www.all2know.com Google WWW All2know fr
  Accueil Accueil | À propos À propos 
  Navigation
» Accueil
» Page des catégories
» Liste des listes
» Alphabétique indexes
» Biographies
» Une page au hasard
» Éditer Liens externes
Dernière modification: 2007-11-28
  Autres langues 
daBayern
fiBaijeri
noBayern
svBayern
Catégorie: État de l'Allemagne Bavière

Bavière

La Bavière (Bayern), officiellement appelée République de Bavière ou État libre de Bavière (Freistaat Bayern)Le terme est historiquement synonyme de , mais la traduction littérale est plus courante. Voir l’article Freistaat. est le plus méridional des seize Länderss allemand. Sa capitale est Munich. Il est nommé Noricum, puis Boiaria ou Bajuvaria en latin, Bayern en allemand. Ces noms viennent du peuple des Bayouvates qui l’ont occupé.

1 Géographie
2 Langues
3 Histoire
4 Héraldique
5 Subdivisions
6 Politique
7 Économie
8 Sociologie
9 Statistiques
10 Voir aussi

Géographie

La Bavière est limitrophe de l'Autriche et de la Suisse (au sud), de la République tchèque (à l'est), de l'État libre de Saxe, au nord-est, de l'État libre de Thuringe, au nord, du Land de Hesse, au nord-ouest, du Land de Bade-Wurtemberg, à l'ouest.

C'est le plus grand Land d'Allemagne.

Ses principales villes sont Munich, Nuremberg, Augsbourg, Ratisbonne (Regensburg), Wurtzbourg, Ingolstadt, Fürth, Erlangen et Landshut.

Langues

L'allemand est la langue officielle de la Bavière, mais le dialecte régional, le bavarois y est aussi répandu : on estime à environ 16% de la population le nombre de locuteurs l'utilisant chaque jour, et ce chiffre s'élève encore lorsque l'on comprend tous ceux capables de le parler. Le bavarois est aussi parlé en Autriche : la moitié de ses locuteurs s'y trouve d'ailleurs.

Histoire

Antiquité

Au temps de Jules César, cette contrée paraît avoir encore été désertée, mais sous Auguste on la voit déjà figurer au nombre des provinces romaines ; elle était comprise dans la Vindélicie et le Norique.

Moyen Âge

Au , les Boïens étendent leurs possessions dans le Norique occidental. Ces nouveaux conquérants sont par la suite soumis par Dagobert Ier roi des Francs austrasiens (630-660s). À cette époque elle est aux mains de la dynastie des Agilolfing, dont le fondateur Agilulf règnait vers 530. Les ducs agilofides continuent à régir la Bavière au nom des rois francs jusqu'à Odilon de Bavière qui en 743 prend le titre de roi.

Dès 739, Boniface fixe les diocèses de Ratisbonne, Freising, Passau et Salzbourg. Odilon essaya mais en vain de se soustraire à la suzeraineté de Charles Martel. Après la mort d'Odilon, en 748, Hiltrude, sœur de Pépin le Bref, exerce la régence pour son fils Tassilon.

En 757, Tassilon prête serment de fidélité à Pépin le Bref, au plaid de Compiègne. Mais il mène ensuite une dangereuse politique d'autonomie vis-à-vis du roi des Francs, et viola son serment de fidélité qu'il avait prêté à Pépin. Il se ligua d'abord avec Didier de Lombardie, roi des Lombards, et avec le Duc d'Aquitainee. Il conclut notamment une alliance matrimoniale avec la lombard Liudberg. Il réunit des conciles et le pape Hadrien baptise son fils en 772. C'est pourquoi Charlemagne exige un renouvellement de son serment en 787 : Tassilon reçoit alors l'investiture solennelle de son duché de Bavière. À la suite d'un complot avec les Avars, Tassilon est enfermé par le Carolingien dans un monastère (788).

Charlemagne confia le gouvernement du duché à son beau-frère, Gérold, comte de Souabe. En 794, la Bavière entre dans le patrimoine direct des Carolingiens. En 798, Arn de Salzbourg devient le premier archevêque de Bavière. Louis le Débonnaire l'érigea en royaume (814), et le donna à son fils aîné, Lothaire, qui en 817 le céda à Louis le Germanique. Le royaume de Bavière comprenait alors, outre la Bavière propre, la Carinthie, la Carniole, l'Istrie, le Frioul, l'ancienne Pannonie, la Moravie et la Bohême. En 912, la race des carolingiens s'étant éteinte en la personne de Louis l'Enfant, les Bavarois choisissent pour chef le margrave Arnulf le Mauvais, fils de Luitpold, qui prit le titre de duc. À sa mort le 14 juillet 937, le duché passa successivement dans diverses maisons : il fut possédé par des ducs de la maison de Saxe (947-1004), de la maison de Franconie (1004-1070), par les Welfs de la maison d'Este (1070-1139), puis, par des ducs autrichiens.

