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Dernière modification: 2007-11-29
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Catégorie: Études d'agronomie en France Agriculture

Agriculture

L’agriculture (du latin agricultura) est l’ensemble des savoirs-faire et des activités ayant pour objet la culture des terres, et, d’une manière générale «, l’ensemble des travaux de conservation et de transformation du milieu naturel permettant de prélever des végétaux et des animaux utiles à l’être humain ».

Culture intensive de pommes de terre en plein champ

Culture intensive de pommes de terre en plein champ

Du point de vue de l’économie politique, l’agriculture est définie comme le secteur d’activités dont la fonction est de produire un revenu financier à partir de l’exploitation des terres (cultures), des forêts (sylviculture), des produit de la mer, lacs et rivières (aquaculture, pêche), des animaux de ferme (élevage) et des animaux sauvages (chasse).

L’homme, est devenu omnivore il y a environ trois millions d’années, après avoir vécu de la chasse, de la pêche et de la cueillette pendant des milliers d’années. Si la collecte de graines sauvages est avérée il y a ans dans l’actuel Israël, l’agriculture proprement dite est apparue entre le VIe et le Ier millénaire avant J.-C. Elle a ensuite profondément évolué au cours des siècles, grâce à son adaptation aux conditions naturelles, à la mise au point de nouvelles techniques agricoles (la houe, la herse) et de nouveaux produits chimiques (les engrais minéraux, les produits phytosanitaires), et à l’introduction de variétés améliorées (voir amélioration des plantes).

L’agriculture, considérée comme l’ensemble des connaissances biologiques, techniques, culturelles, économiques et sociales, est considérée, depuis le comme une science appelée agronomie.

1 Production agricole
2 Histoire de l’agriculture
3 Agriculture et environnement
4 Les échanges agricoles
5 Bibliographie
6 Voir aussi

Production agricole

Les différents types de production agricole

L’objectif de l’activité agricole est d’assurer la sécurité alimentaire des humains et des animaux d’élevage tout en conservant les équilibres du milieu naturel. Toutefois, l’agriculture produit également un nombre important de produits tels que des peaux d’animaux, des engrais, des produits destinés à l’industrie (éthanol, fécules), des fibre (coton, lin, laine, chanvre), des plantes vertes et fleurs, du bois. Elle représente un maillon indispensable dans la chaîne agroalimentaire, en lui assurant l’approvisionnement en matières premières (fécules, oignons, céréales, fruits, etc.)

Il est fréquent de distinguer par le mot culture les activités portant uniquement sur les végétaux, et par le mot élevage les activités concernant les animaux.

Les productions végétales sont souvent divisées en grands groupes, telles que les grandes cultures (blé, maïs, betterave, riz, soja), le maraîchage (production des légumes), l’arboriculture fruitière, la viticulture (production du raisin), la sylviculture et l’horticulture.

Les productions animales consistent à élever des animaux, soit pour la consommation directe (viande), soit pour leurs produits (lait, œufs, laine, etc.) Les exploitations agricoles peuvent par exemple orienter leur production vers les bovins, les porcinss, les ovin/caprins ou les granivores.
Les bœufs, veaux, cochons, poulets, lapins, chevaux, agneaux, canards, dindes, oies, escargots constituent des animaux directement utilisés pour l’alimentation humaine ou animale. Le miel, le lait et les produits laitiers, le foie gras, la soie, la laine sont des produits secondaires issus de l’élevage.

Dans les pays développés, la délimitation précise de ce qui entre dans le champ de l’agriculture conduit à de nombreuses conventions qui ne font pas toutes l’objet d’un consensus. Ne sont pas toujours inclus dans l’agriculture la mise en valeur des forêts ou sylviculture, ni l’élevage organisé d’animaux vivant dans l’eau ou aquaculture. En revanche, l’élevage hors-sol de certains animaux (volailles et porcs principalement), à partir d’éléments entièrement achetés, ou la production de plantes sur les substrats inertes dans les cultures hydroponiquess entrent parfois dans le domaine de l’agriculture.

