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Dernière modification: 2007-11-29
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fiCarrefour
svCarrefour
Catégorie: Entreprise de grande distribution française Multinationale ayant son siège à Paris Entreprise fondée en 1959

Groupe Carrefour


(26, quai Michelet) |personnages-clés = José Luis Duran (Président du directoire)
Robert Halley (président du conseil de surveillance) |actionnaires = Famille Halley 13,03 %, Blue Capital 9,09 %, Salariés 1,41 % |secteurs d'activités = Grande Distribution |filiales = Champion, Ed, Dia, Shopi, Supermarchés GB |concurrents = Au niveau mondial : Wal-Mart - Tesco - Metro AG
En France particulièrement : Auchan - Casino - E.Leclerc |effectif = (2006) |capitalisation boursière = 32,7 Mds (2006) |fonds propres = 10,503 Mds (2006) |dette = 6,309 Mds (2006) |chiffre d'affaires = 77,9 Mds (2006) |résultat net = 2,269 Mds |site web = www.carrefour.com Liens externes }}
Carrefour à Punaauia, Tahiti

Carrefour à Punaauia, Tahiti

Carrefour () est un groupe français du secteur de la grande distribution, 2 mondial derrière l’américain Wal-Mart. Créé en 1959 à Annecy, il est présent en Europe, en Amérique du Sud et en Asie, ainsi que dans d’autres zones du monde sous forme de partenariat local.

Pionnier du concept d’hypermarché en 1963D’après l’encyclopédie de la grande distribution Distripedie, 16/04/2007 , il est également présent dans d’autres formats de la grande distribution, essentiellement les supermarchés et le maxidiscompte (hard-discount). Hormis Carrefour, le groupe exploite d’autres enseignes, aussi bien internationales comme Champion et Dia, que locales telles GS, Supermarchés GB, Norte, Shopi ou 8 à Huit.

En 1999, l’entreprise a fusionné avec le groupe français Promodès, l’un de ses principaux concurrents, et est ainsi devenu le numéro 1 européen de la grande distribution.

Le Groupe Carrefour a publié en 2006 un chiffre d’affaires de 77,9 milliards d’euros HT. Fin 2006, il possédait magasins en propre et sous enseignes (en incluant les franchisés et les partenaires). Il employait plus de salariés et était le premier employeur privé de France.

1 Historique
2 Métiers du groupe
3 Le groupe dans le monde
4 Stratégie du groupe
5 Direction de l’entreprise
6 Les employés et leurs conditions de travail
7 Données financières
8 Carrefour et la chaîne de partage de valeur
9 Controverses et polémiques sur Carrefour
10 Historique et analyse du logotype et du nom
11 Marques de distributeur
12 Principaux concurrents
13 Notes et références
14 Bibliographie
15 Voir aussi

Historique

1959-1963 : Les premiers pas

Carrefour est né d’une rencontre entre Marcel Fournier, dont la famille est propriétaire d’un grand magasin de nouveautés à Annecy et les frères Jacques et Denis Defforey, dont les familles Badin-Defforey sont propriétaires d’une maison de gros et petits succursalistes à Lagnieu dans l’AinHugues Joublin, L’aventure du premier hyper, L’Expansion, 06/05/1993 . Marcel Fournier est piqué au vif par les intentions de l’épicier de Landerneau Edouard Leclerc, venu à Annecy à la bourse du travail en novembre 1959 pour faire part de son expérience, qui a déclaré vouloir s’implanter dans la ville. Il prend rapidement contact avec la maison Badin-Defforey pour son approvisionnement en produits alimentaires et ouvre, dès janvier 1960 une épicerie dans le petit sous-sol de son magasin de mercerie rue Vaugelas. Ce sera un franc-succès mais aussi le besoin de grandir qui sera concrétisé par l’ouverture d’un supermarché, en juin 1960, au carrefour de l’Avenue Parmelan et de l’avenue André Theuriet et par une association avec les familles Badin-Defforey pour leurs participations tant en savoir faire qu’en capitaux. Ce magasin prendra comme enseigne Carrefour du nom de l’immeuble dans lequel se trouve le magasinHélène Vermarre, Et le « commerce moderne » fut, Le Dauphiné, 07/09/2005, p.20 . Il perdurera jusqu’au début des années 1970, alors que le nouvel hypermarché de l’avenue de Genève est déjà ouvert ! On y trouvera même quelques un des premiers produits libres Carrefour. Il sera suivi au mois de mai 1963 par l'ouverture d'un second magasin à Cran-Gevrier.

C’est lors d’un séminaire de Bernardo Trujillo, le « pape de la distribution moderne », aux États-Unis, que Marcel Fournier et Denis Defforey puisent leur inspiration. Le , Carrefour met en œuvre pour la première fois le concept d’hypermarché (bien que le terme ne soit créé qu’en 1966 par le fondateur de la revue Livre-Service Actualités) en ouvrant le premier dans la région parisienne à Sainte-Geneviève-des-Bois. Celui-ci regroupe les préceptes du théoricien américain : vaste choix, large place à la voiture, dramatisation du lieu de vente, bas prix… Ainsi la superficie est de et 400 places de parking. Ce concept novateur de magasin, jugé avec suspicion, se révélera en fait un succès, parce que répondant à la consommation de masse qui se développe en France. Le quatrième magasin ouvert la même année est un supermarché à Villeurbanne en plein centre villeJean-François Berlanger, Rhône-Alpes/Villeurbanne : Cure de rajeunissement pour Carrefour, Points de vente, n°1007, 3/09/2007, p.34'' (agrandi en hypermarché plus tard) et le cinquième sera un hypermarché aux dimensions démesurées pour 1966 dans la banlieue lyonnaise à Vénissieux.

Le concept du départ : « Un homme, un terrain »…

1963-1985 : Le temps des entrepreneurs

Les premières années, celles de la création et des pionniers est maintenant passée et c’est le développement du concept qui s’impose, toujours sous le contrôle de leur dirigeants-actionnaires, les Deforrey-Fournier. Pendant toute cette période de forte croissance de la grande distribution, ils vont faire croître leur entreprise en s’impliquant directement dans la gestion du groupe, en ce sens on peut alors parler du temps des entrepreneurs.

Profitant de l’engouement des consommateurs pour cette nouvelle forme de commerce, l’entreprise se développe rapidement, en se finançant notamment grâce à la trésorerie engrangée entre le passage en caisse - assez rapide - et le paiement à plusieurs semaines des fournisseurs. De PME elle devient vite un petit groupe, et le 16 juin 1970, Carrefour fait son entrée à la Bourse de Paris.

Le groupe croit donc vite, ce à l’image de la grande distribution en général en France. Et bientôt des voix s’élèvent contre le développement des grandes surfaces, notamment celles des petits commerçants, alors une importante force électorale, par la voix de leur syndicat (CID-UNATI)Étude sous l’égide de l’École Normale Supérieure intitulée les soldes de la loi Raffarin, page 15. En 1973 est donc votée la loi Royer, qui limite les ouvertures de magasins, en les faisant valider par des commissions départementales d’urbanisme commercial. Parallèlement à son développement en France, la société explore de nouveaux marchés et implante des hypermarchés en Belgique en 1969, en Espagne (Barcelone) en 1973, au Brésil en 1975 ou encore en Argentine en 1982.

