Histoire
Byblos est habitée de manière continue depuis plus de 7000 ans. Les traces les plus vieilles d'une occupation humaine sur le site sont celles d'un village de pêcheurs du
Néolithique, établi probablement vers
5000 av. J.-C.
Dès le milieu du , la cité-État de Byblos est colonisée par les Phéniciens et devient un centre religieux important. Le temple de Baalat Gebal était ainsi célèbre dans le monde antique. Les liens entretenus par la ville avec l'Égypte sont très étroits et sont à l'origine du rapide développement culturel et religieux de la cité. Byblos est aussi un port actif qui exporte les bois du Liban vers l'Égypte et importe du papyrus égyptien pour le revendre à travers toute la Méditerranée[On pense que l'ancien nom de la ville, Byblos, dérive du mot grec pour papyrus, βύϐλος (býblos). La ville était en effet pendant l'Antiquité une escale importante pour les navires chargés de papyrus en provenance d'Égypte et se rendant en Grèce. Plus tard le mot dérivé désignera le livre en grec (βιϐλίον / biblíon) et finalement le mot Bible.].
En 2150 av. J.-C., les Amorites envahissent la ville et mettent un terme provisoire à la prospérité de la ville. L'occupation des Amorites s'achève avec l'invasion d'un autre peuple, les Hyksos, en 1725 av. J.-C.
Byblos aujourd’hui
L'ancienne cité est entourée de murailles d'époque médiévale comportant des fûts de colonnes antiques inclus dans les murs. Cette méthode de construction est également visible au « château de la mer » de
saint Louis à
Sidon (Saïda).
L'intérieur de la cité abrite une église construite par les Génois, une petite mosquée, un souk d'artisanat local, le château croisé, le site antique et le port.
Le site antique
Le site antique se trouve sur une pointe de terre qui contrôle deux baies, une au nord qui abrite l'actuel port, l'autre au sud. Depuis ce port furent probablement exportés une grande quantité de bois de
cèdre du Liban vers l'
Égypte et la
Grèce.
Le site antique comprend les fortifications antiques, des tombes de rois de Byblos dont celle d'Ahiram, dans laquelle a été découverte le sarcophage sur lequel est inscrit la plus vieille transcription phénicienne et enfin le fameux puits naturel, lieu originel de l'une des plus vieille ville du monde. Le sarcophage d'Ahiram est aujourd'hui exposé au musée de Beyrouth.
Sur le site antique de Byblos se trouvent des ruines de toutes les populations qui ont habité la région depuis sa fondation. On y trouve en particulier une colonnade romaine ainsi qu'une nymphée au nord-est du site; les murailles de la ville phénicienne; les fortifications perses; un point d'eau utilisé par de multiples civilisations; la citadelle croisée, et même une maison du début du .
Notes
Voir aussi
Bibliographie
- Nina Jidéjian, Byblos à travers les âges, préface de Maurice Dunand (traduction de Byblos through the ages, Dar El Machreq Éditeurs, Beyrouth, 1968)
- Jean-Pierre Thiollet, Je m'appelle Byblos (préface de Guy Gay-Para), Éditions H & D, Paris, 2005.
Liens externes
Liens internes