Considérations selon les pays
Les Gens du voyage en France
Depuis le Moyen Âge de très nombreuses familles originaires de différentes régions de France ont développé des activités économiques liées à la mobilité : colporteurs, mercenaires et travailleurs saisonniers...
Les réfugiés de Petite Égypte[Rappelons l'histoire singulière de ces sédentaires indiens raptés au début du , embarqués par des nomades Turcs dans une guerre de conquête en tant qu'esclaves militaires puis sédentarisés en Anatolie près de cinquante ans plus tard. Certains d'entre eux installés vers la fin du dans les comptoirs Vénitiens et dans l'Empire Byzantin en tant qu'artisans ou militaires sont forcés de s'exiler à nouveau au moment de l'arrivée des Ottomans à la fin du . L'histoire de cette communauté en Europe remonte au 15ème siècle. Les premiers voyageurs étaient dotés d'une certaine aura de respectabilité et de noblesse. En 1427, la centaines de voyageurs se présentent souvent comme des pèlerins. Ils obtiennent des lettres de protection de monarques. Eu 15ème et 16ème siècle, les tsiganes d'Europe sont protégés par des princes de Hongrie, Bohême, Pologne, France. L'opinion manifeste alors à leur égard un mélange de tolérance et de crainte respectueuse. Mais peu à peu, les gens du voyage furent dénoncés comme trublions à l'ordre social, 'abuseurs de gens'. Ceux qui arrivèrent en Allemagne, en Italie et en France (Sinté/Manus), furent contraints, d'expulsions en expulsions, de trouver des stratégies de subsistance au travers de l'itinérance. Le destin de leurs frères dans les Balkans (Rroms) et dans la Péninsule Ibérique (Kalé-« Gitans ») fut très différents et ils sont quant à eux très majoritairement sédentaires. Rroms et Kalé ne sont donc pas des « Gens du voyage ».], arrivés en France au début , adoptèrent également, par nécessité économique, ce type de vie. D'abord en tant qu'entreprises de guerre au service des grands seigneurs féodaux, puis, suite à l'interdiction par Louis XIV de la guerre privée et à la Déclaration du Roy contre les Bohèmes en 1682, contraints de se cacher et de circuler, ils trouvèrent une reconversion dans les services saisonniers et le commerce ambulant.
À la fin de la guerre de 1870, de nombreux Yéniches d'Alsace ont opté pour la France et sont venus également se joindre à la masse des familles vivant une vie structurée autour de l'itinérance.
Ce sont toutes ces familles que l'on regroupe aujourd'hui en France sous l'appellation « Gens du voyage ». Ils sont entre 400.000 et 500.000, nombre considérable par rapport aux quelque 5.000 Yéniches itinérants en Suisse ou aux 15.000 Travellers irlandais ou « Pavee » comme ils se nomment eux-mêmes.
Voir également l'article : Migration des Rroms de l'Inde à l'Europe
La loi française
Jusqu'en 2000, la loi Besson du 31 mai 1990 obligeait les villes de plus de 5 000 habitants à prévoir des emplacements de séjour pour les nomades.
La loi n°2000-614 du 5 juillet 2000 définit à présent les règles .
En mars 2003, la loi sur la sécurité intérieure a restreint les droits des gens du voyage concernant l'occupation de terrains.[1] 
Sédentarisation
La notion de sédentarisation lorsqu'elle est appliquée aux Gens du Voyage peut laisser penser qu'une famille ne voyageant plus devient de facto sédentaire. Hors il n'en est rien, si ce n'est que cela tend à laisser croire qu'elle s'insère enfin dans la 'norme'. Mais dans les faits, les gens du voyage qualifiés de 'sédentarisés' continuent d'avoir des ancrages forts dans le monde du voyage. Il est fréquent que des familles ayant quitté le voyage pendant quelque temps le reprennent, ou encore que leurs enfants, adultes et mariés, reprennent à leur tour la mobilité. Il s'agit d'une des raisons amenant à de la prudence lorsqu'il faut qualifier le mode de vie des gens du voyage.
Voir aussi
Actualités
- [1]
: Les actualités sur les gens du voyage
Articles connexes
Bibliographie
- Daniel Merchat, Accueil et stationnement des gens du voyage Éditions Le Moniteur Paris 2001
- Emmanuel Aubin, La Commune et les gens du voyage, Éditions Berger-Levrault Paris 2003
Sur le Web
Notes et références