Le développement par ouverture de magasins est une chose mais Carrefour entend capitaliser sur son poids pour vendre ses propres produits, plus rentables. En 1976, il met dans ses rayons une ligne de produits dits libres, ne portant pas de marque, avec un packaging sobre et une promotion axée sur la composition avec des prix permanents. Ces produits prendront finalement la marque de distributeur Carrefour en 1985, suite à la mise sur le marché de produits concurrents sans marque par les magasins Continent respectant un cahier des charges différents et qui brouillaient l'image de ces produits. Le groupe développe par ailleurs une déclinaison de sa marque à d’autres métiers au cours des années suivantes. En 1981 est lancée la carte Pass, un moyen de paiement propre au groupe, en 1984 sont créés les Assurances Carrefour. Enfin en 1991, Vacances Carrefour sont créés.

1985-1998 : D’une grosse entreprise familiale à un géant multinational

Après un ralentissement dans la croissance du groupe au début des années 1980, en partie à cause de désaccords au sein des familles historiques, il est décidé en 1985 de nommer pour la première fois un dirigeant extérieur au groupe, Michel Bon, alors l’un des principaux responsables du Crédit agricole, un énarque dans une famille d’entrepreneurs. Il devient le PDG en 1990. Le groupe s’implante à Taïwan dès 1989 et en Grèce et en Turquie en 1991. Carrefour va alors définitivement changer de profil, d’une grosse entreprise encore familiale à une grande société française.

Jusqu’alors focalisé essentiellement sur la croissance interne, Carrefour va effectuer en 1991 deux acquisitions d’importance en l’espace de quelques mois. En , Carrefour rachète pour 1,05 milliard de francs (160 millions d’euros) le groupe languedocien Montlaur suite à une décision du Tribunal de commerce de MontpellierLe raid de Carrefour, L’Humanité, 26/03/1991 . Cette entreprise avait en effet précédemment déposé le bilan, suite à une gestion hasardeuse. Quelques mois plus tard, le , Carrefour déclare son intention de racheter son concurrent Euromarché (et notamment 77 hypermarchés) pour 5 milliards de francsReuters, Company news : Carrefour of France To Buy Euromarche, New York Times, 25/06/1991 }}, ce qu’il fera dès l’année suivante. Euromarché avait elle-même participé à ce mouvement de concentration en ayant absorbé entre 1980 et 1992 de nombreuses enseignes régionales françaises : Escale, Berthier, Sabeco, Disque Bleu, SND, GEM, Sodima1968-1992 Ci git Euromarché, Linéaires, n°59, avril 1992.

Michel Bon quitte le groupe fin 1992 pour être remplacé par Daniel Bernard, qui a fait toute sa carrière dans la grande distribution jusqu’ici PDG de Metro AG, le géant allemand du secteur. Peu de temps après son arrivée, il solde les participations acquises dans Castorama et dans But, avec des plus-values respectivement de 1,9 milliards de francs et 225 millions (soit environ 290 millions € et 34 millions d’euros)La Vérité sur Carrefour, l’épicier planétaire aux 2 millions de clients par jour, voir bibliographie et met fin aux quelques diversifications du groupe pour mieux se consacrer au cœur de métier. Sous son mandat, le groupe va véritablement prendre sa dimension internationale et s’implante :

  • En 1993, en Italie et en Turquie
  • En 1994, au Mexique et en Malaisie
  • En 1995, en Chine
  • En 1996, en Thaïlande, en Corée du Sud et à Hong Kong
  • En 1997, à Singapour et en Pologne
  • En 1998, en Colombie, au Chili et en Indonésie

1998-2000 : Croissance externe

En 1998, Carrefour rachète Comptoirs Modernes, dans lequel il détenait auparavant 22,4 % et met ainsi la main sur environ 500 supermarchés à l’enseigne Stoc. Ce faisant, Carrefour intègre le format supermarché, dans lequel il était encore très peu présentArticle issu de la Tribune du . Suite à cette opération de 19 milliards de francs français (environ 2,9 milliards d’euros), le groupe français passe de la sixième à la quatrième place mondiale en devançant Metro et Sears.

’année suivante, en 1999, Carrefour et Promodès annoncent leur fusion pour donner naissance au premier groupe européen et au deuxième groupe mondial de distribution, après Wal-Mart, en partie par crainte d’une OPA hostile de ce groupe américain sur l’une des seules entreprises françaises du secteur dont le capital n’était pas entièrement verrouillé. À cette occasion, la famille de Paul-Louis Halley, patron de Promodès, devient le premier actionnaire du groupe avec 13 %. La société Promodis (future Promodès) a été créée en 1961 par la fusion des entreprises de deux familles normandes de grossistes dirigées par Paul-Auguste Halley et Léonor Duval-Lemonnier.

rationalisation des enseignes a alors été effectuée. Par exemple, les hypermarchés français Continent de Promodès vont prendre l’enseigne Carrefour. À l’inverse les supermarchés Stoc de Carrefour y deviennent des supermarchés Champion. Cette stratégie d’enseignes, illustre à la fois la prééminence dans chacun des domaines (Carrefour pour l’Hyper, Champion pour le Super) et le fait que ce soit une fusion et non l’absorption de l’un par l’autre. Dans les faits, l’intégration et l’homogénéisation des deux groupes se révélera un peu plus difficile que prévues.

Clin d’œil de l’histoire, Promodès avait ouvert ses premiers hypers en franchise sous l’enseigne Carrefour, avant de créer sa propre enseigne Continent. (Cora avait fait la même chose !).

2001-2004 : Un groupe dans la tourmente

D’une part occupé et grisé par une fusion effectuée au sommet des valorisations de la distribution et d’autre part accélérant son développement à l’étranger, Carrefour n’a pas vu une menace peser sur la zone France, principale contributrice à ses résultats. Du fait de prix peu compétitifs sur le marché français, le groupe a perdu des parts de marché et donc du chiffre d’affaires et de la marge. Ainsi, le groupe publie des résultats jugés peu attrayants et perd peu à peu la confiance des marchés financiers au cours des premières années de la décennie 2000.

De fait, le groupe perd de sa valorisation boursière,au point de faire l’objet de rumeurs d’OPA par son concurrent Tesco début 2005, qui s'ajoutent aux rumeurs récurrentes d’OPA de la part de Wal-Mart, d’autant plus persistantes que le capital de Carrefour est éclaté.

En 2005, Daniel Bernard est remplacé par José Luis Duran, sous la surveillance de Luc Vandevelde, alors homme de confiance de la famille Halley.

