Héritage et patrimoine
Armoiries
Les
armoiries de Charles Quint sont un coupé qui associe les armoiries maternelles en chef (l'Espagne étant le plus puissant de ses états, avec la découverte des Amériques), et les armoiries paternelles en pointe, modifiées par l'ajout du blason du
Tyrol dans l'écusson en abîme.
Le blason est :
Biographie

Portrait de Charles Quint par Bernard van Orley

Portrait de Charles Quint par Christoph Amberger
Jusqu'en 1517, il est élevé aux Pays-Bas bourguignons où il a pour précepteur Guillaume de Croÿ, seigneur de Chièvres, puis reçoit son éducation d'Adrien Florensz, archevêque de Tortosa et futur pape sous le nom d'Adrien VI, et sa tante l'archiduchesse Marguerite d'Autriche.
En 1506, à la mort de son père le roi Philippe 1 de Castille le Beau, Charles hérite des Pays-Bas bourguignons et de la Franche-Comté.
En 1516, à la mort de son grand-père maternel Ferdinand II d'Aragon, Charles devient roi de Castille, conjointement avec sa mère Jeanne la Folle et hérite également de l'Aragon, la Haute-Navarre, Grenade, Naples, la Sicile, la Sardaigne, les Baléares, Malte, et des possessions de l'Espagne en Amérique.
En 1519, à la mort de son grand-père, Maximilien Ier du Saint-Empire, il hérite des territoires des Habsbourg en Autriche et est élu Empereur du Saint Empire Romain Germanique, en compétition avec François I.
Charles I des Espagnes
Charles reçoit la couronne de Castille aux Cortes de Valladolid en 1518. Son accession au trône est cependant soumise aux conditions suivantes :
- L'apprentissage du castillan (il a reçu toute son éducation en français) ;
- L'interdiction de promouvoir des étrangers ;
- L'interdiction de sortie du royaume pour les métaux précieux provenant des Amériques ;
- Un traitement plus respectueux de sa mère, Jeanne la Folle, recluse à Tordesillas.
Le couronnement de Charles est le point de départ du règne de la
maison d'Autriche sur l'Espagne, qui dure jusqu'en
1700 et l'arrivée des
Bourbons. En
1518, il reçoit la couronne d'Aragon à
Saragosse et est le premier monarque a réunir les deux couronnes.
Charles doit faire face à plusieurs troubles dans son nouveau royaume. Entre 1520 et 1521, il affronte une révolte en Castille où ses sujets refusent d'accepter le régent nommé par ses soins, Adrien d'Utrecht et sa cour flamande. La rébellion, menée par Juan de Padilla est vaincue lors de la bataille de Villalar. Charles accepte néanmoins de renvoyer les Flamands, y compris Adrien d'Utrecht qu'il fait nommer pape ultérieurement, et confie le gouvernement de ses sujets à des Castillans.
Entre 1519 et 1523, Charles doit également faire face à un soulèvement armé dans la région de Valence, les Germanías, du nom de ces milices locales, dont la constitution est autorisée depuis un privilège accordé par Ferdinand le catholique pour la lutte contre les Barbaresques. En 1520, profitant de l'abandon de la ville par la noblesse à la suite d'une épidémie de peste, ces milices, sous le commandement de Joan Llorenç, prennent le pouvoir et refusent la dissolution prononcée par Adrien d'Utrecht. Les Baléares sont contaminées à leur tour par le mouvement, qui n'est vaincu par la force qu'en 1523.
Les Amériques
Sous le règne de Charles Quint se poursuit la conquête du
Nouveau Monde initiée sous les
Rois catholiques. A partir de
1521,
Hernán Cortés conquiert la
Nouvelle Espagne - vaste région qui couvre le
Mexique actuel, l'
Amérique Centrale et le sud des
États-Unis actuels -,
Francisco Pizarro soumet de
Tahuantinsuyu - l'empire
inca - qui devient la
Vice-royauté du Pérou, et
Gonzalo Jiménez de Quesada prend le contrôle du royaume des
Chibchas - aujourd'hui en
Colombie.
