Chimiquement, la cire est un ester de l'éthylène glycol et de deux acides gras ou un monoester d'acide gras et d'alcool à longues chaînes. Le terme de cire a longtemps fait référence à la cire d'abeille, substance sécrétée par les abeilles pour construire les rayons de leur ruche.
Plus généralement, une cire est une substance dont les propriétés sont similaires à celles de la cire d'abeille. Ces propriétés sont :
- la plasticité : une cire est malléable à température ambiante
- un point de fusion supérieur à 45° C (ce qui différencie les cires des graissess et des huile)
- une faible viscosité lorsqu'elle est fondue (à la différence de beaucoup de plastiques)
- l'hydrophobie : une cire est insoluble dans l'eau
Il existe des cires naturelles et des cires artificielles. La paraffine solide et la cire microcristalline sont des cires minérales issues du pétrole. Les cires de silicone sont des produits de synthèse. Jusqu'à l'interdiction internationale de la chasse à la baleine, le spermaceti de baleine (ou blanc de baleine) constituait pour l'industrie des cosmétiques, une source majeure de cires. On peut en effet extraire du spermaceti de baleine un ester saturé constitué d'acide palmitique et d'alcool cétylique (C16H33OH). Chez les végétaux, on trouve des cires sur les feuilles du palmier brésilien, carnauba, et dans l'écorce d'orange. Toutefois, la source privilégiée de cire végétale est le jojoba (Simmondsia chinensis) et plus particulièrement l'huile de ses graines. Les cires que l'on extrait du jojoba sont des esters d'alcools monoinsaturés et d'acides gras monoinsaturés. La longueur de la chaîne carbonée de ces esters peut varier de 34 à 46 carbones mais est majoritairement (50,7 %, masse/masse) de 42 carbones. On a identifié, chez le bacille de la tuberculose (Mycobacterium tuberculosis), des cires composées d'un di-alcool saturé à très longue chaîne (C36) ramifiée par des groupements méthoxy, le phtiocérol.