En 1180, l'Empereur Frédéric Ier Barberousse donne la Bavière à Othon II le Grand, comte palatin de Bavière, descendant d'Arnoul de Carinthie; fils de Luipold, faisant partie de la famille de Wittelsbach, maison qui règna jusqu'au . Sous les successeurs de ce prince, le duché de Bavière, qui avait été considérablement réduit, reprit de nouveaux accroissements. Après la mort d'Othon III l'Illustre (1253), ses deux fils Louis II et Henri XIII se partagèrent ses états : Louis règna sur la Haute-Bavière, Henri sur la Basse Bavière. Louis III, dit le Bavarois, fils de Louis II, réunit en 1312 la Haute et la Basse-Bavière et fut couronné empereur en 1314. Louis III agrandit considérablement ses domaines ; lorsqu'il mourut (1347); il possédait, outre la Bavière, le Brandebourg, la Hollande, la Zélande, le Tyrol, etc. Les fils de Louis se partagèrent ces diverses provinces, et formèrent un grand nombre de branches qui s'éteignirent rapidement, de sorte qu'en 1507, Albert II, de la branche de Munich, réunit de nouveau toute la Bavière.

,

Les sucesseurs d'Albert s'opposèrent de toutes leurs forces à la réforme et prirent parti pour l'Empereur dans la guerre de Trente Ans. En récompense l'empereur Ferdinand II éleva le duc Maximilien à la dignité d'électeur (1623) et rendit ce titre héréditaire dans sa famille. Cette dignité lui fut confirmée en 1648 par le traité de Westphalie. Son petit-fils Maximilien Emmanuel (1679-1726) s'étant déclaré pour la France dans la guerre de succession d'Espagne, fut après la bataille d'Hochstoedt (1704), mis au ban de l'Empire et il ne rentra dans ses droits qu'après la paix de Bade (1714). Charles-Albert, qui lui succéda, prétendit à la succession de l'empereur Charles VI, conquit la Bohême et l'Autriche, et se fit même couronner à Francfort en 1742 sous le nom de Charles VII ; mais vaincu par François de Lorraine, à la tête des troupes autrichiennes, il se vit forcé non seulement de renoncer à l'empire, mais d'abandonner la Bavière elle-même à François de Lorraine ; il mourut avant la fin de la guerre. Maximilien Joseph, son fils fit la paix avec François et recouvra ses États par la paix de Fussen (1745. La Bavière jouissait d'un peu de repos lorsque la mort de Maximilien Joseph, dernier rejeton des Wittelsbach, souleva de nouvelles discordes (1777). Charles Théodore, électeur palatin, allié à cette famille, parvint cependant à régner en Bavière malgré l'Autriche ; et après sa mort (1799), son neveu Maximilien Joseph lui succéda.

La Bavière eut beaucoup à souffrir pendant les guerres de la Révolution. Par la paix de Lunéville, elle dut céder ses possessions sur la rive gauche du Rhin, mais elle reçut d'amples compensations. Longtemps fidèle alliée de la France, elle fut obligée de lui fournir de nombreux contingents. Elle signa l'acte de la confédération du Rhin, et sous la protection de Napoléon Ier, qui avait considérablement agrandi son territoire, elle fut érigée en royaume en 1805 et demeurera sous le gouvernement des Wittelsbach, avec lesquels son histoire se confondra tout au long du et jusqu'en 1918. En 1809, Napoléon battit les Autrichiens à Abensberg. Après les désastres de 1813, Maximilien tourna ses armes contre la France. Pour prix de cette conduite, il reçut au congrès de Vienne, la confirmation de sa royauté et de ses possessions. Il donna en 1818 à ses États une charte constitutionnelle. Son fils Louis Ier signala son règne pour son goût pour les Beaux-arts. Il abdiqua en 1848 en faveur de son fils Maximilien II qui, pour maintenir l'importance de la Bavière, s'est constamment opposé à toute tentative de centralisation de l'Allemagne. Mais son successeur Louis II, a dû subir la suprématie de la Prusse, après la guerre contre la France (1870-1871).

