Histoire
L'île convoitée pour sa richesse en minerai de fer a appartenu successivement aux Étrusques, aux Carthaginoisnsns, aux Phocée, puis aux Romains.
Possession pisane au , puis gênoise en 1290, elle fit partie du royaume de Naples en 1736, après avoir été une possession des Médicis.
Annexée par la
France en
1802 (senatus-consulte du 26-08-1802), intégrée au département de Méditerranée en
1811, elle fut donnée en toute souveraineté à Napoléon en
1814 (suivant le Traité de Fontainebleau du 11 avril 1814) et il y fut exilé pendant trois cents jours. On y trouve la Villa Napoleonica de San Martino, sa résidence d'été, et la Palazzina dei Mulini devenue le musée et la bibliothèque Napoléon.
Le règne elbois de l'empereur Napoléon est l'épisode le moins connu de l'épopée. L'île fut pendant trois cents jours le centre de tous les intérêts où affluaient officiers et simples soldats en quête d'un emploi, représentants des armées étrangères pour surveiller l'ex-Empereur, espions de tous bords venus délivrer ou assassiner Napoléon, étrangers curieux d'approcher celui qui régnait sur l'Europe un an auparavant. Napoléon profita de ce court règne pour réformer et moderniser l'île. Il ouvre des routes, modifie le droit, s'occupe d'urbanisme et d'architecture, dynamise l'économie, etc. Cet épisode nous est connu grâce au récit détaillé de
Pons de l'Hérault, administrateur des mines de
Rio Marina.
Napoléon y séjourna jusqu'à son retour en France (Cent-Jours), le 26 février 1815. Elle devint italienne en 1860.
Du 17 juin au 19 juin 1944, la garnison allemande fut attaquée et vaincue par les troupes françaises du général de Lattre de Tassigny venues de Bastia (Opération Brassard) comprenant la presque totalité des effectifs de la 9 division d'Infanterie coloniale, des Tabors marocains, des tirailleurs sénégalais et un groupe de commandos s'y illustrèrent. Selon les témoignages, des exactions furent commises.
Personnalités
- L'apnéiste Jacques Mayol se donna la mort en décembre 2001 dans sa résidence de Capoliveri.
- Pons de l'Hérault, opposant à Napoléon I, envoyé en 1809 pour administrer les mines de fer de l'île. Il réforma totalement cet établissement. Bon gestionnaire, son souci du dialogue avec les ouvriers et du progrès social en faisait un des personnages les plus populaires de l'île, au point de faire de l'ombre à Napoléon. Pour les ouvriers, il était 'nostro babbo' (notre père). On lui doit le récit le plus vivant et le plus complet sur le règne elbois de Napoléon, soit Souvenirs et Anecdotes (publication moderne par Christophe Bourachot, Les éditeurs libres, 2005).

Portoferraio sur l'île d'Elbe
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