2005- : Le recentrage

Dès 2005, le nouveau PDG annonce la cession de nombreuses activités situées dans des pays déficitaires, peu rentables ou pour lesquelles le groupe n’a pas de puissance suffisante, en fait n'est pas dans les trois premiers. Ainsi, Carrefour va ainsi quitter le Mexique, le Japon et la République Tchèque. À l’inverse, le groupe doit se renforcer fortement dans certains pays, notamment la Chine, la Turquie ou le Brésil, où il accélère l’ouverture de nouveaux magasins. De cette manière, le groupe privilégie certains pays-cibles plutôt que disperser ses investissements.

Le , dans une interview au Figaro, José-Luis Duran évoque l’avenir et la stratégie de Carrefour et reconnaît explorer des pistes en Russie et en Inde ainsi que ne pas envisager d’opérations financières lourdes du type du rapprochement avec Promodès. Par ailleurs, il indique que le groupe souhaite développer son offre dans de nouveaux services.

En 2005, le groupe vend ses magasins au Japon et au Mexique.

En 2006, le groupe vend ses supermarchés Champion en Chine, mais pour concentrer ses efforts sur les Hypermarchés et le hard discount.

En 2007 :

  • Le 23 avril, renforcement au Brésil avec l'acquisition pour 825 millions € du groupe Atacadeo d’hypermarchés discount (34 magasins dont 17 dans l’État de São Paulo), devenant leader de la distribution alimentaire dans le paysGroupe Carrefour, Le groupe Carrefour annonce une acquisition majeur au Brésil, www.carrefour.com, 23/04/2007 .
  • Le 28 avril, vente de la société Carrefour Corée en Corée du Sud.
  • Le 1 juin, vente des hypermarchés Carrefour en Slovaquie.
  • Le 29 juin, acquisition en Pologne de neuf hypermarchés Ahold.
  • Le 16 juillet, acquisition en Espagne de l'enseigne hard discount Tengelmann.
  • Le 27 juillet, vente des hypermarchés au Portugal, mais le groupe conserve ses magasins hard discount.
  • Le 22 août, vente pour 287 millions € des douze hypermarchés en Suisse (CA : 504 millions € en 2006, 1,1 % de part de marché, employés).

Avec l’entrée en force au capital de Blue Capital, qui réunit la société du fonds américain Colony Capital et le groupe Arnault (10 % du capital), un vif débat stratégique naît sur l’opportunité d’externaliser ou non le patrimoine immobilier du groupe. Lors de l’assemblée générale, Inde et Russie ont été désignés comme nouvelles cibles d’implantation pour 2008www.journaldunet.com Liens externes.

Métiers du groupe

Carrefour intervient sur une grande partie des formats de la grande distributionLes descriptions des métiers sont issues des rapports annuels du groupe Carrefour et du site internet institutionnel Carrefour.com :

Hypermarché

]]Le format hypermarché représente le cœur de métier historique du groupe et compte encore en 2006 pour près de 60 % du chiffre d’affaires total. Il est présent sur l’ensemble des pays du groupe sous l’enseigne unique Carrefour, et est représenté par plus de 1000 magasins depuis fin 2006.

Les hypermarchés du groupe sont de dimension supérieure à pour atteindre jusqu’à (Carrefour Portet-sur-Garonne, en France), ceci pour une moyenne de . Ils proposent de à références et emploient de 250 à 750 employés. Destinés à une zone de chalandise très large, ils représentent la conception du « tout sous le même toit » ainsi que la définition initiale de la grande distribution : nombreuses places de stationnement, spectacle permanent, bas prix…

Depuis 1998, date du 35 anniversaire des hypermarchés Carrefour, est organisé chaque année une opération commerciale simultanée dans le monde entier sous le nom du Mois Carrefour. Il s’agissait alors de la première opération transnationale de l’enseigne Carrefour et mettant en œuvre à grande échelle les moyens du groupe.

Fin 2006, le nombre du millier d’unités dans le monde a été atteint, avec l’ouverture d’un hypermarché à Tongzhou en Chine Le figaro - En Chine, Carrefour ouvre son 1000 hyper Liens externes.

Supermarché

Magasins de taille inférieurs à la première catégorie, pour la plupart de moins de , les supermarchés du groupe sont présents dans un nombre plus restreint de pays en Europe et en Amérique Latine. Pour le groupe, l’ancrage local et la notoriété sont déterminants pour ce type de formats, raison pour laquelle les enseignes historiques ont été conservées : c’est ainsi le cas de la marque Champion en France, de GB en Belgique, de GS en Italie, Gima et Endi en Turquie, Globi en Pologne ou de Norte en Argentine.

La marque Champion est également utilisée en Espagne, en Pologne, en Grèce ou au Brésil. Après quelques tests, les essais d’extension en Norvège et en Chine ont été abandonnés en 2005 et 2006.

Enfin, la marque Carrefour Express est en développement, pour capitaliser sur la notoriété de l’enseigne Carrefour. Des tests sont actuellement en cours en Pologne et Turquie, alors que la nouvelle marque est déjà implantée en Espagne.

En 2008, le groupe teste une nouvelle enseigne en remplacement des magasins Champion, Carrefour Markethttp://www.editionsduboisbaudry.fr/li/article.php?action=pa&id=33617. Liens externes 6 supermarchés bretons expérimentent ce concept. Il a pour but de fidéliser les clients grâce à une seule marque : Carrefour; tout comme son concurrent Casino

La stratégie commerciale pour les supermarchés du groupe consiste à la fidélisation du client, la carte IRIS pour les supermarchés Champion en étant une illustration.

Maxidiscompte (hard-discount)

Développé initialement après la Seconde Guerre mondiale par les spécialistes allemands Aldi, le format dit hard-discount a été repris par Carrefour à la fin des années 1970.

Ce créneau représente un moteur de croissance pour le groupe, les consommateurs se tournant de plus en plus vers ces magasins proposant des produits à bas prix, notamment grâce à des coûts de structure et des frais de fonctionnement plus faibles que dans les magasins classiques.

Le groupe est présent sur l’activité hard-discount via trois enseignes :

  • Dia comme enseigne internationale (en Espagne, Grèce, Turquie, Argentine et Chine)
  • les magasins Ed en France
  • les magasins Minipreço au Brésil et au Portugal.

Historiquement, l’enseigne Dia est issue de Promodès en Espagne en 1979, alors que Ed est une marque créée dans le giron de Carrefour en France en 1980.

