Indicateurs de qualité
Ils relèvent du domaine de la
chimie, de la
physique et de la
biologie, avec trois composantes majeures :
- physico-chimie ;
- écologie
- hydromorphologie.
Ils relèvent aussi de l'écologie du paysage, à l'échelle des
bassins versants et pour les aspects souterrains des « masses d'eau ». Pour les eaux de surface, les États doivent ainsi décrire la qualité physique de tronçons fonctionnellement homogènes de cours d'eau en évaluant les composantes physiques de leurs éléments :
- lit majeur (plaine d'inondation),
- lit mineur,
- berges et ripisylves,
- hydrologie.
La qualité est évaluée par comparaison à un état de référence, à définir dans chaque bassin versant.
Gestion restauratoire
Dans un délai maximal de neuf ans suivant la date d'entrée en vigueur de la Directive, chaque
district hydrographique (certains étant international) doit produire un
« Plan de gestion » s'appuyant sur l'état des lieux (résultats des analyses et études de la phase I).
Ce plan de gestion doit être en mesure de
- - prévenir la détérioration, améliorer et restaurer l'état des masses d'eau de surface, atteindre un bon état chimique et écologique de celles-ci, ainsi que réduire la pollution due aux rejets et émissions de substances dangereuses;
- - protéger, améliorer et restaurer les eaux souterraines, prévenir leur pollution, leur détérioration et assurer un équilibre entre leurs captages et leur renouvellement;
- - préserver (restaurer le cas échéant) les zones protégées.
Un délai de quinze ans (à partir de l'entrée en vigueur de la directive) est prévu pour atteindre les objectifs de bonne qualité écologique, avec des dérogations possibles dans des conditions précisées par la directive. Une pollution accidentelle temporaire de l'eau ne sera pas retenue comme infraction à la Directive si elle était imprévisibles, induite par un accident, une cause naturelle ou un cas de force majeure.
Implications financières et légales
Dès 2010, chaque États-membre de l'UE devra par une tarification appropriée inciter à économiser les ressources en eau et récupérer les coûts des services liés à l'utilisation de l'eau (dont coûts pour l'environnement et les ressources). Il devra aussi édicter des sanctions effectives, «
proportionnées et dissuasives » en cas violation de la directive-cadre.
Une liste de polluants prioritaires est inscrite en annexe X de la directive-cadre, qui feront l'objet d'une surveillance particulière.
Prochaines étapes législatives, et perspectives
En 2007, l'UE constate
[Source ; Communication de la Commission au Parlement sur la première étape de la mise en œuvre de la directive 2000/60/CE ]
une
« transposition médiocre », une coopération internationale insuffisante (même si elle félicite les avancées pour le bassin du
Danube. L'UE déplore aussi une
« absence d’analyse économique » qui sont les premières lacunes identifiées.
Avant 2010, les états membres doivent produire et adopter leurs premiers plans de gestion de bassins hydrographiques.
Par ailleurs, la directive cadre avait reconnu et identifié quatre domaines où il fallait de nouveaux textes législatifs spécifiques:
- les eaux souterraines (cf. Article 17 de la DCE);
Une nouvelle directive sur les eaux souterraines
[Directive 2006/118/CE (JO L 372 du 27.12.2006, p. 19).] a été récemment adoptée par le Parlement européen et le Conseil,
- les substances prioritaires ; Substances chimiques polluant principalement les eaux de surface et touchant l'ensemble de l'UE. (cf. article 16 de la DCE)
Une proposition
[Proposition [COM(2006) 397 final du 17 juillet 2006]] de directive relative aux substances prioritaires est encore en cours de négociation en 2007.
Une proposition
[COM(2006) 15 final du 18.1.2006] de directive concernant l'évaluation et la gestion des inondations est à l'étude en 2007.
Une proposition
[COM(2005) 505 final du 24.10.2005.] de
directive-cadre sur la stratégie pour la protection du milieu marin est à l'étude.
Les perturbateurs endocriniens pourraient faire l'objet d'une attention plus soutenue dans les années à venir.
Voir aussi
Liens externes
Notes et références