En informatique industrielle, le chien de garde est souvent réalisé par un dispositif électronique, en général une bascule monostable. Il repose sur le principe que chaque étape du traitement doit s'exécuter en un temps maximal. A chaque étape, le système arme une temporisation avant son exécution. Si la bascule retourne à son état stable avant que la tâche ne soit achevée, le chien de garde se déclenche. Il met en œuvre un système de secours qui peut soit déclencher une alarme, soit faire redémarrer l'automate, soit mettre en marche un système redondant... Les chiens de garde sont souvent intégrés aux microcontrôleurs et aux cartes mères dédiées au temps réel.
Quand il est réalisé par logiciel, il s'agit en général d'un compteur qui est régulièrement remis à zéro. Si le compteur dépasse une valeur donnée (timeout) alors on procède à un reset (redémarrage) du système. Le chien de garde consiste souvent en un registre qui est mis à jour via une interruption régulière. Il peut également consister en une routine d'interruption qui doit effectuer certaines tâches de maintenance avant de redonner la main au programme principal. Si une routine entre dans une boucle infinie, le compteur du chien de garde ne sera plus remis à zéro et un reset est ordonné. Le chien de garde permet aussi d'effectuer un redémarrage si aucune instruction n'est prévue à cet effet. Il suffit alors d'écrire une valeur dépassant la capacité du compteur directement dans le registre : le chien de garde lancera le reset.
Le dispositif de l'homme mort est un concept similaire utilisé en securité ferroviaire.