Proximité, cash & carry et autres

parallèle des principaux métiers, le groupe intervient dans les activités suivantes :
Proximité : il s’agit de supérettes et petits magasins, souvent franchisés à des commerçants indépendants (à 93 % en 2005). Cette activité, implantée aussi bien en centre-ville que dans les campagnes, comporte des formats variés de 50 à 900 mètres carrés. Le commerce de proximité du groupe est implanté dans quelques pays européens, à la suite de rachats de concurrents, le métier historique de Carrefour étant l’exploitation de grands formats.
En France, le groupe est présent via Shopi (magasins de 300 à 900 m²), 8 à Huit (magasins citadins de moins de 300 m²), Marché Plus et Proxi (commerces ruraux). En Belgique, il s’agit des enseignes GB Express et Contact GB ; et en Italie de « Di per Di ». En Grèce le format est représenté par 5'Marinoupoulos et Smile Market.
  • Cash & carry : cette activité de vente directe aux professionnels est exercée en France sous la marque Promocash (héritée de Promodès) et en Italie avec Docks Market.
  • Services : Carrefour proposent à sa clientèle des services tels que assurances, voyages, produits financiers, spectacles. Ces services permettent de maximiser la rentabilité de ses installations. Le groupe possède également Carfuel assurant la distribution de carburant, produit d’appel classique dans la grande distribution.
  • Autres : Carrefour possède des activités de vente sur Internet dont Ooshop et Boostore.

Le groupe dans le monde


Le groupe structure ses activités en quatre zones géographiques : la France, le reste de l’Europe, l’Amérique du Sud et l’Asie.

Il est également indirectement présent sous forme de partenariat et franchise auprès d’intervenants locaux dans certains pays (Moyen-Orient, Algérie, Japon pour les plus importants).

Que se soit sous forme de franchise ou directement, Carrefour est présent à fin 2006 dans 29 pays. Il s’est désengagé par le passé d’autres pays comme les États-Unis, ou plus récemment le Chili et le Mexique.

La France est le marché historique ainsi que la principale source de revenus du groupe Carrefour. Du fait de son poids dans le groupe, le pays est considéré comme une des quatre zones géographiques. L’ensemble des métiers du groupe y est représenté.

Le groupe partage avec Auchan la plupart des places du top 2006 des 100 des magasins (avec 43 hypers)Tract CFDT page 7 reprenant le classement Lineaires 2006 Liens externes, dont Carrefour Antibes numéro 2 de la liste avec 317 millions d’euros de chiffre d’affaires, derrière Auchan Vélizy 2. Carrefour Grenoble-Meylan est le plus rentable au mètre carré de la liste, avec €/m².

En France, et pour des raisons historiques, le groupe Carrefour coopère avec de nombreux franchisés ou affiliés exploitant des magasins. Ces franchisés sont pour la plupart hérités de Promodès :

  • Guyenne et GascogneVoir le site de Guyenne et Gascogne Liens externes, premier franchisé Carrefour, est coté sur l’Eurolist d’Euronext et rentre dans la composition du CAC Mid 100.
  • Sogara est une société filiale détenue à 50 % par le groupe Carrefour et 50 % par Guyenne et GascogneVoir le site de Guyenne et Gascogne Liens externes Présentation/Profil. Elle est par ailleurs actionnaire minoritaire à 8,23 % dans Centro Commerciales Carrefour exploitant des magasins en Espagne.
  • Coop Atlantique est une société coopérative de consommation basée à Saintes. Son principal actif est Carcoop, une société détenue à parité avec CarrefourVoir le site de Coopérative Atlantique Liens externes, à la page capital.
  • Provencia est une société franchisée du groupe Carrefour dont les magasins sont principalement situé dans l’est de la région Rhône-AlpesVoir le site de Provencia Liens externes..
  • Altis est une société franchisée Carrefour détenue à parité par le groupe CarrefourVoir document AMF, Groupe Carrefour : Actualisation du document de référence 2005, 09/11/2006. Voir p.30. Pourcentage d’intérêt retenu en consolidation et le groupe espagnol Eroski''Activité au 30/9/2006 : un rythme de commande en forte croissance
'', www.ses-esl.fr, 21/11/2006 .
  • Corema est une société dans laquelle le groupe Carrefour participe à hauteur de 26 % (2003). Il s’agit d’une filiale du groupe Sherpa spécialisé dans le format petit supermarché situé dans les stations de sport d’hiver des alpes. Le groupe livre les 84 magasins de la chaîneCoup d’œil : un sherpa au carrefour, www.Brefonline.com, n°1462, avril 2003 .

Le groupe a racheté deux de ses franchisés français au cours des années 2000 : Europe (hors France)">

Europe (hors France)

Au sein de la zone européenne, trois pays font partie en plus de la France du G4, les quatre grands pays du groupe. À savoir la Belgique, l’Espagne et l’Italie. Carrefour est en plus présent dans sept autres pays.

En 2000, le groupe rachète les 72,5 % de la société GB SA, entreprise alors en difficultés financières. Carrefour avait par ailleurs hérité de 27,5 % de la société de droit belge suite à la fusion avec Promodès. Le Groupe GB exploitait des hypermarchés (enseignes MAXI GB et Bigg’S Continent), des supermarchés (enseignes Super GB, Super GB Partner, Contact GB, UNIC et NOPRI), un supermarché haut de gamme sous l’enseigne ROB et des commerces de proximité GB ExpressDécision de la Commission des Communautés Européennes du 28/09/2000 Liens externes Ce rachat a fait l’objet d’un avis positif de la commission européenne.

Arrivé en Espagne en 1973Christelle Magaud, Le nouveau temple européen de la distribution, Points de vente, 29/10/2007, n°1011, p.36, Carrefour est le leader de la grande distribution dans ce pays. Les magasins du groupe, créés à l’origine en partenariat 50/50 avec le groupe Radar y ont longtemps porté l’enseigne Pryca, pour PRecio Y CAlidad (prix et qualité). Carrefour reprend le contrôle total de cette entité (ainsi que de ED en France), quand le groupe Radar (ex Docks Rémois) disparaît.

La fusion de Carrefour et Promodès en 1999, s’avère le moment propice pour regrouper les magasins Pryca et Continente sont le nom unique de Carrefour.

Le groupe est présent dans la péninsule à travers les hypermarchés Carrefour, les supermarchés GS et les magasins de proximité Diperdi. Il possède également Docks market et Grossiper, des enseignes de cash and carry. Carrefour est le deuxième distributeur du pays et possède plus de points de venteSite Carrefour Italia Liens externes.

Autres pays européens

  • et : Carrefour est présent en Grèce historiquement via un partenariat de Promodès avec Marinopoulos. En 2005, Carrefour Marinopoulos sert de tête de pont au rachat de la société chypriote Chris Cash&Carry.

  • : Après l'implantation de quelques hypermarchés dans les années 1990, Carrefour développe une stratégie de croissance externe en Pologne. Le 24/02/2005, le groupe Carrefour rachète 12 hypermarchés Hypernova au groupe néerlandais AholdCarrefour a finalisé l’acquisition de 12 hypermarchés Hypernova à Ahold Liens externes, www.carrefour.com, . Début 2007, Carrefour rachète tous les magasins polonais restant du groupe Ahold, c’est-à-dire 179 supermarchés Albert et 15 hypermarchés Hypernova ce qui ferait de Carrefour le second distributeur polonais derrière TescoCarrefour se renforce en Pologne, Rayon Boissons, janvier 2007.