L'État libre de Bavière a succédé au duché puis au royaume de Bavière qui est devenu en 1871 un des 25 États fédéraux de l'Empire d'Allemagne. La monarchie fut abolie en 1918. Le roi Louis II de Bavière est le monarque le plus connu notamment grâce à la construction de châteaux (comme Neuschwanstein) et par son décès mystérieux.

XX siècle

Après la seconde guerre mondiale, la Bavière fera partie des Länder de l'Ouest, et donc sera sous tutelle des forces occidentales. Aujourd'hui, la Bavière est l'un des Länder les plus riches de l'Allemagne réunifiée (avec l'un des taux de chômage les plus bas).

Héraldique

Timbre du royaume de 1867

Timbre du royaume de 1867

L'État libre de Bavière fait usage, bien qu'il n'y ait pas droit à proprement parler, des grandes armes du royaume de Bavière. Autour du drapeau bleu et blanc de la Bavière, se trouvent (à partir d'en haut à gauche puis dans le sens des aiguilles d'une montre): Le lion d'or du Haut-Palatinat, les pointes argent sur fond rouge de la Franconie, les trois lions noirs de la Souabe, et la panthère bleue de la Haute- et Basse-Bavière.

Großes Staatswappen Kleines Staatswappen Rautenflagge Streifenflagge
Grandes armes Petites armes Drapeau (carreaux) Drapeau (bandes)


On retrouve les couleurs de la Bavière sur le logo du constructeur automobile BMW

Subdivisions

La Bavière est divisée en 7 régions administratives ou circonscriptions (Regierungsbezirke), elles-mêmes subdivisées en 71 districts et 25 municipalités non intégrées à un district.

Circonscriptions

Circonscriptions Indic. Abrév.
Haute-Bavière, Oberbayern 091 OB
Basse-Bavière, Niederbayern 092 NB
Haut-Palatinat, Oberpfalz 093 Opf.
Haute-Franconie, Oberfranken 094 Ofr.
Moyenne-Franconie, Mittelfranken 095 Mfr.
Basse-Franconie, Unterfranken 096 Ufr.
Souabe, Schwaben 097 Schw.

Circonscription Capitale Superficie Population (Sep 2005)
Haute-Bavière Munich 17 529,63 km² 4 232 962
Basse-Bavière Landshut 10 329,91 km² 1 197 631
Haut-Palatinat Ratisbonne 9 691,03 km² 1 090 318
Haute-Franconie Bayreuth 7 231,00 km² 1 103 239
Moyenne-Franconie Ansbach 7 244,85 km² 1 708 841
Basse-Franconie Wurtzbourg 8 530,99 km² 1 342 308
Souabe Augsbourg 9 992,03 km² 1 789 698

Districts (Landkreise) et municipalités (kreisfreie Städte)