Les facteurs agricoles

Les techniques agricoles

Pulvérisation d’un champ par avion, dans l’Illinois, aux États-Unis

Pulvérisation d’un champ par avion, dans l’Illinois, aux États-Unis

Amélioration des plantes
  • Amélioration animale
  • Biotechnologie
  • Défense des cultures, produits phytosanitaires
  • Élevage
  • Fertilisation
  • Hydroponie
  • Aéroponie
  • Ultraponie
  • Irrigation
  • Machinisme agricole
  • Rotation culturale
  • Techniques culturales simplifiées (TCS)
  • Transfert de fertilité

  • Les systèmes agricoles

    Un système de production agricole est la représentation qui s’approche de la réalité dont nous disposons sur la manière de penser, de décider et d’agir, des agriculteurs. On distingue plusieurs types de systèmes agricoles, par exemple, l’agriculture intensive, l’agriculture biologique ou l’agriculture raisonnée.

    Histoire de l’agriculture

    L’agriculture est née depuis la mise en terre de premières semences par l’homme. Depuis ce jour ce dernier a cherché le minimum pour survivre, juste une agriculture de subsistance. Aujourd’hui le monopole des marchés, le pouvoir et la démographie galopante ont transformé cette idée. Ainsi la technique, le savoir faire et l’application de hautes technologies sont mis à la disposition de l’agriculteur

    Domestication et début de l’agriculture

    Le Proche-Orient fut probablement la première région où l’agriculture apparut. La domestications a consisté à observer, puis sélectionner les espèce présentant le plus d’intérêt, puis à modifier le comportement naturel de celles-ci. La figue est à l’heure actuelle le plus ancien fruit domestiqué, après la découverte en 2006, dans la vallée du Jourdains (Israël actuel) de neuf figues parthénocarpiques, c’est-à-dire ne produisant pas de graine et dont l’intervention de l’homme était nécessaire à la culture en recourant à des boutures. Ces figues seraient vieilles de 11 400 ansSciences et Avenir 713, p. 21, juillet 2006. Pour l’orge, le blé et le seigle, la domestication a commencé entre 9500 et 9000 av. J.-C. autour de la vallée du Jourdain, de l’oasis de Damas et du moyen Euphrate. Vers 8000 av. J.-C., l’élevage se développe et débute par la domestication du chien.

    Le transition d’une économie vivrière (c’est-à-dire fondée sur la chasse, la pêche et la cueillette), à une économie agricole et d’élevage, où l’homme intervient dans les cycles naturels de la biomassess(par exemple la reproduction et la sélection des espèce), est communément appelé la révolution néolithique

    On distingue plusieurs grands foyers de domestication. Ainsi en Amérique centrale se sont développées des cultures telles que le maïs, le haricot, la courge, la tomate, la pomme de terre, le tabac, et de nombreuses autres cultures végétales. L’Afrique fut le foyer de domestication du mil, sorgho, millet, et l’Asie de l’Est du riz.

    Le premier stade du développement fut celui de l’agriculture sur brûlis, consistant à défricher une parcelle par le feu (permettant un enrichissement du sol), puis de la cultiver un ou deux ans, avant de laisser la nature reprendre ses droits. Ce processus est réitéré, ailleurs, l’année suivante.

    Des chercheurs de l’université Vanderbilt (États-Unis) ont retrouvé des graines cultivées de courges vieilles de 9200 ans, de coton de 5500 ans et des cacahouètes de 7600 ans dans le nord du Pérou. Ainsi les cultures du nouveau monde auraient débuté comme dans l’ancien monde il y a plus de vingt mille ans.

    Évolution de l’agriculture à l’époque classique

    Voir aussi : Agriculture en Mésopotamie - Agriculture en Grèce antique - Agriculture dans l'Égypte antique - Agriculture de la Rome antique

    L’utilisation courante de l’incendie volontaire comme méthode de défrichement, dans des milieux méditerranéens secs, a conduit à une dégradation du milieu et a rendu impossible l’utilisation de cette méthode. Ainsi, sous l’Antiquité, furent élaborés d’autres techniques agricoles reposant soit sur l’arairage (labourage superficiel à l’aide d’une araire, charrue primitive) ou sur l’irrigation. Certaines civilisations classiques, en Mésopotamie, en Chine, en Égypte ou dans les Andes, particulièrement brillantes, ont ainsi mis au point des systèmes d’irrigation particulièrement ingénieux, en utilisant le plus souvent la crue des grands fleuves.

    La révolution de l’an mil en Occident

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    Autour de l’an mil, la crise du système précédent a entraîné une nouvelle révolution agricole et l’essor d’un nouveau système. Il repose en particulier sur l’usage de la charrue, qui permet de retourner des sols plus lourds que l’araire. C’est également à cette époque qu’apparaissent des systèmes complexe d’assolement comme la rotation triennaless : toutes les parcelles d’un village sont divisées en trois sole, mis en culture simultanément, et qui tournent chaque année. Ces innovations permettent en particulier la mise en valeur des forêts de la partie tempérée de l’Europe : les défrichements, essarts, brûlis se multiplient à partir du .