  • : Historiquement, les premiers magasins ont été ouverts en 1990 sous l’enseigne Euromarché. En 2001, le groupe portera sa participation dans Carrefour Portugal à 99 % suite au rachat des parts d’Esperito Santo ResourcesHistoire du groupe sur le site Carrefour.pt (en portugais) Liens externes. Carrefour était en 2004 le quatrième intervenant du marché derrière Modelo-Continente (dont il détenait une participation héritée de Promodès jusqu’en 2004), Jeronimo Martins et Os Mousqueterios (Intermarché et Ecomarché)Source fiche de marché Ubifrance Liens externes. Le groupe était présent via les hypermarchés à son nom et via l’enseigne hard-discount Minipreço. Le , le groupe annonce la cession des activités de Carrefour Portugal au groupe Sonae, pour une valeur d'entreprise de 662 millions d'euros. Sont concernés les 12 hypermarchés Carrefour ainsi que huit stations services.Carrefour cède ses activités portuguaises à Sonae, dépêche Reuters reprise sur Boursorama Liens externes. Les magasins Minipreço ne sont pas concernés par la transaction.

  • : Le développement en Roumanie a été initié par le franchisé Hyparlo à la fin des années 2000. Suite à l’OPA de Carrefour sur Hyparlo en 2006, les magasins roumains sont intégrés dans le périmètre du groupe.

  • : Après une incursion infructueuse en Romandie jusqu’au début des années 1990, Carrefour a racheté les magasins Jumbo du groupe Maus. En effet, le une alliance de coopération fut signée permettait à carrefour de reprendre 40 % du capital-action des Hypermarchés Jumbo et de ce fait d’exploiter les onze sites à l’affiche du logo Carrefour. Les principaux concurrents de Carrefour y sont Migros et Coop. Carrefour dispose de douze hypermarchés implantées à Bienne, Canobbio-Lugano, Conthey, Dietlikon, Heimberg, Hinwil, La Chaux-de-Fonds, Losone, Schönbühl, Vernier, Villars-sur-Glâne et Viège. Le siège pour la Suisse est situé à Dietlikon. En 2005 Carrefour employait employés en Suisse et y a réalisé un chiffre d’affaire de 1,050 millards de francs suissesPME magazine ; Top 2006, Les plus grandes entreprises en Suisse.
Le mardi , Carrefour International et son partenaire à hauteur de 50 %, le groupe Maus, annonçaient la cession de Carrefour Suisse au groupe Coop pour une valeur de 470 millions de francs suisses. Carrefour Suisse qui représentait 1,1 % du marché en volume en 2006 employait environ personnes et son chiffre d'affaire s'était élevé à 950 millions de francs cette même annéeLa Tribune.fr 21 août 2008 Liens externes.

  • : Carrefour s’implante en TurquieDans la répartition géographique de ses activités, Carrefour classe la Turquie en Europe en 1993 en s’alliant avec Sabanci, propriétaire de 40 % de la filiale turque du groupe français. Comme tous les partenaires de Sabanci, l'entreprise étrangère doit apposer le symbole du turc 'SA', Carrefour s'y nomme donc Carrefour SA. Avant , Carrefour disposait de 12 hypermarchés, 7 supermarchés Champion et 255 magasins de maxidiscompte Le , le groupe passe un accord avec Fiba Holdings pour prendre possession de la majorité des parts de l’enseigne Gima et de 82 % de celles de Endi ; le tout pour 100 millions d’euros. Les 126 magasins de ces deux enseignes ont réalisé un chiffre d’affaires consolidé de 384 millions d’euros en 2004. Cette acquisition permet à Carrefour de se placer sur l’important marché urbain de la distribution de proximité.

  • : En 2008 sera ouvert le premier hypermarché Carrefour dans ce paysReuters, Carrefour investit 82 millions d’euros en Bulgarie Liens externes, Libération, .

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érique du Sud

Le groupe concentre ses efforts sur les deux plus grands pays de la zone (Brésil et Argentine) et sur la Colombie, après s’être retiré du Mexique et du Chili.

  • : Carrefour entre sur le marché argentin en 1982 avec un premier hypermarché. En 2000, Carrefour Argentine se rapproche de Norte, le numéro un local qui possède 26 hypermarchés et 40 supermarchéshistorique de Carrefour en Argentine sur carrefour.com.ar (en espagnol) Liens externes. Dans le cadre de la fusion, suite à laquelle le groupe français détiendra 51 % des parts de la nouvelle structure, Carrefour s’est engagé auprès des autorités de la concurrence à céder 8 hypers et 26 supermarchésCommuniqué de presse Carrefour du 11 avril 2001 Liens externes. Les supermarchés du pays ont conservé la marque Norte alors que les hypers ont adopté la marque Carrefour.
  • : Implanté au Brésil depuis 1975, le groupe Carrefour est aujourd’hui la première entreprise de distribution du pays, avec 452 magasins, dont 130 hypermarchés, 97 supermarchés, et 225 maxidiscomptes. Carrefour est présent sur le segment des hypermarchés et supermarchés (Carrefour Bairro) et sur celui du hard-discount (Dia). En 2007, le groupe à racheté le distributeur brésilien Atacadao (4 % de part de marché de l’époque)Carrefour se renforce au Brésil, La Tribune, .

  • : En 1998, Carrefour s’est implanté dans le pays en association avec le groupe Bavaria (à hauteur de 35 %) et Sigla (10 %) et en 2003, le groupe français a racheté les participations minoritairesfiche de synthèse de la mission économique de l’ambassade de France en Colombie Liens externes. Les deux premiers Exito (partenaire de Casino) et Carulla-Vivero sont en en phase de rapprochement, ce qui laisserait la place de numéro deux à Carrefour avec environ 6,3 % de part de marchéArticle du journal LSA du 16 janvier 2007 Liens externes.

Asie">

Asie

Carrefour possède plus de 100 hypermarchés en Chine depuis mi-2007Article issu du magazine LSA Liens externes et a cédé ses supermarchés pour se concentrer sur les hypermarchés et le maxidiscompte Dia (253 magasins en ). L’enseigne est le 1 distributeur étranger en Chine et le 5 en incluant les groupes de distribution locaux avec 2 milliards d’euros de chiffre d’affairesLe succès de Carrefour en Chine Liens externes, site internet radio86. Le groupe emploie plus de personnes en Chine. Le nombre de clients est estimé à 188 millions. Le nom chinois de Carrefour a été transcrit à partir de la prononciation française : 家乐福 (pinyin : jiā lè fú) ce qui signifie « Bonheur de la famille ».

Autres pays asiatiques

Présence sous forme de partenariat

Carrefour MinohCarrefour Japon

Carrefour MinohCarrefour Japon

est présent dans certains pays sans pour autant contrôler les magasins directementListe des pays franchisés et partenaires Source site internet Carrefour.com Liens externes.