Les districts bavarois

Les districts bavarois


Les 71 districts de la Bavière:
  1. Aichach-Friedberg (AIC)
  2. Altötting (AÖ)
  3. Amberg-Sulzbach (AS)
  4. Ansbach (AN)
  5. Aschaffenburg (AB)
  6. Augsbourg (A)
  7. Bad Kissingen (KG)
  8. Bad Tölz-Wolfratshausen (TÖL)
  9. Bamberg (BA)
  10. Bayreuth (BT)
  11. Berchtesgadener Land (BGL)
  12. Cham (CHA)
  13. Cobourg (CO)
  14. Dachau (DAH)
  15. Deggendorf (DEG)
  16. Dillingen a.d.Donau (DLG)
  17. Dingolfing-Landau (DGF)
  18. Donau-Ries (DON)
  19. Ebersberg (EBE)
  20. Eichstätt (EI)
  21. Erding (ED)
  22. Erlangen-Höchstadt (ERH)
  1. Forchheim (FO)
  2. Freising (FS)
  3. Freyung-Grafenau (FRG)
  4. Fürstenfeldbruck (FFB)
  5. Fürth (FÜ)
  6. Garmisch-Partenkirchen (GAP)
  7. Günzburg (GZ)
  8. Haßberge (HAS)
  9. Hof (HO)
  10. Kelheim (KEH)
  11. Kitzingen (KT)
  12. Kronach (KC)
  13. Kulmbach (KU)
  14. Landsberg am Lech (LL)
  15. Landshut (LA)
  16. Lichtenfels (LIF)
  17. Lindau (Bodensee) (LI)
  18. Main-Spessart (MSP)
  19. Miesbach (MB)
  20. Miltenberg (MIL)
  21. Mühldorf a.Inn (MÜ)
  22. Munich (M)
  23. Neuburg-Schrobenhausen (ND)
  24. Neumarkt i.d.OPf (NM)
  25. Neustadt a.d.Aisch-Bad Windsheim (NEA)
  1. Neustadt a.d.Waldnaab (NEW)
  2. Neu-Ulm (NU)
  3. Nürnberger Land (LAU)
  4. Oberallgäu (OA)
  5. Ostallgäu (OAL)
  6. Passau (PA)
  7. Pfaffenhofen a.d.Ilm (PAF)
  8. Regen (REG)
  9. Ratisbonne (R)
  10. Rhön-Grabfeld (NES)
  11. Rosenheim (RO)
  12. Roth (RH)
  13. Rottal-Inn (PAN)
  14. Schwandorf (SAD)
  15. Schweinfurt (SW)
  16. Starnberg (STA)
  17. Straubing-Bogen (SR)
  18. Tirschenreuth (TIR)
  19. Traunstein (TS)
  20. Unterallgäu (MN)
  21. Weilheim-Schongau (WM)
  22. Weißenburg-Gunzenhausen (WUG)
  23. Wunsiedel i.Fichtelgebirge (WUN)
  24. Wurtzbourg (WÜ)

Les 25 municipalités (kreisfreien Städte) en Bavière :
  1. Amberg (AM)
  2. Ansbach (AN)
  3. Aschaffenburg (AB)
  4. Augsbourg (A)
  5. Bamberg (BA)
  6. Bayreuth (BT)
  7. Cobourg (CO)
  8. Erlangen (ER)
  9. Fürth (FÜ)
  1. Hof (HO)
  2. Ingolstadt (IN)
  3. Kaufbeuren (KF)
  4. Kempten (Allgäu) (KE)
  5. Landshut (LA)
  6. Memmingen (MM)
  7. Munich (M)
  8. Nuremberg (N)
  1. Passau (PA)
  2. Ratisbonne (R)
  3. Rosenheim (RO)
  4. Schwabach (SC)
  5. Schweinfurt (SW)
  6. Straubing (SR)
  7. Weiden i.d.OPf (WEN)
  8. Wurtzbourg (WÜ)

village en Haute-Franconie

village en Haute-Franconie

Église de pèlerinage de Wies

Église de pèlerinage de Wies

Politique

La CSU (Union Sociale Chrétienne) dirige la Bavière depuis 1962 avec la majorité absolue - en la personne, actuellement, de son chef, Edmund Stoiber, candidat malheureux de la coalition CDU-CSU au poste de Chancelier lors des élections législatives allemandes de 2002. Son retrait de la tête du Freistaat (Etat libre) de Bavière est annoncé pour septembre 2007.

La Bavière était le seul Land allemand à disposer d'un Parlement de la Bavière bicaméral, puisqu'elle possédait aussi un Sénat, preuve de sa singularité.

Économie

Le centre économique de la Bavière est Munich, ville du siège social de nombreuses sociétés. De nombreuses firmes multinationales allemandes sont originaires de la Bavière, comme BMW, EADS, Siemens AG, MAN, Adidas, Puma et Quelle.

Le taux de chômage s'élève en 2006 à 6,4% contre 10,7% pour l'ensemble de l'Allemagne.

Sociologie

Contrairement à l'Allemagne du Nord, la Bavière est très majoritairement catholique et politiquement plus conservatrice, comme l'indique sa politique en matière d'avortement ou la présence de crucifix sur les murs des classes d'écoles. On trouve en Bavière de nombreuses églises dédiées à Saint Denis et les personnages de Saint Michel et de la vierge Marie sont également très importants. L'archange Saint Michel représente pour les Bavarois la victoire de la foi catholique sur le protestantisme, celle du bien sur le mal (à travers l'image de l'ange victorieux du dragon).

Statistiques

Voir aussi

Source partielle

Notes

Articles connexes

Liens externes

Un article de Wikipédia, l‘encyclopédie libre. Liens externes. Tous les textes sont disponibles sous les termes de la GNU Free Documentation License Liens externes.