    Agriculture et modernité

    Au sens étymologique du terme, agriculture signifie « culture des champs ». Il s’agit en effet d’une activité traditionnelle, fondamentale pour l’humanité. Jusqu’au début du , elle était autonome, et fournissait à l’homme l’essentiel de son alimentation ainsi que de son énergie. Cette agriculture était renouvelable, tant qu’il n’y avait pas surexploitation. La chaîne de conversion énergétique végétaux → animaux → énergie était de très faible rendement, mais elle générait aussi des sous-produits utiles comme le fumier.

    À partir de la deuxième moitié du , ce système millénaire va fondamentalement évoluer, avec l’utilisation des énergies fossiles (charbon, pétrole), les progrès de la chimie minérale et l’introduction des engrais minéraux.

    L’utilisation croissante de techniques modernes, les progrès en matière de machinisme, les améliorations génétiquess des productions animales et végétales, les progrès en matière d’intrant (engrais et produits phytosanitaires), ont permis d’augmenter très fortement les rendements au cours du .

    Dès 1946, l’agriculture devient dans de nombreux pays une industrie, qui non seulement assure les besoins de l’exploitant, mais fournit un surplus destiné à couvrir les besoins de la population non agricole ainsi que l’exportation. On parle d’agribusiness. Subventionnée par la PAC, l’agriculture européenne est même victime de crises de surproduction, tandis que la filière agroalimentaire détermine en partie l’avenir du secteur.

    L’intensification de l’agriculture datant des années 1960 à 1980 est aussi connue sous le terme de révolution verte. ]] En raison des gains de productivité, la population agricole s’est fortement réduite dans les pays économiquement développés.

    Les pays en voie de développement n’ont souvent pas pu bénéficier des avantages de l’agriculture moderne en raison en particulier d’un climat défavorable et d’un manque de capital financier.

    L’agriculture d’aujourd’hui repose sur des concepts fondamentaux, basés sur la fiabilité et la rapidité d’action. Les problèmes combinés tel que la chute inattendue du rendement ou l’augmentation brusque de la température ne se résolvent qu’avec une bonne maîtrise rationnelle de tous les éléments constitutifs du système de production.

    Agriculture et environnement

    S’il ne fait aucun doute que l’agriculture moderne a permis d’augmenter la production agricole, tout en améliorant globalement la sûreté alimentaire, l’agriculture industrielle intensive est de plus en plus critiquée en raison des dégradations de l’environnement dont elle est parfois responsable, ainsi que de la survenue récente de crises alimentaires assez sérieuses pour que l’opinion publique s’en inquiète.
    En France, René Dumont, un ingénieur en agronomie et sociologue célèbre, fut l’une des premières personnes à dénoncer les dégâts considérables de la révolution verte, et à lutter contre le productivisme agricole.

    D’un point de vue environnemental, citons en particulier la pollution des eaux due à l’utilisation massive d’engrais azotés, la pollution des sols due à l’utilisation de produits phytosanitaires, l’extinction de certaines espèces animales (papillons).
    Plus discrets, d’autres aspects tels que l’érosion des sols et l’appauvrissement en espèces marines sont également surveillés. Enfin, l’agriculture produit également des déchets, et ce d’autant plus que le mode de production est intensif et peu diversifié (plastiques…). Pour enrayer l’érosion du sol, certains agriculteurs abandonnent le labour pour la technique en semis direct. Elle permet également de limiter l’utilisation des machines et donc de faire baisser les émissions de CO2 dans l’atmosphère. Aux États-Unis en 2005, 15% des terres arables sont traitées de cette façon.

    L’utilisation des organismes génétiquement modifiés (OGM) dans certains pays, tels que les États-Unis, le Canada, le Mexique ou la Chine, et les risques potentiels qui leur sont associés sont également sujets à de nombreuses discussions.
    Les dernières années en Europe ont également été l’objet de plusieurs crises touchant à la sécurité alimentaires : bœuf aux hormone, poulet aux dioxines, vache folle et maladie de Kreutzfelt-Jakob, contaminations bactériennes d'aliments (fromage par listeria).