Juan Sebastián Elcano boucle le premier tour du monde en (1522), achevant le voyage commencé sous les ordres de Magellan et marquant le début de la domination espagnoles sur les Philippines et les Mariannes.
En 1536, Pedro de Mendoza fonde la ville de Buenos-Aires sur la rive droite du Río de la Plata. Peu après, en 1537, Asunción est fondée par Juan de Salazar et Gonzalo de Mendoza, et devient le centre de la conquête et de l'administration de la région.

Le sacre à Aix-la-Chapelle
Le
12 janvier 1519, la mort de Maximilien ouvre la succession à la couronne impériale. Cette couronne apporte à son titulaire un surcroît de prestige et un certain poids diplomatique mais n'ajoute aucun contrôle territorial. Charles, élevé dans cette perspective, est le candidat naturel à la succession de son grand-père et doit affronter le roi Henri VIII d'Angleterre, le duc albertin Georges de
Saxe, dit
le Barbu, et François I.
La compétition se résume vite à un duel François contre Charles. Pour convaincre les 7 princes-électeurs allemands,
les rivaux usent tour à tour de la propagande et d'arguments sonnants et trébuchants. Le parti autrichien présente le roi d'Espagne comme issu du véritable estoc (lignage), mais la clef de l'élection réside essentiellement dans la capacité des candidats à acheter les princes-électeurs. Les écusss français s'opposent aux florin et ducats allemands et espagnols mais Charles bénéficie de l'appui déterminant de Jakob Fugger, richissime banquier d'Augsburg, qui émet des lettres de change payables après l'élection et , ainsi que des richesses amenées de l'empire américain. Charles Quint est élu roi des Romains le 28 juin 1519 et est sacré empereur à Aix la Chapelle le 23 octobre 1520[Le pape Clément VII le sacrera pour sa part le 2 mars 1530 à Bologne, une fois apaisés ses différends avec Charles Quint.]. Sa devise correspond à son ambition de monarchie universelle d'inspiration carolingienne alors qu'il est déjà à la tête d'un empire mais néanmoins très hétérogène.
Les affrontements avec la France de François I
La compétition avec
François I marque l'essentiel de l'histoire impériale de Charles Quint. Le roi de France veut poursuivre l'action initiée par ses prédécesseurs
Charles VIII et
Louis XII dans la péninsule italienne. De son côté, Charles Quint n'aura de cesse de récupérer le
duché de Bourgogne sur lequel il estime - à tort puisque ce duché avait été donné en
apanage - avoir des droits par sa grand-mère
Marie de Bourgogne, fille de
Charles le Téméraire. Bourgogne et Italie sont les principaux théâtres où s'affrontent les deux rivaux, sans qu'aucun des deux finisse pas réaliser ses ambitions.

François I et Charles Quint entrent dans Paris (1540)
Le premier heurt se produit en
Royaume de Navarre. Ce royaume, dont une partie est située au nord des
Pyrénées - les
provinces d'outre-monts ou
Basse-Navarre à partir de
1512 -, est sous contrôle espagnol depuis sa conquête par
Ferdinand d'Aragon en 1512. La
maison d'Albret, qui bénéficie de l'appui du roi de France François I, tente une reconquête en
1521. Les Franco-Navarrais profitent d'une démilitarisation partielle du royaume due à la
Guerre des Communautés de Castille et s'appuie sur le soulèvement du peuple navarrais pour prendre la capitale,
Pampelune. Le rapide ressaisissement de l'armée espagnole et les erreurs stratégiques du général français
André de Foix ne permettent pas de consolider la victoire et les troupes de Charles Quint remportent la victoire à
Noain sur une armée largement inférieure en effectifs. Après divers sièges et batailles, un accord diplomatique est signé : Chales Quint conserve la
Haute-Navarre mais restitue la
Basse-Navarre à la maison d'Albret.
