Sa rédaction est extrêmement lente. La neuvième édition — dont la rédaction a commencé en 1972, sous la direction de Maurice Druon puis Hélène Carrère d'Encausse avec une publication du premier tome en 1992 — n'en est, en mars 2007, qu'au mot « périodiquement ». On ne sait donc pas encore si « remue-méninges » et « sérendipité » sont ou ne sont pas des mots français.
Il n'y a pas d'actualisation de cette rédaction. Si le mot « créativité » n'avait pas été admis — à la suite de l'intervention de Louis Armand — dans la neuvième édition, ce ne serait toujours pas un mot français. Et il n'aurait quelques chances de le devenir qu'à l'occasion de la dixième édition dont il n'est pas possible aujourd'hui de prévoir la date.
Sa diffusion — qui, avant Internet, était confidentielle et en faisait un dictionnaire introuvable et mythique — a fait un bond prodigieux avec sa mise en ligne. C'est maintenant un dictionnaire de langue accessible à tous.