Utilisation
L'isotope
137Cs est utilisé en médecine comme source de rayonnement pour traiter le
cancer du col de l'utérus et le
cancer de la vessie.
- Indicateur de fuite des centrales nucléaires; il a été libéré, entre autres éléments radioactifs, en quantités importantes lors de l'accident de Tchernobyl.
- photomultiplicateur : ces tubes à vide utilisent l'émission par une photocathode, puis la multiplications d'électrons par une succession d'électrodes (dynodes) - jusqu'à 12 ou 14. La photocathode comprend souvent des composés de césium, notamment dans l'infrarouge. Par rapport aux détecteurs à semi-conducteurs, le photomultiplicateur est beaucoup plus encombrant et délicat à utiliser.
- Horloge atomique : la référence 133Cs permet d'obtenir une précision de 2×10-14s (soit une seconde sur 1 400 000 ans).
La seconde est définie depuis 1967 comme la durée de 9 192 631 770 périodes de la radiation correspondant à la transition entre les deux niveaux hyperfins de l'état fondamental de l'atome de césium 133.
- Le chlorure de césium est désormais utilisé comme remède en médecine alternative. Cette utilisation fait suite à la théorie faisant un lien entre la progression des métastases cancéreuses et le pH intracellulaire. Ainsi, cet élément alcalin pénètre la cellule cancéreuse par la Na+K+ATPase et bloque le glucose tentant d'entrer par la membrane plasmique. La dose journalière est de 0,5 à 3 grammes de chlorure de césium en solution afin de créer l'effet de saturation létal aux cellules fermentatrices cancéreuses.
Comportement du Césium dans l'environnement
La cinétique des isotopes du césium (radio-élements) dans l'environnement est étudiée avec intérêt depuis l'accident de Tchernobyl.
Le radiocésium est fortement adsorbé dans les argiles pures du sol, et donc peu mobile vers les eaux profondes ou superficielles (hormis en présence d'érosion).
Il est accessible aux racines et aux mycéliums des champignons, dont de champignons à fructification souterraine (truffes,
truffe du cerf) qui peuvent le concentrer et le véhiculer vers les plantes et la
rhizosphère. L'INRA de
Montpellier a tenté de modéliser la circulation du césium via les plantes et le sol dans les années 1990, sur la base de données montrant que le taux et la vitesse d'absorption par les plantes dépendait des espèces considérées, mais aussi de la concentration en potassium du sol, de la densité racinaire et de la distribution profonde des racines.
La présence de matière organique dans l'argile diminue la fixation du césium dans le sol et favorise son transfert vers la plante (jusqu'à 90 % en plus). Siobhan Staunton de l'INRA (ENSAM) notait en 1996
[Paris, Le sol, un patrimoine menacé ? Le point scientifique,
Congrès : Forum, Paris 1996/10/24 ] néanmoins qu'une grande part du césium pompé par la plante est réexcrêté et non transféré vers les parties supérieures.
Peu après une pollution de surface, ce sont les plantes à racines superficielles qui sont contaminées, puis 20 ans après en moyenne, ce sont les plantes se nourrissant plus profondément ou certains champignons. On ignore encore si les arbres seront concernés après quelques décennies ou siècles.
Voir aussi
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