Domestication
La
domestication des plantes est un processus de
sélection artificielle menée par l'Homme afin d'accentuer certains caractères intéressants et en amoindrir d'autres, non-désirés et présents chez les plantes sauvages. Cette transformation les rend en général dépendantes d'un environnement artificiel pour maintenir leur existence. Il a été estimé que cette pratique date entre 9 000 à 11 000 ans. Beaucoup de plantes cultivées aujourd'hui sont le résultat de la domestication effectuée il y a 5 000 ans dans l'
Ancien Monde et il y a 3 000 ans dans le
Nouveau Monde. Aujourd'hui, la plupart de notre
alimentation provient de variétés domestiquées.
Une espèce de plante cultivée qui a évolué par rapport aux populations sauvages dûe aux pressions sélectives des cultivateurs traditionnels est appelée cultivar. Les cultivars qui peuvent être le résultat des conditions naturelles ou de la domestication, sont des plantes qui conviennent idéalement à une région particulière ou à un environnement particulier. Par exemple parmi les différent cultivars du riz, La sous-espèce Oriza sativa indica, qui a été développée en Asie méridionale, alors que la sous-espèce Oryza sativa japonica a été développée en Chine.
Les notions proches de celle de cultivar sont sous-espèce, variété et race pour les animaux.
Sélection

Sélections de plants de blé
L'amélioration des
plantes se fait généralement par sélections ainsi que par le croisement éventuel de différentes
variété, suivie de sélections. Le patrimoine
génétique des espèces sélectionnées se retrouve donc dans la variété créée, qui peut combiner des avantages des ses différents « ancêtres ». Ce processus de sélection est long (il faut plusieurs années pour élaborer une nouvelle variété). Il nécessite aussi de disposer d'une importante « bibliothèque » de variétés ; en particulier les variétés sauvages peuvent apporter des solutions à l'apparition de nouvelles maladies, c'est pourquoi il est primordial de conserver cette
biodiversité.
La sélection des plantes peut se faire de façon très structurée, mais a existé ou existe toujours aussi de façon informelle.
Objectifs
Un programme de sélection méthodique et raisonné vise en général à améliorer une variété pour des objectifs donnés. La définition des objectifs est un point crucial dans les programmes de sélection. En effet, une fois les objectifs définis, le programme se déroule sur plusieurs années, de 7 à 25 ans, période durant laquelle l'équipe qui réalise ce programme devra poursuivre les mêmes objectifs.
Schéma de sélection
Le sélectionneur part des variétés existantes et de sa connaissance de leurs caractéristiques.
Il existe deux grands types de végétaux, les plantes autogames, qui sont autofécondes et les plantes allogames, à fécondation croisée. Ces modes de reproduction conduisent à des schémas de sélection différents.
Manipulations génétiques
Depuis quelques années, industriels et laboratoires réussissent à contourner la sélection et le croisement en introduisant directement des gènes jugés « intéressants » dans le patrimoine génétique de la plante grâce aux techniques de génétique moléculaire. Cette technique permet d'élaborer des plantes inédites, notamment grâce à la possibilité d'incorporer des
gènes d'espèces totalement étrangères. Ainsi les plantes dites « transgéniques » pourraient être utilisées pour produire des molécules à usage médical.
Les plantes génétiquement modifiées sont soumises à de nombreuses controverses mais le public manque cruellement d'information objective.
Hybridation de première génération
L'hybridation en première génération ou
hybride F1 est une technique très répandue pour obtenir des semences et plants ayant des hautes performances . On bénificie ainsi de la vigueur hybride ou
hétérosis, ainsi que d'autres caractères éventuellement comme la stérilité des produits. Les plants obtenus ne sont pas dans ce cas destiné à être employés à nouveau pour produire la génération suivante. Il ne s'agit donc pas à proprement parler de culture sélective.
Voir aussi
Liens externes