Besoins de réformes et conciles
Le besoin de réforme se faisait sentir déjà au : des penseurs chrétiens comme John Wyclif, Jan Hus, Luther (plutôt XVIe), Calvin (XVIe), réclamaient déjà des réformes.
Les conciles de Constance (1415-1418), de Bâle (1431-1449) et de Latran V (1512-1515) commencèrent à se pencher sur les premières réformes.
Le concile de Trente (1545–1563) mit fin aux abus les plus criants, comme les trafics d'indulgences ou la vie dissolue d'une partie du clergé (décrets rappelant le célibat des prêtress ou le devoirs de résidence des évêque). Il réorganisa la Curie romaine. Par ailleurs, il redéfinit et renforça les positions traditionnelles de l'Église catholique concernant la théologie et l'organisation de l'Église. Il instaura le dogme de la transsubstantiation. Il fixa définitivement le canon de la Bible catholique. Il répandit la doctrine ainsi réaffirmée par le biais d'un Catéchisme (1566), d'un bréviaire (1568) et d'un Missel romain (1570). La liturgie définie à perpétuité par le concile (messe tridentine, dite « messe de saint Pie V ») dura jusqu'à Vatican II. La formation des prêtres fut améliorée, notamment grâce à l'action d'Ignace de Loyola.
La Réforme ainsi conçue fut répandue dans l'Église par des personnalités comme Robert Bellarmin, Charles Borromée, Ignace de Loyola, Philippe Néri, Pierre Canisius ou encore François de Sales.
La réforme du calendrier, qui se faisait attendre depuis plus d'un siècle, fut adoptée quelques années après la fin du concile de Trente, en 1582, par le pape Grégoire XIII, qui donna son nom au nouveau calendrier : le calendrier grégorien.
Voir aussi
Manuel de sc humaine
Bibliographie
- Pierre Chaunu, Église, culture et société. Réforme et Contre-réforme, SEDES, Paris, 1984.
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