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Dernière modification: 2007-11-23
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fiJapanin kirjoitusjärjestelmä
Catégorie: Langue japonaise

Écritures du japonais

La langue japonaise écrite est vraisemblablement l'une des plus originales ; en effet, elle fait intervenir trois types d'écritures très dissemblables :

  1. un ensemble de logogrammes : les kanji
  2. deux syllabaires : hiragana et katakana,
  3. et l'usage de l'alphabet latin rōmaji dans certains cas plus restreints.

1 Directions de l'écriture japonaise
2 Exemple
3 Kanji
4 Hiragana et Katakana
5 Rōmaji
6 Lien externe

Directions de l'écriture japonaise

Traditionnellement, le japonais s'écrit au format tategaki (邵ヲ譖ク縺), c’est-à-dire sans espaces entre les mots, de haut en bas et de droite à gauche :

 n m r d e v
 a a e é x o
 i t a c e i
 s j u r m l
   a f i p a
   p o t l u
   o r u e n

Mais on trouve de plus en plus de livres écrits au format yokogaki (横書き), c’est-à-dire de gauche à droite et de haut en bas, comme le français. C'est notamment le cas des ouvrages scientifiques.

Exemple

Voila un extrait de la une du journal Asahi Shimbun du 19 avril 2004 utilisant simultanément les quatre formes d'écriture (kanji en rouge, hiragana en bleu, katakana en vert, rōmaji et chiffres arabes en noir):

ラドクリフマラソン五輪代表、出場にも
Radokurifu, marason gorin, daihyō ni ichi-man mētoru shutsujō ni mo fukumi.
'Radcliffe, participant au marathon olympique, concourra aussi pour le dix mille mètres.'

Quelques exemples d'écriture en japonais :

Kanji Hiragana Katakana Rōmaji Traduction française
わたし ワタシ watashi Je, moi
金魚 きんぎょ キンギョ kingyo Poisson rouge
煙草 たばこ タバコ tabako tabac, cigarette

Kanji

Les Kanji (Caractères des Han), sont des caractères derivant des caractères chinois et assimilés à la langue japonaise, qu'ils ont plus tard simplifiés, modifiés voire créés (kokuji). Lors de l'adoption des ces caractères les japonais ont egalement adopté leurs prononciations qui durent etre adaptées au système phonétique japonais beaucoup plus pauvre quant à la variété des sons (voir l'article kanji pour plus de détails). Il en resulte donc un grand nombre d'homonymies. Les kanjis ont parfois un sens différent entre le japonais et le chinois, car les emprunts, faits au fil du temps, n'ont pas été uniformes. On reprenait tantôt pour le sens, tantôt pour la prononciation : on écrivait alors certains mots japonais, avec une prononciation déjà existante dans l'archipel, avec un idéogramme dont la prononciation en chinois s'en rapprochait.

Le système éducatif japonais enseigne 1945 kanjis reconnus officiellement par le ministère de l'éducation du Japon. Cet apprentissage est étalé sur une grande partie de la scolarité des élèves japonais. Cepandant, en pratique, environ 1000 sont utilisés couramment. Les seules exceptions étant des kanjis 'uniques', utilisés seulement pour des noms de familles ou de lieux rares.

Hiragana et Katakana

Ces deux syllabaires permettent de noter l'integralité des sons existants de la langue japonaise (que l'on pourrait écrire uniquement avec ces syllabaires toutefois l'homonymie du japonais (voir plus haut) permettrait dificilement de comprendre les sens de certains mots (d'où l'intérêt des kanjis). Les premiers servent principalement à l'écriture des morphèmes grammaticaux, à celle de quelques mots et à la notation phonétique des kanjis. Les seconds s'utilisent pour la notation des emprunts lexicaux aux langues étrangères (à l'exception du chinois et du coréen, dont le vocabulaire d'emprunt est présent dans la langue japonaise depuis longtemps) et servent de mise en relief (comme notre italique).

Historiquement, c'est aux femmes que l'on doit l'existence des kanas. N'ayant pas accès à l'instruction, elles ont pris, pour leur prononciations, des kanjis à la langue chinoise, et simplifié leurs tracés. Elles en ont fait un syllabaire, se donnant accès à l'écriture que l'homme leur refusait. On situe cette apparition des kanas vers le , dans des écrits épistolaires.

Placés en petit au-dessus des kanjis, ces kanas sont alors appelés 'furiganas' et indiquent la prononciation d'un idéogramme. Ces furiganas sont très présents, par exemple, dans les mangas et ouvrages destinés à la jeunesse : l'apprentissage des kanjis étant très long, donner la prononciation est cruciale pour un jeune public qui mettra une grande partie de sa scolarité à les apprendre.

Rōmaji

Enfin, diverses romanisationss existent parmi lesquelles le système Hepburn est le plus connu en Occident, le nippon-shiki le plus courant au Japon. Les Japonais les utilisent peu sauf pour écrire des mots (souvent techniques) impossibles à écrire avec les caractères japonais comme par exemple 'CD' ou 'DVD'.

On se reportera aux articles consacrés à chaque système pour plus de détails.

Lien externe


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