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Dernière modification: 2007-11-15
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Catégorie: Cours d'eau

Cours d'eau

On désigne par cours d'eau tout chenal superficiel ou souterrain dans lequel s'écoule un flux d'eau continu ou temporaire. Généralement, ce terme s'applique aux chenaux naturels. On emploiera plutôt le terme canal pour désigner un chenal artificiel, en principe avec de longues lignes droites.

Il existe un grand nombre de mots dans la langue française pour désigner les différents types de cours d'eau. Certains peuvent se révéler ambigus, c'est pourquoi il est préférable d'utiliser le terme générique « cours d'eau », sauf si dans le contexte un terme plus spécifique apporte des informations supplémentaires.

1 Les différents types de cours d'eau
2 Les différents éléments du cours d'eau
3 Profil
4 Partage des eaux
5 Cours souterrain (système karstique)
6 Hydrologie
7 Écologie
8 Références
9 Voir aussi
10 Liens externes

Les différents types de cours d'eau

  • Rigole : peut désigner un filet d'eau s'écoulant en surface ou un sillon où s'écoulent les eaux de ruissellement.
  • Ru, ruisselet : désigne un tout petit ruisseau, c'est-à-dire un cours d'eau de faible largeur (inférieure à un mètre), souvent au démarrage d'un écoulement.
  • Ruisseau : petit cours d'eau, ni très large ni très long, alimenté par des sources d'eau naturelles, souvent affluent d'un étang, d'un lac ou d'une rivière. C'est la taille plus que le débit qui fait la différence entre un ruisseau et une rivière.
  • Torrent : cours d'eau au débit rapide et irrégulier, situé sur une pente plus ou moins prononcée. On trouve les torrents sur des terrains accidentés ou en montagne. Lors d'orages ou de pluies violentes, les torrents peuvent connaître des crues très brutales (rapides dans le temps) et très importantes (en volume). Principalement, on applique ce terme aux cours d'eau de montagne, au lit rocheux et encaissé, et ayant un débit rapide et pérenne. Ce terme est à proscrire pour une utilisation en langage géographique. De nombreux torrents dans les Pyrénées portent le nom de gaves (Gave de Pau). Dans les Alpes, on les appelle des nants (Nant-Noir, Bon-Nant).
  • Oued (synonymes wadi, arroyo) : terme d'origine arabe désignant un cours d'eau temporaire dans les régions aridess ou semi-aride. Son écoulement dépend des précipitations et il peut rester à sec pendant de très longues périodes.
  • Ravine : désigne les cours d'eau des îles tropicales, se jetant dans la mer, et pouvant connaître des débits extrêmement importants à la suite de fortes pluies (durant les cyclones principalement). Leur lit peut être très large.
  • Rivière : en hydrologie, ce terme désigne un cours d'eau moyennement important, à l'écoulement continu ou intermittent, suivant un tracé défini et se jetant dans un autre cours d'eau, un lac, une mer, une dépression ou un marais. En géographie physique, ce terme désigne un cours d'eau faiblement ou moyennement important, recevant de l'eau d'autres cours d'eau tributaires (les affluents), et se jetant dans un cours d'eau de plus grande importance.
  • Fleuve : cours d'eau important, long et au débit élevé, comptant de nombreux affluents et se jetant dans la mer (ou parfois dans une mer intérieure). Les fleuves côtiers sont de petits cours d'eau se jetant directement dans la mer.
  • Endoreique : Drainage provenant d'une dépression fermée
  • Exoreique : Drainage provenant d'une dépression ouverte

Les différents éléments du cours d'eau

La source

L'amont/l'aval

La partie la plus élevée du cours d'eau s'appelle l'amont, la partie la moins élevée vers lequel s'écoule l'eau s'appelle l'aval.

Il faut se mettre dans le sens du cours d'eau (de l'amont vers l'aval) pour définir la rive droite et la rive gauche.