  • Carrefour s’est implanté en Algérie depuis le via un partenariat avec Ardis, une filiale du groupe Arcofina. Il est prévu d’ouvrir 18 hypermarchés dans le pays d’ici à 2012Hamid Guemache, Carrefour voit grand en Algérie Liens externes, La Tribune, .

  • Le groupe Carrefour a cédé ses 8 magasins en à la société AeonVoir le communiqué carrefour concernant la cession de huit magasins japonais cédé à la société Aeon Liens externes . qui les exploite depuis ce jour en franchise.

  • Moyen-Orient Carrefour est implanté au Moyen-Orient en collaboration avec le groupe Emirati Majid Al Futtaim GroupVoir le site Carrefour UAE Liens externes et de Majid al futtaim Group Liens externes. (l'actionariat est divisé entre le groupe Majid Al Futtaim majoritaire et Carrefour), dans les Émirats arabes unis, au Qatar, en Oman, au Koweit, en Jordanie, en Égypte et en Arabie saoudite.
    . La société créée par les deux partenaires 'MAF Hypermarkets' est le plus important franchisé Carrefour dans le monde en terme de chiffre d'affaire et de territoire. Le partenariat couvre la totalité du Moyen-Orient, l'Iran et le Pakistan. MAF Hypermarkets dont le siège régional est basé à Doubai, Emirats Arabes Unis comptait 25 hypermarchés en 2007.
En , dans l’affaire des Caricatures de Mahomet du journal Jyllands-Posten, la société Carrefour s’est illustrée par une grande campagne de communication en Égypte, qui, en anglais et en arabe, disait : Chers Clients, Nous exprimons notre solidarité avec la communauté islamique égyptienne. Carrefour ne vend pas de produits danois. Des panneaux équivalents ont été affichés dans la rue et dans les supermarchés des autres pays musulmans où est implantée la chaîne d’hypermarchés.[2] Liens externesclass="external" rel="nofollow" target="_blank">[1 Liens externes Liens externes

  • Le groupe Louis WaneGroupe Louis Wane, Groupe Louis Wane - Dossier de présentation, www.etudiant-entreprise.pf, 08/10/2006 franchisé du groupe Carrefour exploite les différentes enseignes dans la Polynésie Française.

  • Un hypermarché Carrefour depuis 2000.

  • Le groupe tunisien UTIC a ouvert un hypermarché Carrefour le Site UTIC.com.tn Liens externes.

Activités et pays desquels Carrefour s’est retiré

Au fil des années, le groupe Carrefour, parallèlement à son expansion, a cédé certaines activités jugées peu rentables, peu stratégiques ou encore trop éloignées de l’activité principale du groupe.

Il est possible de distinguer trois grandes phases de cessions effectuées par le groupe :

  • La première représente des essais non concluants d’ouverture à certains pays, comme l’Allemagne ou les États-Unis.
  • Une phase immédiatement postérieure à la fusion avec Promodès en 1999, où certains actifs ont du être cédés pour des raisons de concurrence. C’est le cas de certains hypermarchés français et espagnols ou encore les 42 % de détention dans Cora. Par ailleurs, un nettoyage sélectif dans le portefeuille d’activités a été effectué. Ce qui a amené les dirigeants à se séparer du Chili où Carrefour avait une position trop faible, des hypermarchés de Hong Kong ou encore de Carrefour Optique.
  • Enfin, la troisième phase et la plus importante dans l’histoire du groupe est initiée par José-Luis Duran, qui a engagé un désinvestissement dans les activités non rentables ou pour lesquelles la part de marché du groupe est trop faible, le groupe n'est pas dans les trois premières places au palmarès des distributeurs (comme le Japon, la République Tchèque ou le Mexique par exemple). En outre, certaines ventes telles les activités coréennes ont été effectuées par simple opportunité financière. Une véritable gestion financière des actifs en fonction de leur contribution au groupe a donc été opérée.

Stratégie du groupe

La nouvelle stratégie du groupe a été publiée lors de la présentation des résultats de l’année 2005http://www.carrefour.com/docroot/groupe/C4com/Pieces_jointes/CA/presAR2005fr.pdfpar Liens externes José-Luis Duran, lors de la clôture de son premier exercice en tant que PDG. Une première partie de la tâche était déjà en cours de traitement, à savoir la revente des actifs peu ou non rentables, comme vu plus haut.

Cette stratégie est celle telle que présentée, donc vendue par le groupe. Le meilleur baromètre de sa crédibilité et de sa perception par les spécialistes du secteur reste peut-être l’impact sur son cours de bourse (voir plus bas).

La stratégie du groupe repose sur une croissance rentable, conjugaison de croissance et de reconquête du client. Pour les années 2006 à 2008, l’objectif de croissance du chiffre d’affaires est de 5 à 10 % chaque année, à décomposer comme suit :

  • Ouvertures 3 à 5 %
  • Croissance à magasins comparables 1 à 3 %
  • Acquisitions 1 à 2 %

Expansion géographique (Croissance)

Depuis la fusion avec Promodès en 2000, et ses conséquences sur la marche du groupe, Carrefour ne souhaite plus s’investir dans de grandes opérations financières, mais tend à privilégier le développement des marchés émergents, la consolidation locale et l’extension du périmètre à de nouveaux pays :

Le nombre d’ouvertures annuelles d’hypermarchés dans les pays non-G4 a doublé entre 2004 et 2006 (passant de 41 à 57)Rapport annuel Carrefour 2006 Liens externes. Ces pays dont la Chine, la Turquie, le Brésil et aussi l’Italie ne sont pas encore matures en terme de grande distribution et les bons emplacements sont donc encore à prendre.

Le rachat d’unités concurrentes dans les pays où Carrefour est déjà présent (acquisitions ciblées) fait également parti de la stratégie de croissance. Ces acquisitions permettent de faire immédiatement des gains de synergies (chaîne logistique, plus de volumes donc pression sur les prix des fournisseurs, coûts marketing locaux…). C’est exactement l’esprit du rachat du groupe brésilien Atacado annoncé le , et permettant au groupe de devenir numéro un au Brésil Le Groupe Carrefour annonce une acquisition majeure au Brésil : voir Atacadao_FR.pdf Liens externes. C’est également la même analyse qui a conduit à la signature du protocole d’acquisition des actifs polonais d’Ahold, annoncée en .

Fait assez récent, le groupe étudie son extension à de nouveaux marchés, alors que la tendance jusqu’en 2006 était à la rationalisation (Chili, Mexique, République Tchèque…). Ainsi le groupe déclare s’intéresser aux marchés russes et indiens.

