www.all2know.com Google WWW All2know fr
  Accueil Accueil | À propos À propos 
  Navigation
» Accueil
» Page des catégories
» Liste des listes
» Alphabétique indexes
» Biographies
» Une page au hasard
» Éditer Liens externes
Dernière modification: 2007-11-14
  Autres langues 
daEvangelium
svEvangelium
Catégorie: Nouveau Testament Évangile

Évangiles

Les évangiles (du grec , ) sont des écrits qui relatent la vie et le message de Jésus-Christ. Les évangiles considérés comme canoniquesss par les Église chrétiennes sont au nombre de quatre : les évangiles selon Matthieu, Marc, Luc, appelés évangiles synoptiques, et l'évangile selon Jean.

1 Genre littéraire
2 Sens des évangiles et exégèse
3 Les paraboles des évangiles
4 Le sermon sur la montagne
5 Problème du canon
6 Notes et références
7 Voir aussi :
8 Bibliographie :
9 Liens externes

Genre littéraire

Le genre littéraire évangile correspond à l'arétalogie ou vie de héros, fréquente depuis le . et qui prospèrera jusqu'au . Ce sont aussi des biographies. Le genre biographique était très prisé aux premiers siècles de notre ère, voir par exemple la Vie d'Agricola de Tacite, ou la Vie des douze Césars de Suétone. Mais on ne le traitait pas avec la rigueur scientifique et l'impartialité (apparente) propres à notre époque.

Les quatre évangiles canoniques sont dits selon :

  • Matthieu, dit le publicain, l'apôtre ou l'évangéliste ;
  • Marc ;
  • Luc, dit le médecin bien-aimé ;
  • Jean dit l'apôtre ou l'évangéliste.

Ces attributions semblent authentiques, sauf pour l'évangile de Matthieu, réécrit en grec, qui serait anonyme. Mais il comprendrait pour une grande part les Logia du Seigneur, rédigés en langue hébraïque par l'apôtre Matthieu selon la tradition. En ce sens son titre serait donc authentique.

Les trois premiers sont qualifiés de synoptiques — ils présentent plus ou moins les mêmes épisodes — par opposition au quatrième qui fait œuvre théologique, et qui est en fait plus mystique.

La découverte en 1945 à Nag-Hammadi d'un évangile selon Thomas rédigé en copte fit quelque temps l'objet d'une discussion. Voir cet article spécifique.

Sens des évangiles et exégèse

L'Église catholique reconnaît aux évangiles (et à la Bible en général) quatre significations différentes :
  • le sens littéral, relatif à la réalité et à la signification historique des événements décrits, qui relève les éléments historiques contenus dans le texte ;
  • le sens allégorique ou spirituel, relatif à la signification religieuse, qui énonce ce que le texte apporte à la foi, au dogme ;
  • le sens moral, relatif à la relation entre le texte et le croyant ;
  • le sens anagogique ou mystique, relatif à la symbolique des faits rapportés dans les Écritures, qui leur donne une dimension eschatologique.
Le premier sens relève de l'analyse historique des faits, les trois autres sont du domaine de la croyance. Pour un chrétien, ils sont indissociables et trouvent leur accomplissement dans la lectio divina, méditation personnelle des évangiles qui intègre ces quatre dimensionsFraternités monastiques de Jérusalem, Prier la Bible, la lectio divina Liens externes :

Pour définir le sens des évangiles, les chercheurs et les théologiens ont recours à l'exégèse. L'exégèse n'est pas le seul fait des croyants, notamment quand il s'agit d'analyser la réalité historique des éléments contenus dans les Évangiles. L'Église catholique a donné des orientations générales sur la manière de conduire les études exégétiques : pendant le concile Vatican II, la Commission Biblique Pontificale a fait paraître une Instruction sur la vérité historique des évangiles (21 avril 1964) qui a été saluée comme un magnifique guide de travail pour les exégètes.

Selon ces directives très ouvertes, il existe trois étapes de rédaction des évangiles :

  • Prédication de Jésus et premiers témoins,
  • Prédication apostolique et formation des écrits,
  • Rédaction des évangiles.