Pendant cette même année 1521, Charles Quint prend l'initiative et ouvre deux nouveaux fronts. Poursuivant son objectif bourguignon, l'empereur envoie Franz von Sickingen et le comte Philippe Ier de Nassau vers le nord de la France ; ces derniers obligent Bayard à s'enfermer dans Mézières assiégée qu'il défend sans capituler malgré les canonnades et les assauts. En Italie, Charles Quint forme une coalition avec Henri VIII et les États pontificaux pour contrer l'alliance de la France et de la république de Venise. L'armée franco-vénitienne est battue lors de la bataille de la Bicoque ; Charles Quint et ses alliés reprennent le Milanais. L'armée impériale entre en Provence mais échoue au siège de Marseille. François I prend la tête d'une contre-attaque mais est sévèrement battu à Pavie en 1524 et devient prisonnier de l'empereur. Charles Quint garde le roi de France prisonnier à Madrid pendant plus d'un an, jusqu'à la conclusion du traité de Madrid.
Aux termes de ce traité, François I doit, entre autres, céder le duché de Bourgogne et le Charolais, renoncer à toute revendication sur l'Italie, les Flandres et l'Artois, et épouser Éléonore de Habsbourg, sœur de Charles. François est libéré contre l'emprisonnement pendant quatre années de ses deux fils aînés, le dauphin François de France et Henri de France (futur Henri II).
Charles Quint ne tire pas grand profit de ce traité, que le roi de France avait d'ailleurs jugé bon de déclarer inexécutable la veille de sa signature. Le 8 juin, les états de Bourgogne déclarent solennellement que la province entend rester française.
En 1526, une nouvelle ligue, scellée à Cognac se constitue, cette fois-ci contre Charles Quint. La ligue de Cognac rassemble la France, l'Angleterre, le pape et les principautés italiennes (Milan, Venise et Florence). Les armées de la ligue entrent en Italie et se heurtent à une faible résistance des troupes impériales, mal payées et affaiblies par les maladies. Le siège est mis devant Naples mais Rome est saccagé par l'armée impériale commandée par Charles de Bourbon. Le siège de Naples est un échec et les troupes de la ligue, affaiblies à leur tour par la malaria et surtout le renversement d'alliance d'Andrea Doria, doivent se retirer du royaume de Naples. Les circonstances semblent rééquilibrer les forces de Charles Quint et François I et les amènent à laisser Marguerite d'Autriche, tante de l'empereur, et Louise de Savoie, mère du roi de France, négocier un traité qui amende celui de Madrid : le 3 août 1529, à Cambrai, est signé la Paix des Dames, qui sera ratifiée par les deux souverains. François I épouse Éléonore de Portugal, sœur de Charles Quint, recouvre ses enfants moyennant une rançon de 2 000 000 écus et garde la Bourgogne ; en revanche, il renonce à l'Artois, à la Flandre et à ses vues sur l'Italie.
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En 1535, à la mort du duc de Milan François II Sforza, François I revendique l'héritage du duché. Au début de 1536, 40 000 soldats français envahissent le duché de Savoie, allié de Charles Quint, et s'arrêtent à la frontière lombarde, dans l'attente d'une éventuelle solution négociée. En juin, Charles Quint riposte et envahit la Provence mais se heurte à la défense du connétable Anne de Montmorency. Grâce à l'intercession du pape Paul III, élu en 1534 et partisan d'une réconciliation entre les deux souverains, le roi et l'empereur signent en 1538 à Nice une trêve de deux ans et promettent de s'unir face au danger protestant. En signe de bonne volonté, François I autorise même le libre passage à travers la France afin que Charles Quint puisse mater une insurrection à Gand.