Stratégie commerciale (Client)

La croissance à périmètre comparable (même nombre de magasins) consiste à effectuer plus de chiffre d’affaires, en augmentant le panier moyen par client ou en accroissant la base de clientèle. Le groupe a ainsi identifié plusieurs pistes de développement :

  • Gain de volume / part de marché (effet de masse)
  • Plus grand choix de références et services (différentiation auprès de la concurrence)
  • Les bas prix en tant que règle de base (crédibilité auprès des clients)

Par ailleurs, le groupe tend à une convergence des enseignes et renforcement de la marque propre. Afin de capitaliser sur la notoriété de Carrefour, cette enseigne est déclinée sur de multiples formats. Ainsi 82 supermarchés ont été rebaptisés Carrefour Express en Espagne, et 34 en Carrefour Bairro au Brésil. Il en est de même pour le développement de la marque Carrefour sur les produits à forte croissance

Direction de l’entreprise

Organisation actuelle

Carrefour est une société anonyme à directoire et conseil de surveillance, séparant les activités de contrôle et de gestion du groupe.

Le directoirehttp://www.carrefour.com/cdc/groupe-fr/gouvernance/le-directoire/ Liens externes est dirigé par José-Luis Duran depuis 2005 :
Composition du directoire
Nom Direction
José Luis Duran Président du directoire
Jacques Beauchet DRH et Secrétaire Général
Javier Campo Directeur Général de DIA International
José Maria Folache Directeur Général Europe-hors France
Guy Yraeta Directeur Général Hypermarchés France

Le , le groupe annonce que Robert Halley devient président du conseil de surveillance du groupe, jusqu’alors présidé par Luc Vandevelde. Ce dernier, ancien président de Marks & Spencer; et Promodès, était encore quelques jours avant sa démission le représentant de la famille Halley.

Composition du conseil de surveillance (2007)
Nom Observations
Robert Halley Président
Comet BV représentée par Robert Halley Représentant du Groupe familial Halley, actionnaire de référence de Carrefour
José Luis Leal-Maldonado Ancien Ministre de l’Économie en Espagne et ancien Président de la Banco Bilbao Vizcaya
René Brillet Ancien Directeur Général Asie de Carrefour
Anne-Claire Taittinger Membre du Directoire du groupe Taittinger, Directeur Général de la Société du Louvre, Vice-Président de Baccarat
René Abate Consultant
Amaury de Seze Président de PAI partners
Sébastien Bazin Président du conseil de surveillance de Colony Capital
Nicolas Bazire Directeur général du groupe Arnault
Jean-Martin Folz Ancien PDG de PSA Peugeot-Citroën
Pierre-Jean Brenugat Banquier d’affaires de la famille Halley

Anciens présidents du directoire

Les employés et leurs conditions de travail

Une très vaste population, encore concentrée en Europe

Le Groupe Carrefour est très grand employeur.
Il est le onzième employeur privé mondial, le premier en France et en Grèce ainsi que le troisième au BrésilInformation issue du rapport annuel 2006, page 40.
Les collaborateurs se situent à 68 % en Europe, 16 % dans les Amériques et 16 % en Asie, ce qui indique qu’environ deux collaborateurs sur trois travaillent en Europe et un sur trois dans le reste du monde.

Bilan social

Il est difficile d’obtenir des informations sociales sur un groupe de plusieurs établissements, disposant de nombreuses enseignes et filiales et basé dans des pays aux marchés de l’emploi très disparates. Le bilan social de la principale unité du groupe, à savoir Carrefour Hypermarchés SAS donne des indications. Par exemple, celui de l’année 2006Compte rendu succinct du CCE Carrefour hyper SAS Liens externes, , page 4 indique que :
  • L’ancienneté moyenne est de 9 ans et l'âge moyen est de 35 ans pour un total de salariés dont 207 travailleurs handicapés, soit +1 % par rapport à l’année précédente
  • embauches ont été effectuées dont en CDI
  • La rémunération moyenne est de € pour les hommes et € pour les femmes
  • Les démissions ont régressé de 2 %, les licenciements de 8 % et le taux d’absentéisme de 5 %
  • Il y a eu accidents de travail, dont 48 % en manutention.

Salaires

D’après le rapport financier 2006 du groupe, les frais de personnel représentent millions d’euros soit une part stable 9,6 % du chiffre d’affaires hors taxe ou encore une moyenne d'environ euros par employé et par an, charges sociales et avantages compris.
Ce dernier chiffre est néanmoins peu exploitable du fait de la disparité des niveaux de vie des pays où le groupe se trouve.

Un employeur réputé dur avec certaines concessions en retour

Le Groupe Carrefour est reconnu comme un employeur dur sur les conditions de travail de ses employés par exemple en ce qui concerne les horaires, tels que le temps partiel des caissières ou bien les résultats tels que ceux demandés aux chefs de rayons, comme le démontre l’ouvrage de Philippe Philonenko, ouvrage qui a eu une forte couverture médiatique en 1997 (voir bibliographie).
En outre, il a été reproché au groupe une surveillance trop active et parfois proche de l’espionnage de ses employésVoir le site bigbrothersawards Liens externes, voire de s’en servir comme motif de licienciementArticle issu de l’Humanité du 20/01/2006 Liens externes.

L’enseigne Carrefour en France a été longtemps reconnue comme assurant à ses collaborateurs une meilleure rémunération que ne le faisait ses concurrents et parfois même meilleure qu’ailleurs au sein du groupe (Champion, ex-Euromarché, établissements Sogara).
Afin de préserver la paix sociale, Carrefour a privilégié historiquement le syndicat Force Ouvrière à la CFDT et à la CGT.
Parmi ses grands principes, en particulier pour attirer et de fidèliser ses collaborateurs, le Group Carrefour entend effectuer des initiatives auprès des jeunes (ouverture de postes d’apprentis dans les hypermarchés français), respecter la diversité (Signature d’une charte de la diversité en 2004, personnes handicapées employées dans le monde à fin 2006, partenariat avec l’agence pour l’emploi de Madrid) et adopter des formations propres à chaque pays (Académie Chopin pour la formation des futurs directeurs en Pologne, programme de sensibilisation aux règles éthiques en Turquie).

Données financières

Indicateurs clés

Nombre de magasins

Le nombre de magasins à fin 2006 est le suivant :
  • hypermarchés : magasins (dont 77 franchisés) sous l’enseigne Carrefour ;
  • supermarchés : magasins (dont 946 franchisés) sous les enseignes Champion, Carrefour Express, Norte, GS, GB, Globi et Gima ;
  • magasins maxidiscomptes : magasins (dont franchisés) sous les enseignes Ed, Dia et Minipreço ;
  • autres : magasins de proximité (Shopi, Marché Plus, 8 à Huit, Sherpa, GB Express, Contact GB, 5' Marinopoulos, Di per Di, Smile Market), 154 magasins de gros (Promocash, Docks Market et Grossiper) et des sites de commerce en ligne Ooshop et Boostore.

Chiffre d’affaires

Le chiffre d’affaires 2006 de 77,9 milliards d’euros HT s’est réparti comme suit : 47,8 % en France, 38,3 % dans le reste de l’Europe, 7,6 % en Amérique et 6,3 % en Asie.

