Histoire du cimetière
Suite au décret de l'empereur
Joseph II du 26 juin
1784, interdisant d'ensevelir dans les églises et ordonnant la suppression des cimetières dans l'enceinte des villes, les paroisses de la
ville de Bruxelles gestionnaires des cimetières, s'associèrent pour ouvrir trois cimetières à peu de distance des
portes, à
Saint-Josse-ten-Noode,
Saint-Gilles et
Molenbeek-Saint-Jean. d'un siècle plus tard, ces trois cimetières, malgré des agrandissements successifs, sont devenus trop exigus pour répondre à l'extension démographique de la ville, rattrapés par l'urbanisation des communes de la première ceinture, il n'est plus possible de les étendre d'avantages.
Entre-temps, les autorités municipales ont pris peu à peu l'ascendant sur les fabriques d'églises en ce qui concerne la gestion des cimetières, ce qui sera définitivement établis, après une longue opposition de l'église catholique, par un arrêté en 1864.
Dés 1846, l'idée de la création d'un grand et unique cimetière bruxellois est évoquée. Après bien des projets avortés, ce n'est qu'en 1874 que la ville décide de l'achat d'un premier terrain d'une trentaine d'hectares à Evere, à environ cinq kilomètres du centre de la ville.
Le cimetière inauguré trois ans plus tard par Jules Anspach est d'une conception totalement nouvelle. Contrairement aux nécropoles anciennes avec leur tombes serrées les unes contre les autres, c'est un vaste parc paysager. De larges avenues bordées de monuments relient d'importants rond-points, des chemins sinueux longent des haies qui délimitent des parcelles plantées de nombreux arbres ou des partèrres semé d'herbes. L'entrée flanquée de deux pavillons, ainsi que différentes constructions intérieures sont conçues par Victor Jamaer, architecte de la ville. Les autorités font déplacer quelques 900 sépultures anciennes de notables depuis les Mimetières qui seront désaffectés vers le nouveau, avec elles, celle de Jacques Louis David, dans un cercueil de plomb, ou d'autres de combattants des deux bords de la bataille de Waterloo.
Mémoriaux
L'espace largement disponible a permis l'installation de nombreux monuments commémoratifs et d'espaces particuliers dédiés aux victimes ou combattants de conflits ou d'évènements tragiques.
Parmi ceux-ci:
Personnalités enterrées au cimetière de Bruxelles
- Jules Anspach (1829-1879), bourgmestre de Bruxelles
- Charles de Brouckère (1796-1860), bourgmestre de Bruxelles
- Charles Buls (1837-1914), bourgmestre de Bruxelles
- Jacques Louis David (1748-1825), peintre français
- Jean Volders (1855-1896), journaliste et homme politique
- César De Paepe (1842-1890) médecin, sociologue et homme politique
- Adolphe Max (1869-1939), bourgmestre de Bruxelles
- Lambert Adolphe Jacques Quetelet (1796-1874), mathématicien, astronome, statisticien et sociologue
- François Van Campenhout (1779-1848), compositeur de La Brabançonne
- Paul Vanden Boeynants (1919-2001) premier ministre
- Théodore Verhaegen (1796-1882), fondateur de l'Université libre de Bruxelles
Source
Source partielle :
Cimetières et nécropoles, éditions de la
Région de Bruxelles-Capitale, 2004.
Voir aussi