Gares de voyageurs
Les gares de voyageurs sont de taille très variables.

Bâtiment-Voyageurs de Saint-Germain-Grande-Ceinture, rénovée en 2004
Les gares peu importantes, qui constituent un simple point d'arrêt, souvent sans personnel permanent, sont appelées « haltes » ou 'points d'arrêt'.
Les gares principales situées dans les grandes villes sont des lieux d'échange entre le mode ferroviaire et les divers modes de transport urbains (bus, tramway, métro); on les appelle alors pôles d'échanges. Elles voient passer quotidiennement un nombre considérable de personnes, tant voyageurs que chalands venant fréquenter les nombreux commerces qui s'y sont souvent installés. Dans certains pays, elles sont gérées par des sociétés distinctes, souvent filiales, des entreprises ferroviaires. C'est le cas, par exemple en Italie de la société Grandi Stazioni, filiale des Ferrovie dello Stato, qui a récemment réaménagé et modernisé la gare Termini de Rome, en en faisant un véritable centre commercial.

Exemple d'archtecture ferroviaire du XIXe siècle : vitraux de la gare Abando de Bilbao
(
Pays basque,
Espagne)
Ces gares sont souvent des monuments, parfois classés, de l'
architecture du ; un renouveau dans l'architecture des gares est intervenu avec la construction des lignes nouvelles ; cf. notamment en
France la
gare de Lyon-Saint-Exupéry TGV dessinée par l'
architecte catalan Santiago Calatrava.
On distinguera deux types de gares de voyageurs :

Gare terminus de Tanger (right|250px
;Les gares terminus : Le bâtiment est généralement au bout des quais, il est composé symétriquement : un côté pour les départs, et l'autre pour les arrivées.
- Exemples : les gares parisiennes, la gare Lille-Flandres, la gare de Brest, la Gare de Marseille St Charles, La Gare du Havre, etc.
;Les gares de passage :Le bâtiment est généralement le long des voies, du côté orienté vers le centre de l'agglomération. On accède aux quais par une passerelle ou un souterrain. Il arrive qu'il soit placé au dessus des quais (exemple de la
gare des Bénédictins à Limoges). Les installations d'accueil des voyageurs peuvent aussi se trouver sous les quais, comme à
Lyon-Part-Dieu.
- Exemples : la gare Lille-Europe, la gare de la Part-Dieu, les nouvelles gares sur lignes à grande vitesse, etc.
Gares de marchandises
Aux débuts du chemin de fer, les gares de marchandises assuraient la totalité du traitement du trafic de marchandises. Elles étaient dotées de halles à marchandises et de vastes cours de débord, dans lesquelles s'opérait le transbordement des chargements entre les wagons et les véhicules routiers assurant la livraison terminale vers les installations des clients (expéditeurs ou destinataires).
A notre époque, la plus grande partie du trafic ne se traite plus dans les cours de débord, souvent tombées en désuétude, parfois, notamment dans les banlieues des grandes villes, transformées en aires de stationnement. Le fret se traite pour l'essentiel :
- soit dans des chantiers multimodaux, dans lesquels sont manutentionnés les conteneurs et caisses mobiles utilisés dans le transport combiné rail/route.
- soit dans des embranchements particuliers qui relient directement les installations industrielles (usines, mines, carrières, entrepôts...) au réseau ferré principal,
- soit dans les installations portuaires (voies ferrées desservant directement les quais maritimes ou fluviaux).
Ces embranchements sont de plus en plus très intégrés dans la
logistique des entreprises clientes du chemin de fer, et à ce titre appelées, en France, « installations terminales embranchées » ; elles peuvent englober diverses installations de
manutention destinées à faciliter le transfert des marchandises : grues à portiques,
bandes transporteuses, siloss, etc. Les voies ferrées elles-mêmes peuvent dans certains cas représenter des longueurs considérables.
Un cas particulier est celui des gares de triage, dont la fonction est d'assurer la recomposition des trains dits du lotissement, c'est-à-dire des trains qui acheminent les « wagons isolés ».
Reconversion

Gare de Scry (Mettet) en Belgique
De nos jours, un grand nombre de particuliers ont la possibilité de racheter et de restaurer une gare, laissée à l'abandon. Voici l'exemple de l'ancienne gare de Scry admirablement rénovée et que vous pouvez admirer ci-contre.
Cette opportunité permet ainsi à de tristes bâtiments de retrouver leur cachet d'antan grâce à ces particuliers qui quelque part contribuent à la conservation du patrimoine du passé.
Patrimoine qui, sous d'autres circonstances, aurait pu subir une fin bien moins agréable.
Voir aussi
Liens internes
Liens externes
Bibliographie
- Michel RAGON, l'architecture des gares, ed. Denoël, Paris, 1984. ISBN 2-207-23031-7
Sources, notes et références