L'encyclique Fides et ratio (numéro 94) précise, en référence à cette instruction :

Les paraboles des évangiles

Les évangiles comptent 44 paraboless qui seraient issues, pour la plupart, d'une tradition midrashique antérieure. Elles sont toutes contenues dans les évangiles synoptiques. L'évangile selon Jean ne comporte aucune parabole. Elles sont ici classées par ordre alphabétique, selon le titre qu'on leur donne habituellement et qui n'est pas inscrit dans les évangiles :

  • 01 L'Ami importun,
  • 02 Les Aveugles, ,
  • 03 Le Bon grain et l'ivraie,
  • 04 La Brebis perdue, ,
  • 05 La Dette (ou Le serviteur impitoyable),
  • 06 Les deux débiteurs,
  • 07 Les Deux fils,
  • 08 Les Dix mines
  • 09 L'Économe infidèle
  • 10 La Drachme perdue,
  • 11 Les Enfants dans la place publique,
  • 12 L'Enfant prodigue,
  • 13 Le Figuier,
  • 14 Le Filet,
  • 15 Le Fruit,
  • 16 Le Grand souper
  • 17 L'Homme fort, ,
  • 18 L'Intendant avisé, ,
  • 19 L'Ivraie,
  • 20 Le Juge inique,
  • 21 La Lampe (ou Les dix vierges),
  • 22 Le Levain, ,
  • 23 Le Lis,
  • 24 La Maison bâtie sur le roc, ,
  • 25 Le Mauvais riche et le pauvre Lazare,
  • 26 Les Noces (ou Les noces du fils du roi),
  • 27 Les Oiseaux,
  • 28 Les Outres neuves,
  • 29 Les ouvriers de la onzième heure,
  • 30 La Paille et la poutre, ,
  • 31 Le Père, (ou Les méchants vignerons), , ,
  • 32 La Perle,
  • 33 Le pharisien et publicain,
  • 34 La Pièce à un habit
  • 35 Le Portier, (ou Le maître absent)
  • 36 Le Riche,
  • 37 Le Samaritain (ou Le bon Samaritain),
  • 38 La Semence,
  • 39 Le Semeur, , ,
  • 40 Le Sénevé (ou La graine de sénevé), , ,
  • 41 Les serviteurs inutiles
  • 42 Les Talents,
  • 43 La Tour inachevée et la guerre imprudente du roi
  • 44 Le Trésor caché,

Le sermon sur la montagne

  • ' Pour atteindre le sens profond et mystérieux du sermon sur la montagne, il faut lire cet évangile comme on écoute Mozart ' ( entendu dans le sermon d'un moine bénédictin )

Problème du canon

Dès le , sont réputés canoniques les quatre de la liste ci-dessus. Voir par exemple l'Adversus Haereses d'Irénée, daté de 170 environ.

Les écrits de Luc, son évangile et les Actes des Apôtres, nous sont parvenus sous deux formes assez différentes : le texte alexandrin et le texte dit « occidental ».

Irénée de Lyon

Saint Irénée (vers 130-202), dans l'Adversus Haereses (vers 170), nous décrit très sobrement la formation des quatre Évangiles :

(Adv. Hae. Préliminaire).

Rappelons qu'Irénée était disciple de Polycarpe, lequel fut compagnon de Jean.

C'est lui, Irénée, qui nous dit que l'évangile est tétramorphe ('à quatre composantes'), et qu' (Adv. Hae. , 11, 8).

Article spécialisé : canon
Article spécialisé : apocryphess

Ignace d'Antioche

Au début du , il écrit : 'Mes archives c'est Jésus-Christ'. Aucune citation d'un quelconque texte du Nouveau Testament n'émaille ses écrits.

Clément de Rome

Il fait grand usage de l'Ancien Testament. Ses citations sont de forme libres, basées sur la Septante, qu'il cite de mémoire :

  1. il accorde le statut d'Écriture à des textes aujourd'hui perdus, à des midrachim pecharim (interprétations reçues et actualisantes) ;
  2. comme écriture proprement chrétienne, il ne connaît que le premier épître de Paul aux Corinthiens ;
  3. il ne fait aucune allusion ni référence aux faits de la vie de Jésus ;
  4. il cite des paroles de Jésus (1 3:2) que le Nouveau Testament ne reprend pas sous cette forme.