Charles Quint ayant refusé, malgré ses engagements, l'investiture du duché de Milan à un des fils du roi, une nouvelle guerre éclate en 1542. Le 11 avril 1544, François de Bourbon-Condé, comte d'Enghien, à la tête des troupes françaises, défait le marquis Alfonso de Avalos, lieutenant général des armées impériales à la bataille de Cérisoles. Cependant, l'armée de Charles Quint, avec plus de hommes et 62 pièces d'artillerie, traverse la Lorraine, les Trois-Évêchés et franchit la frontière. Mi-juillet, une partie des troupes assiège la place forte de Saint-Dizier, tandis que le gros de l'armée poursuit sa marche vers Paris. De graves problèmes financiers empêchent l'empereur de solder ses troupes, où se multiplient les désertions. De son côté, François I doit également faire face au manque de ressources financières ainsi qu'à la pression des Anglais qui assiègent et prennent Boulogne-sur-Mer. Les deux souverains finissent par consentir à une paix définitive en 1544. Le traité de Crépy-en-Laonnois reprend l'essentiel de la trêve signée en 1538. La France perd sa suzeraineté sur la Flandre et l'Artois et renonce à ses prétentions sur le Milanais et sur Naples, mais conserve temporairement la Savoie et le Piémont. Charles Quint abandonne la Bourgogne et ses dépendances et donne une de ses filles en mariage, dotée du Milanais en apanage, à Charles, duc d'Orléans et deuxième fils du roi.
En 1552, après ses revers contre les princes protestants, il tourne une dernière fois ses armes contre la France et assiége en vain la ville de Metz, défendue par François de Guise.
Charles Quint et la Réforme
Le règne de Charles Quint correspond à la naissance en Allemagne du lutherianisme. Sacré par le pape, l'empereur ne peut se soustraire à l'obligation de défense de la foi catholique et une diminution de l'intensité du conflit avec François I lui permet de s'attacher à cette mission.
L'année même de son sacre, Charles Quint convoque la Diète d'Augsbourg. Cette diète est convoquée par l’empereur pour poser la question de la soumission des princes du Saint-Empire convertis à la Réforme luthérienne. La réunion tourne à son désavantage, les princes du Nord réformistes se coalisant sous l'autorité de Philippe de Hesse et de l'électeur Jean Frédéric de Saxe.
Le 25 juin les protestants présentent au souverain la Confession d'Augsbourg, texte fondateur du luthérianisme rédigée par Philippe Melanchthon (qui remplace Luther, alors au ban de l’Empire et ne pouvant être présent à la diète) et Camerarius, qui sera rejetée par les théologiens catholiques. Malgré quelques modifications conciliatrices apportées par le prudent disciple Melanchthon au texte original de Luther, Charles Quint la fait proscrire par la diète, où les députés catholiques se trouvent en majorité.

Charles Quint à la bataille de Mühlberg
Le
20 septembre, Luther conseille aux princes
protestants de se préparer à la guerre plutôt que d'accepter de transiger avec l'Église catholique, ce qui aboutit début
1531 à la formation de la
Ligue de Smalkalde menée par Philippe de Hesse. La diète se termine le
19 novembre avec le recès d’Augsbourg qui confirme l'
édit de Worms : il ordonne aux princes coalisés de se soumettre avant le
15 avril 1531, de rétablir dans leurs États la juridiction épiscopale et de restituer les biens de l'Église.
Conscient de la nécessité de réformer l'Église et résoudre le problème protestant, le pape Paul III convoque le concile de Trente, dont les travaux démarrent le 5 décembre 1545. Les protestants ne reconnaissent pas le concile et l'empereur déclenche les hostilités en juin 1546, avec une armée équipée par le pape et commandée par Octave Farnèse, futur duc de Parme, une armée autrichienne sous les ordres de son frère Ferdinand de Habsbourg et une armée de soldats des Pays-bas sous les ordres du comte de Buren.
