Représentation
Il est traditionnellement représenté avec quatre têtes et quatre bras. Chacune de ses têtes récite un des quatre Veda. Souvent, les bas-reliefs n'en représentent que trois, la légende disant que Shiva lui en aurait coupé une. Ses mains tiennent :
- un pot à bec utilisé pour créer la vie,
- un mâlâ pour mesurer le temps de l'univers,
- le texte des Veda et
- une fleur de lotus.
Ses quatre têtes s'expliquent par la légende suivante : lorsqu'il était en train de créer l'univers, Brahmâ engendra une déité féminine nommée Shatarûpa, celle aux cent formes superbes. Brahmâ en tomba immédiatement amoureux. Shatarûpa se déplaça alors dans de nombreuses directions pour éviter le regard insistant de Brahmâ. Mais, où qu'elle allât, Brahmâ se créait une tête pour pouvoir continuer à la voir. À la fin, il en eut cinq, une pour chaque direction cardinale et une pour regarder au-dessus.
Dans le but de contrôler le dieu, Shiva coupa la tête supérieure, mais lorsqu'il apprit que Shatarûpa était la fille de Brahmâ, il décida que c'était inconvenant pour lui d'en être obsédé et décréta qu'il n'y aurait pas de lieu où il serait vénéré. En effet, seuls Vishnou - ou ses avatars - et Shiva continuent à être vénérés alors que Brahmâ est quasiment ignoré ; il ne possède qu'un temple à lui dédié, à Pushkar. Depuis cet incident, Brahmâ récite les quatre Veda en pénitence.
Les épithètes de Brahmâ
]]
Brahmâ est très souvent appelé 'l'incommensurable', 'le seigneur de toutes les créatures', 'l'auteur des quatre livres du Veda', 'le nombril de Vishnu', 'le dieu ascète', 'le créateur des quatre mondes', 'le bon créateur' et surtout 'le dieu créateur de l'hindouisme'.
Le Brahmā bouddhiste
Dans le
bouddhisme, Brahmā n'est pas considéré comme le créateur du monde mais comme le roi des dieux ; il est, comme toute créature en dehors des
bouddhas et des
arhat, soumis au cycle du
samsara.
Il intervient cependant à plusieurs reprises. Notamment, Shakyamuni, après avoir atteint l'illumination, l'éveil, hésite à enseigner au monde une doctrine si subtile. Brahmā intervient alors pour le convaincre d'enseigner, puisque certains seront assez sages pour comprendre un tel enseignement.