    La plupart de ces maladies étaient déjà présentes dans les siècles précédents. La « tremblante du mouton » (la variante ovine de la maladie de la vache folle), la listeria ou la salmonelle ne sont pas des problèmes récents. Ils apparaissaient autrefois de manière bien plus fréquente et souvent plus tragique que maintenant. En effet, de gros progrès ont été faits en matière d’hygiène et de contrôle bactérien des produits alimentaires. Mais la massification de la fabrication et de la vente des aliments font qu’un seul incident peut toucher un très grand nombre de personne. Le caractère exceptionnel des problèmes, le nombre de personnes potentiellement touchées, la médiatisation alarmiste tendent à marquer les esprits. Néanmoins, le nombre de morts par intoxication ou empoisonnement lors de ces affaires « médiatiques » est extrêmement faible.

    Ces derniers événements ont pour conséquence la mise en place croissante de systèmes de traçabilité qui offriraient à terme des garanties sur la qualité sanitaire du produit.

    L’étiquetage devrait permettre au consommateur de décider s’il prend le supplément de risques inhérents à une agriculture intensive ou accepte le prix plus élevé qui accompagne l’émergence ou le développement de techniques agricoles alternatives, telles que l’agriculture biologique, la permaculture, l’agriculture raisonnée et l’agriculture de précision.

    L’agriculture constitue un champ multidisciplinaire, qui se recoupe avec des domaines tels la botanique, la zootechnie, la phytotechnie, les sciences alimentaires, la géologie, la pédologie, l’hydrologie, la microbiologies, les biotechnologie, l’économie, les statistiques, la sociologie

    Les échanges agricoles

    Les échanges agricoles représentent 8,8% des échanges mondiaux. Ils restent très marquées par l’impact des subventions agricoles des pays développés. Cela dit il faut nuancer ce chiffre : les échanges liés à l’industrie agro-alimentaire, qui est intimement liée à l’agriculture, sont loin d’être négligeables.

    Bibliographie

    Histoire de l’agriculture

    • Marcel Mazoyer et Laurence Roudart, Histoire des agricultures du monde. Du néolithique à la crise contemporaine, Points histoire, 2002.
    • Saltini A., Storia delle scienze agrarie, 4 vol., Bologna 1984-89, ISBN 88-206-2412-5, ISBN 88-206-2413-3, ISBN 88-206-2414-1, ISBN 88-206-2414-X
    • Georges Duby, Armand Wallon, Histoire de la France rurale, 4 vol., Seuil, 1975.

    Ouvrages classiques

    Ouvrages contemporains

    • René Dumont, L’Afrique est mal partie,
    • Michel Griffon, Nourrir la planète, Odile Jacob, 2006.
    • Marcel Mazoyer et Laurence Roudart, La Fracture agricole et alimentaire mondiale. Nourrir l’humanité aujourd’hui et demain, Universalis, 2005.
    • Jean Ziegler, L'Empire de la honte, Fayard, 2005.
    • Jacques Maret, Le Naufrage paysan. Ou comment voir l’avenir en vert, avec préface de Dominique Voynet et Guy Hascoët et avant-propos de Philippe Desbrosses, Ed. Dilecta, 2006, ISBN 2-916275-06-1
    • L’Observation du troupeau bovin, Joop Lensink et Hélène Leruste, Editions France Agricole, janvier 2006, ISBN : 2-85557-128-6
    • Guide de la fertilisation raisonnée, Christian Schvartz, Jean Charles Muller, Jacques Decroux, septembre 2005
    • Sélectionner, semer, récolter, Politique agricole, politique semencière et amélioration génétique en Suisse de 1860 à 2002, Peter Moser, 2003, ISBN 3-906419-66-5
    • Slicher van Bath Bernard H., The Agrarian History of Western Europe, A. D. 500 – 1850, E. Arnold, Londres, 1963

    Voir aussi

    Notes

    Articles connexes

    Agribusiness - Alimentation -- Alimentation animale - Aquaculture - Bioclimatologie - Biologie - Botanique - Écologie - Économie agricole - Fédération nationale agroalimentaire et forestière CGT (FNAF-CGT) - FNSEA - Géographie rurale - Industrie alimentaire - Microbiologie - Pédologie - Vétérinaire - Physiologie animale - Physiologie végétale - Phytopathologie - Sciences vétérinaires - Sécurité alimentaire - Secteur primaire France - Souveraineté alimentaire - Agriculture animale

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