| Années : 1960 - 1961 - 1962 - 1963 - 1964 1965 - 1966 - 1967 - 1968 - 1969 | |
| Décennies : 1940 1950 - Années 1960 - 1970 1980 | |
Siècles :- - | |
Millénaires :- - | |
On trouve parfois en français la dénomination en anglais : les sixties, compte tenu du rayonnement économique et culturel des États-Unis et du Royaume-Uni au cours de cette décennie.
Événements
- Guerre du Viêt Nam
- Exposition universelle de Montréal (Expo 67) sous le titre Terre des hommes : les préoccupations écologiques y sont soulignées.
- Printemps de Prague
- Révolution tranquille
- Guerre d'Algérie
- Mai 1968
- Assassinat de Kennedy
- Festival de Woodstock (1969)
- Crise des missiles de Cuba
- Essor du Rock and Roll moderne et du mouvement hippie.
Personnages significatifs
- Charles de Gaulle
- Konrad Adenauer
- John F. Kennedy
- Robert Kennedy
- Che Guevara
- Fidel Castro
- Nikita Khrouchtchev
- Jean
- Martin Luther King
Inventions, découvertes, introductions
- Conquête de l'espace, premier homme sur la Lune
Prix littéraires
Louise Bellocq. La porte retombée.
Cinéma
Musique
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Économie & Société
Amérique latine
- Croissance spectaculaire du commerce intra-régional en Amérique centrale entre 1961 et 1970 : les exportations intra-régionale sont multipliés par dix, atteignant 26,2% du total des exportations de la région. En 1970, le Guatemala et le Salvador drainent à eux deux 61,5% du commerce régional.
- Stagnation de la croissance au Brésil (1962-1967).
Asie
- Au Japon, le miracle japonais continue; le boom Izanagi fait qu'en 1968, ce pays devient la 2 économie mondiale.
- À la fin des années 1960, après trois années de sécheresse, 80 000 personnes seraient mortes de faim en Afghanistan.
Afrique
- Les taux moyens d’accroissement du PIB de 1965 à 1973 en Afrique varient entre -0,8% (Niger) et un peu plus de 9% (Zimbabwe, Nigeria). Le Botswana connaît un taux exceptionnel de 14,8% (diamants) ; la majorité des pays se situent entre 3% et 4%.
- En Afrique subsaharienne, la part de l’agriculture dans le PIB passe en moyenne de 47% en 1960 à 40% en 1965, 35% en 1970 ; dans le même temps, la part de l’industrie s’accroît de 17% à 20% puis à 23%, tandis que le secteur tertiaire prend la première place avec 41% en 1970.
- Les décennies 1960 et 1970 connaissent une croissance spectaculaire des secteurs producteurs de rente (exportations agricoles, production minière et pétrolière). Les structures économiques coloniales et les déséquilibres se maintiennent : recul ou stagnation des productions vivrières alors que la croissance démographique reste élevée (3% par an) ; importation croissante des biens alimentaires et des biens intermédiaires destinés aux industries ; faible compétitivité des industries nationales ; instabilité des cours des matières premières ; étroitesse des marchés intérieurs et insuffisance de l’épargne intérieure ; lourdeur des dépenses publiques ; surévaluation des monnaies en particulier dans la zone CFA ; déficit du commerce extérieur en produits manufacturés ; inadaptation des projets industriels ; insécurité alimentaire.
Égypte
- A partir de 1965, le modèle économique nassérien s’essouffle. L’absence d’exportations entraîne une crise des changes liée à l’épuisement des devises étrangères. Un plan de stabilisation est mis sur pied avec le FMI. La livre égyptienne est dévaluée de 40%, les prix sont augmentés, les investissements réduits.
- La croissance démographique est de 2,6% par an. Nasser lance une politique de planning familial en novembre 1965 entraînant une baisse de la croissance démographique jusqu’en 1975.
- Le nombre d’enfant scolarisé est passé de 1,8 million en 1950 à 4,6 millions en 1965.
Europe occidentale
- De 1961 à 1970, 13% des espagnols ont changé de province : le sud-est se vide au profit de Madrid et Barcelone.
Bloc de l'Est
- Dans les années 1960, le taux de croissance moyen de l’industrie roumaine est l’un des plus élevés d’Europe de l’Est. La production industrielle roumaine a été multipliée par deux entre 1960 et 1970. À partir de 1965, la Roumanie s’ouvre au tourisme occidental (Station balnéaire de Mamaïa).
- Recollectivisation de l’agriculture en Hongrie au début des années 1960. Les coopératives obtiennent une assez large autonomie de gestion, de production et de commercialisation. Elles admettent les anciens koulaks, parfois comme directeurs. Le système marche et la pénurie alimentaire disparaît.
- Yougoslavie : Le commerce extérieur yougoslave avec l’Union soviétique et les autres états communistes augmente, mais 70% du commerce se fait avec l’Ouest et les pays neutres. En 1965-1966, des réformes économiques produisent une « révolution économique ». Le contrôle du gouvernement central diminue encore et plus de responsabilités sont données aux entreprises individuelles et aux syndicats.
- Union soviétique :
- Récoltes désastreuses des années 1963, 1965, 1969, 1972 et 1975, dues aux conditions climatiques mais aussi à l’inefficacité du secteur agricole collectivisé et à l’exode rural des jeunes gens vers les villes. Pour éviter la famine, l’URSS est contrainte de faire des achats massifs de blé au Canada et aux États-Unis, ce qui accroit sa dette extérieure.
- Ievseï Libermann et d’autres économistes soviétiques proposent, à partir de 1965, d’assouplir quelque peu la planification centralisée afin d’accroître la rentabilité des investissements et de stimuler la productivité. Sans pour autant mettre en question la propriété collective des moyens de production, ces économistes préconisent d’accorder aux entreprises une relative autonomie par rapport au Plan et de restaurer la norme du profit. Kossyguine puis Brejnev, reconnaissant que les méthodes de gestion sont en retard sur les capacités de production, se rallient bientôt à ces idées. Un projet pilote est lancé en juillet 1965 auquel participent quatre cents fabriques de vêtements et de chaussures ; rompant avec l’usage établi, celles-ci basent leur production sur les commandes reçues plutôt que sur les quotas fixés par le gouvernement. L’expérience est bientôt étendue à l’industrie, à l’agriculture, aux entreprises de transport, au bâtiment et aux communications. Une législation appropriée est adoptée par le Soviet suprême dès le mois d’octobre : à chaque entreprise est attribuée un capital d’exploitation et un budget salarial, mais c’est à la direction locale de décider de l’utilisation du capital, du versement des salaires (à l’heure ou à la pièce) et de l’octroi de primes. En 1969, un tiers de la production nationale est assuré par des entreprises fonctionnant sous le système Libermann. Au cours des années 1970, l’approche de Libermann sera progressivement abandonnée.