Elle s'affirme la continuatrice du gallicanisme qui, respectueux de la papauté, posait néanmoins certaines limites à sa puissance ; en particulier que le pouvoir des évêques réunis en concile était plus grand que celui du pape. L'Église de France avait donc une large autonomie, mais était sous le contrôle étroit du roi ou de l'empereur. Pourtant, en 1870, avait eu lieu à Rome la proclamation du dogme de l'infaillibilité pontificale par le concile Vatican I.
En France, un mouvement de résistance fut emmené par le Père Hyacinthe qui obtint par décret du président de la République l'autorisation d'ouvrir un lieu de culte au nom de l'Église gallicane le 3 décembre 1883. Il fut excommunié pour cela. Après la loi de 1905 entérinant le principe de séparation des Églises et de l'État, le courant gallican va s'organiser plus librement, et c'est à partir de 1916 - dans le Bordelais - que Gazinet devint le symbole du renouveau gallican avec l'arrivée de Monseigneur Louis-Maris Giraud qui reprendra le flambeau gallican.
Aujourd'hui, l'Église gallicane accepte en particulier : le mariage des prêtres et des évêques et le diaconat féminin. Elle compte 30 prêtres environ.
Elle est membre du Conseil œcuménique des Églises, mouvement œcuménique réunissant environ 330 Églises représentant plus de 500 millions de chrétiens (protestants, orthodoxes ou catholiques).
Articles connexes
Liens externes
- Site officiel de l'Église gallicane
- Description par le Centre de consultation sur les nouvelles religions
