Présentation
Ce serait faire preuve d'historicisme que de parler d'aristotélisme pour la philosophie d'Aristote à son époque (IVe siècle av. J.-C.). Il est probable également que ce terme n'était pas employé à l'époque de la grande scolastique, puisque le français n'est devenu langue officielle qu'au cours du .
Le terme aristotélisme est assez souvent employé au sujet de la controverse ptoléméo-copernicienne des XVIe et s, qui commença bien avant que Galilée ne commence à faire des observations avec sa lunette astronomique (vers 1609).
Dans le dialogue sur les deux grands systèmes du monde (1632), Galilée mit en scène trois personnages, dont un partisan de la représentation du monde issue d'Aristote, Simplicio, qu'il ridiculisa, car il ne comprenait pas la nouvelle représentation héliocentrique. En effet, certains éléments contenus dans les ouvrages d'Aristote, regroupés dans la métaphysique, montraient beaucoup de limites par rapport aux découvertes astronomiques des XVIe et s. On trouvait ainsi une représentation en monde sub-lunaire et supra-lunaire qui, dérivée des moyens d'observation du IVe siècle av JC, paraissait évidemment naïve par rapport au modèle héliocentrique.
Descartes apprit la condamnation de Galilée en 1633, et renonça en 1634 à son ouvrage le traité du monde et de la lumière, pour se lancer dans un projet philosophique. Les ouvrages philosophiques de Descartes sont une critique de l'aristotélisme et de la scolastique.
Ainsi, le terme aristotélisme a pris au une signification souvent très péjorative.
Il faut pourtant rappeler que l'œuvre d'Aristote est considérable, et ne comprend pas seulement la métaphysique, la physique, le traité du ciel.
Le découpage effectué au était très schématiquement le suivant :
Le terme « aristotélicien » a désigné tout partisan de la doctrine d'
Aristote, c'est-à-dire grosso modo quelqu'un qui ne comprenait pas que la terre tournait autour du
Soleil.
Quelques aristotéliciens
Voir aussi