Commentaire
À propos de Comment on écrit l'histoire, Guy Bourdé et Hervé Martin (Les Écoles historiques, Paris, Seuil, 1983) observaient que cet ouvrage « est venu remplir un creux théorique, en un temps où régnaient dans notre discipline les chiffres, les courbes et les reconstitutions globales de vastes ensembles sociaux, souvent inspirées par le marxisme[Guy Bourdé et Hervé Martin, Les Écoles historiques, Paris, Seuil, 1983, p. 302.] ». Ils ajoutent également que
« Face à ces historiens conquérants, Paul Veyne va tenir le discours traditionnel de l'humanisme occidental, en le teintant fortement de scepticisme. Humaniste, il fait droit au sujet historien qu'il voit avant tout comme un narrateur, un romancier du vrai. Sceptique, il fait preuve d'une défiance totale envers toutes les tentatives de conceptualisation new-look, qu'elles soient de type structuraliste ou marxiste[Idem.] »
Table des matières
* Première partie : L'objet de l'histoire
- I. Rien qu'un récit véridique
- II. Tout est historique, donc l'histoire n'existe pas
- III. Ni faits, ni géométral, mais des intrigues
- IV. Par pure curiosié pour le spécifique
- V. Une activité intellectuelle
* Deuxième partie : La compréhension
- VI. Comprendre l'intrigue
- VII. Théories, types, concepts
- VIII. Causalité et rétrodiction
- IX. La conscience n'est pas à la racine de l'action
* Troisième partie : Le progrès de l'histoire
- X. L'allongement du questionnaire
- XI. Le sublunaire et les sciences humaines
- XII. Histoire, sociologie, histoire complète
Notice bibliographique
- Comment on écrit l'histoire. Essai d'épistémologie, Paris, Éditions du Seuil, « L'Univers historique », 1971 ; rééd. Seuil, « Points histoire », 1996.
Lien externe
Notes et références