Grâce à l'appui du prince-électeur Maurice de Saxe, Charles Quint remporte sur Jean Frédéric de Saxe la bataille de Mühlberg en 1547, emprisonne Philippe de Hesse et obtient la soumission des princes rebelles. En 1551, le même Maurice de Saxe réalise un renversement d'alliance pour délivrer le landgrave de Hesse-Cassel retenu prisonnier par Charles-Quint. Ce dernier est contraint à traiter et à accorder, par la Paix de Passau (1552), une amnistie générale et le libre exercice du culte réformé. Le 3 octobre 1555, est signée la paix d'Augsbourg qui reconnaît le protestantisme dans tout l'Empire selon la règle cujus regio, ejus religio (la religion du pays est la religion du prince).
Abdication de Charles Quint

Le monastère de Yuste
Le 25 octobre 1555, affaibli par la vieillesse et les maladies, aigri par les revers, Charles Quint abdique solennellement, dans la grande salle du palais du Coudenberg à Bruxelles de sa souveraineté sur ses possessions non-autrichiennes. Le duché de Bourgogne-Franche Comté et les Pays-Bas sont transmis à son fils Philippe.
Quelques mois plus tard, le 16 janvier 1556, il lui transmet également son héritage espagnol, tandis que les possessions autrichiennes et la dignité d'empereur romain germanique, après élection (24 mars 1558), reviennent à son frère cadet Ferdinand Ier de Habsbourg.
Souffrant d'une goutte particulièrement invalidante[Le diagnostic a été établi par examen en microscopie d'un doigt momifié conservé au monastère Royal San Lorenzo de l'Escurial : The Severe Gout of Holy Roman Emperor Charles V, J Ordi, P Alonso, J de Zulueta, J Esteban, M Velasco, E Mas, E Campo, P Fernández, New Engl J Med, 2006,355,516-520 ]
, et très marqué par la disparition en 1555 de sa mère Jeanne I d'Espagne dite Jeanne la Folle (malgré leur absence de proximité affective), il se retire en 1556 dans son palais-monastère résidentiel de Yuste près de Madrid en Espagne où il décède deux ans plus tard à l'âge de 58 ans, de la malaria (maladie endémique dans la région jusqu'en 1960). Il repose au Panthéon des Rois d'Espagne à 40 km de Madrid sur le site royal de Saint-Laurent-de-l'Escurial construit par son fils Philippe II d'Espagne pour lui et tous ses descendants.
Mariage et descendance
Il se marie le
11 mars 1526 avec l'infante
Isabelle de Portugal (
1503-
1539), sœur du roi
Jean III de Portugal, lui-même marié peu de temps auparavant avec Catherine d'Autriche, sœur cadette de Charles Quint, pour conforter son alliance avec l'
Espagne et le
Saint Empire romain germanique. De cette union naissent :
On lui connaît également des enfants illégitimes :
Charles Quint dans les arts
En littérature
Charles Quint, sous le nom de
Don Carlos, est l'un des personnages principaux de la pièce de théatre
Hernani de
Victor Hugo. Il y décrit pendant la période entourant son intronisation en tant qu'empereur.
Bibliographie
- Jean Lucas-Dubreton, Charles Quint, Marabout Université, 1958, 383p.
- Ghislaine De Boom, Charles-Quint, prince des Pays-Bas, Bruxelles, La Renaissance du Livre, Collection 'Notre Passé', 1943. In-12, 124 p.
- J. Babelon, Charles Quint, Paris, 1958.
- P.Erlanger, Charles Quint, Paris, 1981.
- Otto de Habsbourg, Charles Quint, Paris, 1967.
Voir aussi
Articles connexes
Liens externes
- MEMO - Le site de l'Histoire - Charles Quint
- Les quartiers généalogiques de Charles Quint

Source partielle
- Article de Wikipédia hispanophone.
Notes et références