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Dernière modification: 2007-11-04
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svFrançois Arago
Catégorie: Astronome français Physicien français Polytechnicien Personnalité de l'optique Membre de l'Académie des sciences (France) Membre étranger de la Royal Society Membre de la Société philomathique de Paris Membre de l'Assemblée constituante de 1848 Membre de la Royal Society of Edinburgh Personnalité politique de la monarchie de Juillet Opposant à la Monarchie de Juillet Opposant au Second Empire Ministre de la Deuxième République Ministre français de la Guerre Antiesclavagiste Naissance en 1786 Décès en 1853 Savants de la Tour Eiffel

François Arago

François Arago

François Arago

François Jean Dominique Arago (26 février 1786, Estagel, Roussillon2 octobre 1853, Paris) est un astronome, physicien et homme politique français.

Il était l'un des quatre frères Arago :

  • François Arago, (1786 - 1853), savant et homme politique, le plus célèbre des quatre ;
  • Jean Arago, (1788 - 1836), général au service du Mexique ;
  • Jacques Arago (1790 - 1855), écrivain et explorateur ;
  • Étienne Arago, (1802 - 1892), écrivain et homme politique.

1 Biographie
2 L'expérience d'Arago (1810), et ses travaux en optique
3 Autres travaux
4 Carrière politique
5 Hommages

Biographie

Il fait ses études à l'École polytechnique (Promotion X1803), à Paris. À la fin de ses études, il est envoyé en Espagne pour terminer le relevé du méridien de Paris. Pris dans la guerre en Espagne, il est fait prisonnier, s'évade plusieurs fois, et rentre à Paris en héros trois ans plus tard. Cette gloire lui permet d'être élu membre de l'Académie des sciences à seulement vingt-trois ans et nommé professeur de géométrie analytique et de géodésie à l'École polytechnique (1809-1830), succédant à Monge. Il installe ses appartements au sein même de l'Observatoire de Paris, dont il a été directeur et qui lui servira de foyer jusqu'à sa mort. Il fut nommé examinateur du corps royal du génie en 1822Ordonnance du roi qui nomme à l'emploi d'examinateur du corps royal d'artillerie et à celui d'examinateur du corps royal du génie du 18 mai 1822..

L'expérience d'Arago (1810), et ses travaux en optique

Les premiers travaux de physique d'Arago concernent l'optique. Il fait en 1810 une expérience importante (qu'il ne consignera par écrit que trente ans plus tard): il s'agissait de mesurer la vitesse de la lumière venant des étoiles, en comparant la valeur le matin à 6h et le soir à 18h. Etant donné qu'on n'observe pas d'étoiles pendant la journée, Arago faisait son expérience à ces heures-là. A 6h, quand on observe une étoile au zénith, la Terre s'en approche, on devrait mesurer c + V, où V est la vitesse de rotation de la Terre autour du Soleil; à 18h, pour une autre étoile au zénith, la Terre s'en éloigne, on devrait mesurer c - V. Or l'expérience est négative, on mesure c dans les deux cas: on ne peut mettre en évidence par une expérience terrestre le mouvement de la Terre autour du Soleil. Cette expérience ouvrira la voie à la théorie de la relativité.

Arago, d'abord adepte de la théorie corpusculaire de la lumière, est convaincu par la théorie ondulatoire de son collègue Fresnel, qu'il aidera pour faire ses expériences à l'Observatoire ou présenter ses résultats à l'Académie des sciences. Avec Biot, il détermine l'indice de réfraction de l'air et d'autres gaz.

Autres travaux

Buste par David d'Angers

Buste par David d'Angers

En 1825, il est chargé avec Dulong de déterminer la tension de la vapeur d'eau à des pressions dépassant 30 atm. Ses autres études sont consacrées à l'astronomie, au magnétisme et à la polarisation de la lumière. Il détermine, par exemple, le diamètre des planètes et a expliqué entre autres la scintillationss des étoiles à l'aide du phénomène des interférence.

Touche à tout, il se mêle aux expériences de mesure de la vitesse du son et étudie les cuves sous pression. Il fait creuser le premier puits à Paris, dans l'actuel quinzième arrondissement. Il inspire à Foucault son expérience des miroirs tournants, qui permettra de mesurer la vitesse de la lumière avec précision. Il promeut la photographie alors naissante en soutenant le daguerréotype mis au point par Daguerre. Directeur de l'Observatoire, secrétaire de l'Académie des sciences, il est un orateur redoutable, capable de défaire les plus brillants contradicteurs. Il est aussi un grand pédagogue et un vulgarisateur scientifique au sens noble du terme. Afin de faire connaître les travaux de l'Académie des Sciences, il crée en 1835 les Comptes-rendus de l'Académie des Sciences, qui existent toujours: avant Arago, il n'y avait pas de transcription écrite des séances de l'Académie. Il dirige aussi un cours public d'astronomie populaire qui ne désemplit pas. On vient des quatre coins de la France pour l'entendre.

Carrière politique

Arago a aussi joué un grand rôle politique. Il fut pendant la monarchie de Juillet une des figures du parti républicain. Après la révolution de 1848, il a été ministre de la Guerre et de la Marine dans le gouvernement provisoire de la Seconde République, mis en place par Lamartine puis président de la Commission exécutive, assumant de fait durant un mois et demi une charge proche de celle de Chef de l'état. Il a contribué à ce titre à l'abolition de l'esclavage dans les colonies françaises. Il refuse par la suite de préter à Louis-Napoléon Bonaparte le serment de fidélité exigé des fonctionnaires et préfère démissionner de son poste au Bureau des Longitudes. Le Prince-Président refuse sa démission. Après le Coup d'état de 1852 qui aboutit à la création du Second Empire, il démissionne de ses fonctions. Napoléon III demande à ce qu'il ne soit pas inquiété. Malade, souffrant de diabète et de diverses affections, Arago meurt l'année suivante.

La Royal Society lui décerne la médaille Copley en 1825, puis la Médaille Rumford en 1850.

Hommages

Lien externe

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