Le lit

Le lit désigne tout l'espace occupé, en permanence ou temporairement, par un cours d'eau. On distingue le lit majeur du lit mineur, ce dernier étant la zone limitée par les bergess. Le lit majeur est l'espace occupé par le cours d'eau lors de ses plus grandes crue.

On attribue à Brunetto LatiniBrunetto Latini. Li livres dou tresor, vers 1265., encyclopédiste médiéval, la première utilisation du terme lit pour désigner l'espace occupé par un cours d'eau : 'La rivière semble dormir, mais il lui arrive de sortir de son lit.' Vazken Andréassian. Pourquoi les rivières débordent-elles ? Les Petites Pommes du Savoir n° 61. Éditions Le Pommier, 2005.

Méandres

Un méandre est une boucle formée par le cours d'eau.

Il peut être l'expression d'un cours plus paresseux au passage d'une pente moyenne à une pente faible, soit que le lit traverse un plateau de faible dénivellation, soit que le lit s'approche du littoral. Le méandre est alors un moyen, pour le cours d'eau, de dissiper une énergie hydraulique surabondante en allongeant son parcours. Dans une telle configuration (on parle généralement de 'style fluvial' de type 'méandre'), le cours d'eau forme des méandres successifs qui acquièrent des caractéristiques ondulatoires (longueur d'onde et amplitude notamment) dont les paramètres dépendent de l'énergie hydraulique de l'écoulement morphogène et de la nature des sols traversés.

Les méandres formés dans des terrains érodables peuvent migrer transversalement ou longitudinalement, ou encore, les deux à la fois.

Le rescindement des méandres (quand les deux parties amont et aval se rejoignent) provoque la création de bras morts appelés 'délaissés'.

À l'endroit précis où le court-circuit a lieu, l'écoulement d'eau après se fait perpendiculairement au sens original, ce qui accentue la migration du méandre immédiatement en aval. Une rivière très intéressante pour observer ce phénomène est la rivière de l'Aigle, coulant en Outaouais, au Québec. Si on compare la carte topographique datant de 1990 aux photos aériennes récentes, on observe au moins quatre nouveaux méandres délaissés, dans les 20 derniers kilomètres de la rivière.

En région de plateau, un train de méandres peut s'insicer dans les roches dures (ex. : méandres de la Seine).

L'embouchure

Les fleuves qui se jettent dans un océan où agissent les marées se terminent par un estuaire.

Les fleuves qui se jettent dans une mer sans marée se terminent par un delta (Rhône, Danube, Nil)

Profil

En fonction de l'altitude relevée en différents points du cours d'eau (notamment à sa source et à son embouchure) et des distances qui séparent ces différents points, il est possible de représenter le profil du fleuve. Ce tracé permet de représenter la pente du fleuve et les ruptures de dénivellation.

Partage des eaux

Cours souterrain (système karstique)

Certains cours d'eau coulent en souterrain à travers des roches calcaires (karsts). En système karstique, un cours d'eau peut posséder des sections souterraines et d'autres en surface. Quand le flot émerge depuis l'intérieur vers la surface, c'est une résurgence ; quand il disparaît de la surface et s'enfonce vers un réseau souterrain, c'est une perte.

Hydrologie

L'étude des cours d'eau est généralement nommée hydrologie, bien qu'il faille en fait distinguer :
  • l'hydrométéorologie qui étudie le cycle de l'eau et notamment la transformation des pluies en débits,
  • l'hydraulique qui étudie plus spécifiquement les écoulements, et notamment la transformation des débits en hauteurs et vitesses de courant dans un lit ou une vallée,
  • et l'hydrogéologie qui étudie les écoulements souterrains.

Écologie

Pollution et cours d'eau en France

À la suite d'une enquête sur 607 points, l'institut français de l'environnement est parvenu au constat que 96% des cours d'eau français sont contaminés par au moins un pesticide.

Références

Voir aussi

Liens externes

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