environnement d'un individu unique. Ce sont tout simplement :
- la peau qui assure une protection contre les agressions microbiennes, une protection mécanique et chimique (par exemple, contre les UV, pour limiter les brûlures d'origine solaire) ;
- le vêtement, qui protège également contre l'extérieur (la chaleur, le froid, les conventions sociales) ;
- l'espace personnel (par exemple, l'enfant recherche le contact physique, alors que l'adulte impose davantage de distance avec les autres humains - cette distance est variable selon les cultures -, et agrandit ou diminue son espace propre en fonction de son bien-être ou de son niveau de stress).
Les enveloppes sociales sont celles qui protègent des groupes humains, plutôt que des individus isolés. Il s'agit par exemple de constructions bâties telles les
maisons. Dans certains pays, ces constructions assurent la protection des personnes, mais aussi des animaux domestiques et des grains. Dans les pays développés, du simple abri au départ, la construction est devenu lieu de travail et de loisir (ce qui isole l'individu ou le groupe des autres humains). Un bâtiment est un système en lui-même, qui consomme
eau, énergie,
nourriture et qui rejette de l'eau polluée, des
déchets, de la fumée.
La ville est une enveloppe supplémentaire, elle est devenue le milieu de vie d'environ 50% de la population humaine. La ville (qui peut devenir mégalopoles) est une sorte de macro-écosystème organisé par l'être humain, constitué par trois grand types de structures : les lieux d'habitation, les lieux de travail, et les lieux de divertissement, plus ou moins imbriquées les unes dans les autres. Les urbaniste distinguent dans leur organisation des zones d'habitation, des espaces verts, des zones industrielles, des zones commerciales... et des axes de communication (par exemple le réseau routier) permettant de les desservir et de passer des unes aux autres.
Enfin, les humains faisant partie de la diversité du vivant, ils sont partie intégrante de la biosphère, qui est elle-même une enveloppe de vie, localisée dans les enveloppes terrestres (lithosphère, atmosphère et hydrosphère).
Les humains ont essentiellement colonisé la lithosphère, mais il faut noter qu'environ 50% de la population mondiales vit dans les zones de contact entre terre et océan, très riches en nourriture, faciles à exploiter ou facilitant les communications. Les villages, les villes sont souvent construits le long des cours d'eau. L'hydrosphère est exploitée par l'être humain essentiellement pour la pêche et la circulation maritime. La lithosphère ou pédosphère (zone de sol) sont exploitées pour l'agriculture et les ressources minières.
L'atmosphère enfin, est une enveloppe essentielle à la vie humaine, en ceci qu'elle constitue un milieu respiratoire.
Action de l'être humain sur son environnement de vie
Si l'être humain, comme tout autre espèce vivante du globe, a besoin d'un certain milieu de vie pour vivre et se développer, il est aussi la seule espèce dont l'activité a une influence majeure sur son milieu de vie.
Voir aussi
Articles connexes
Liens externes