Livre I
Dans le premier Livre, consacré aux erreurs des sens, Malebranche commence par poser en
philosophe chrétien que la liberté, c’est à dire le mauvais usage de la volonté, est la véritable cause de nos erreurs.
Puis, il analyse les erreurs de la vue à l’égard de l’étendue en soi, les erreurs des yeux touchant les figures (les limites de la perception concernant les plus petites et l’inexactitude concernant les grandes), les erreurs visuelles concernant la grandeur ou la vitesse du mouvement considéré en soi ainsi que le repos. Puis il passe au erreurs touchant les qualités sensibles. Ici, Malebranche montre que se sont les faux jugements qui accompagnent nos sensations et que nous confondons avec elles, qui sont la cause de ses erreurs, et non la sensation elle-même.
Dans le chapitre , Malebranche montre que les erreurs des sens nous servent de principes généraux pour tirer de fausses conclusions qui servent de principes à leur tour. Il en déduit que les formes substantielles et autres erreurs de la scolastique en furent la conséquence.
En morale, il pense que les sens n’offrent que de faux biens, lesquels sont l’origine des erreurs des épicuriens et des stoïciens qui préfèrent ses faux biens à Dieu, le seul Bien.
Les sens sont donc l’origine d’erreurs dont les conséquences vont bien au-delà de la sensation et s’étendent aux domaines de la connaissance et de la morale.
En conclusion du Livre I, Malebranche pense que nous devons douter de ce que nos sens nous rapportent et autant que possible limiter leur usage à la conservation de notre corps.
Livre II
Livre III
Livre IV
Livre V
Livre VI
Éclaircissements