Polycarpe de Smyrne

C'est un familier des écrits de Paul de Tarse. Quelques indices donnent à penser qu'il connaît des textes proches de l'évangile selon Matthieu (recueil de logia ?).

Papias

Cet auteur n'est connu comme évêque de Hiérapolis qu'au travers de l'Histoire ecclésiastique d'Eusèbe de Césarée. Papias, cité par Eusèbe, nous raconte succinctement la formation des évangiles canoniques. C'est à peu près la seule source d'information que nous ayons sur cette formation avec Clément d'Alexandrie, le Canon de Muratori et saint Irénée.

Justin (Justin Martyr)

  1. Dans sa première Apologie, le Nouveau Testament est omniprésent.
  2. Il parle de la vie de Jésus ; il parle aussi des , lus pendant l'assemblée eucharistique.
  3. Quand Justin parle d'Écriture, c'est l'Ancien Testament qu'il désigne
  4. Dans son Dialogue avec Tryphon, quand Justin cite les évangiles, ses citations ne concordent pas avec les textes canoniques connus de nos jours. Marie-Emile Boismard et Arnaud Lamouille, dans leur ouvrage le Diatessaron de Tatien à Justin montrent que ces citations proviennent d'une harmonie évangélique d'une forme antérieure à celle de Tatien.

Les apocryphes

Les récits de la vie de Jésus qui n'ont pas été retenus comme faisant partie du canon officiel ont été réunis sous le terme d''évangiles apocryphes', (étymologiquement : 'évangiles cachés'). Longtemps délaissés, l'exégèse moderne s'y intéresse à nouveau.
Les artistes, au cours des âges, en ont souvent retenu des légendes pieuses qui ont joué un assez grand rôle. Des collections de maximes, comme l'Évangile de Thomas, revêtent un intérêt historique. Elles semblent défendre des doctrines gnostiques. Certains de ces évangiles sont proches de légendes populaires tendant à combler les vides du récit des quatre évangiles réputés plus anciens. Parmi les traditions bien présentes dans l'Église catholique mais n'apparaissant pas dans les évangiles officiels, on trouve le nom des parents de Marie, mère de Jésus (qui se prénommeraient Anne et Joachim), ou la présence du bœuf et de l'âne dans la crèche où est né Jésus.

Article spécialisé : Christianisme Primitif
Article spécialisé : Talmud
Article spécialisé : Liste des Évangiles apocryphess
Article spécialisé : Le problème synoptique

Notes et références

Voir aussi :

Bibliographie :

  • Le genre « évangile » en fonction des effets produits par la mise en intrigue de Jésus Liens externes - Laval théologique et philosophique - Volume 58, numéro 2, Juin 2002 - La théologie dans le champ littéraire
  • Daniel Marguerat Liens externes,
    • L'Évangile exploré [ Contribution ], CERF
    • Les Paraboles évangéliques [ Collaboration ], CERF
    • Introduction au Nouveau Testament [direction], Genève : Labor et Fides, 2000.
  • Hans Conzelmann et Andreas Lindemann, Guide pour l'étude du Nouveau Testament, Labor et Fides.
  • Raymond E. Brown, Que sait-on du nouveau Testament ? , Bayard.
  • , texte de Thomas d'Aquin sur Wikisource.
  • 'Etude des évangiles suivi de : les évangiles et l'écologie' de Marie-Claire Weber-Lefeuvre - L'Harmattan - collection 'Chrétiens Autrement'. sept. 2006 - 161 p.
  • Lecture critique des évangiles Liens externes par Yves Maris, docteur en philosophie de l'université de Toulouse.
  • Jean-Marie Van Cangh et Alphonse Toumpsin, L’Évangile de Marc. Un original hébreu ?, coll. Langues et cultures anciennes 4, éd. Safran, Bruxelles, 2005,

Liens externes

Un article de Wikipédia, l‘encyclopédie libre. Liens externes. Tous les textes sont disponibles sous les termes de la GNU Free Documentation License Liens externes.