Œuvres et inspirations
Sa principale œuvre est celle des romans de la table ronde avec pour représentant le roi Arthur. Ce personnage, à priori principal, n'est pourtant pas au centre des quêtes qu'invente Chrétien de Troyes. A l'inverse, on y trouve des chevaliers inconnus comme Yvain ou Lancelot, dont la ligne de conduite réside dans la courtoisie. La base de ses romans est bien souvent la quête implicite du personnage vers la reconnaissance et la découverte de soi, comme vers la découverte des autres, à l'image d'une intégration à la cour et de l'amour de la reine Guenièvre. A l'inverse de la chanson de geste, dont le thème est patriotique (histoire de Charlemagne par Roland par exemple) et dont la quête est dite 'collective', le roman du propose une quête personnelle du chevallier, quasi-intime.
La cour du roi Arthur est un lieu fixe dans tous les romans de Chrétien de Troyes. Cette dernière est bien sûr imaginée par l'auteur, qui se base sur des croyances populaires celtes et anglo-normandes. La cour est un point de repère idéal pour les romans de la table ronde, elle est le lieu de la plénitude où règnent la grande vie et les biens en abondance. Les aventures de la table ronde trouvent leur source d'existence dans la femme, dans l'être aimé. On peut penser que ces œuvres ont ouvert à la littérature le monde de l'Amour avec un grand A. Chrétien de Troyes oppose déjà cet Amour à la Raison, et c'est ce symbole (plutôt que signe) qui marquera durablement la littérature française. Si le thème de la courtoisie disparaitra peu à peu de l'histoire littéraire, au fil de l'avancement des mœurs populaires; le thème de l'amour, lui, s'y ancrera très profondément.
Ouvrages
Bibliographie
- Anne Berthelot, Le roman courtois. Une introduction, Paris, Lettres 128, 1998.
- Philippe Walter, Chrétien de Troyes, Paris, Que sais-je?, 1997.
Liens externes