Le CA par type de magasins se répartit comme suit à fin 2006 : hypermarchés (58,9 %), supermarchés (17,4 %), magasins maxidiscomptes (9,1 %), autres (14,6 %) :

Rentabilité

La marge opérationnelle 2006 des activités du groupe est de 4,7 % du chiffre d’affaires contre 4,9 % en 2005 (contre 5,7 % pour son concurrent Tesco, l’un des plus rentables du secteur).

Au cours de la présentation des résultats 2006, la direction a annoncé toutefois vouloir privilégier le chiffre d’affaires à la marge au cours des années à suivre.

Endettement

Au , l’endettement net du groupe atteignait millions d’euros, soit 60 % de ses fonds propres.

Ce ratio - entres autres - est utilisé par les analystes financiers et les agences de notation financière pour juger de la solvabiité d’une entreprise. Il correspond simplement à la dette nette (dette moins trésorerie disponible) divisée par les capitaux propres. Il est communément admis qu’un ratio de 100 % est un plafond à ne pas dépasser pour la plupart des entreprises.

Pour comparaison et pour illustrer la diminution de l’endettement du groupe, le ratio était de 123 % en 2000Rapport annuel Carrefour 2006 Liens externes. En effet, à partir de cette dernière date, la politique gourmande en capitaux de grosses acquisitions a pris fin, et l’autofinancement à depuis toujours été supérieur aux investissements. En outre, les cessions ultérieures ont rapportés de la trésorerie au groupe, diminuant plus encore la dette nette. Par ailleurs, la diminution a été 481 millions d’euros par rapport à 2005.

Données historiques sur les principaux indicateurs économiques

Tableau de synthèse

Données financières HT publiés, en millions d’euros
Années 2002 2003 2004 2005 2006
Chiffre d’affaires
Résultat d’exploitation
Résultat net
Capitaux propres
Endettement nethors impacts IFRS 32-39 en 2004 et en deçà. Cette norme, impactant la dette des entreprises, ayant été mise en place en 2005.

Évolution du chiffre d’affaires

Chiffre d’affaires publiés (hors taxeLe chiffre d’affaires commercial, correspondant aux facturations lors des passages en caisse, inclut la TVA et est donc supérieur au chiffre d’affaires hors taxe, en Milliards d’euros) :
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 text: 'Source : communiqués et documents de référence Carrefour'

Le saut de chiffre d’affaires est évident en 1991, 1999, 2000 et 2001, quatre années liées à une politique de croissance externe :

  • 1991 : impact des rachats de Montlaur et Euromarché
  • 1999 : impact en année pleine du rachat de Comptoirs Modernes
  • 2000 : impact de la fusion avec Promodès.
  • 2001 : impact du rachat en 2000 des activités belges et italiennes.

Données boursières

Carrefour est coté à la bourse de Paris depuis 1970 (code ISIN = FR0000120172) et entre dans la composition de l’indice CAC 40.

Le , Colony Capital et Groupe Arnault, réunis dans la structure Blue Capital, annoncent avoir acquis 9,1 % du capital de la société, auquel s’ajoute 0,7 % acquis de concert par Axon Capital. Ils se sont engagés à ne pas dépasser la barre des 20 % du capital d’ici au , sauf cession des parts de la famille HalleyArnault et Colony s’engagent à ne pas monter au delà de 20 % de Carrefour d’ici mi-2008 sauf si… Liens externes, La Tribune, .

Au , le capital de la société composé de 704,9 millions de titres était réparti comme suit :

  • Flottant 74,59 %
  • Famille Halley 13,03 %
  • Blue Capital 9,09 %
  • Salariés 1,41 %
  • Axon Capital 0,74 %
  • Autocontrôle 0,14 %

Le graphique ci-contre permet de distinguer quatre grandes phases de la vie boursière de Carrefour depuis 1989, qui reflètent assez bien les phases historiques de la société :
1989-1997 : Le titre suit la croissance intrinsèque de la société et est bien valorisé par les marchés du fait de la récurrence de ses bons résultats et perspectives. Ce jusqu’aux résultats semestriels 1997 jugés décevants par les analystes financiersVoir l’article du dans La Tribune Carrefour plonge de 7,4 %. Cette baisse va être de plus accélérée sur la fin de l’année par la crise asiatique.
  • 1998-2000 : Le titre croit très fortement du fait d’un bon accueil de l’opération de fusion avec Promodès, d’une très forte valorisation des sociétés de grande distribution à la fin des années 1990, et d’une forte valorisation de la bourse en général.
  • 2000-2003 : Le titre subit la conjonction de la chute du CAC 40 et de la forte déception des marchés par rapport aux résultats de la fusion.
  • 2004-2006 : Le groupe est valorisé à moins de la moitié de sa valeur de 2000, ce qui entraînera le départ de Daniel Bernard et les marchés restent attentistes face aux actions du nouveau directoire. Le titre commence une remontée fin 2006, en partie sur des spéculations de prise de contrôle.

  • Carrefour et la chaîne de partage de valeur

    D’après le rapport de développement durable 2006 du groupe, audité et certifiéRapport de développement durable 2006 Liens externes], page 41, l’entreprise a réalisé un chiffre d’affaires de millions d’euros ainsi 43 millions d’euros de résultat financier et millions d’euros de redevances de franchisés, de locations et autres revenus. Soit un total de millions d’euros de rentrées.

    Le groupe les redistribue de la manière suivante restent non redistribué (78987 - 66085 - 431 - 1310 - 7515 - 2267) mais il est à noter que certains impacts résultats telles que les dotations et reprises d’amortissement par exemple ne peuvent être pris en compte :

    • millions d’euros à ses fournisseurs. Pour une entreprise de commerce, il est normal que la grande majorité de ses coûts soient dus aux achats de marchandises destinées à être revendues.
    Comme tous les groupes de grande distribution, Carrefour a la réputation d’être dur voire extrêmement dur avec ses fournisseurs. Pour obtenir les prix les plus bas, les achats sont regroupés au sein de centrale d’achat, où des acheteurs aguerris ont de multiples techniques pour faire baisser les prix de la part de leur fournisseurs. Ce à quoi s’ajoute des demandes régulières de marges arrières participations aux frais de référencement, de catalogue, de publicité, de mise à disposition de personnel ou d’espace magasin, de participations aux évènements commerciaux et agrandissementLire l’article du Monde Diplomatique du Racket dans la grande distribution « à la française » Liens externes. Ce qui parfois a pu amener à certains abushttp://permanent.nouvelobs.com/" Liens externes class="external" rel="nofollow" target="_blank">[1] Liens externes Carrefour condamné pour trafic de main d’œuvre, un article du Nouvel Observateur du .
    Le prix des marchandises et services vendues est une chose, mais la qualité des partenaires et leur respect en est une autre. La tendance au développement durable, plusieurs critiques émises contre certaines entreprises du fait de la condition de travail de leurs salariés et sous-traitants, une image médiocre de la grande distribution avec ses fournisseurs, ont poussé le groupe a remplir quelques engagements.
    Ainsi le groupe s’assure également d’un approvisionnement local ; ou encore le groupe entend favoriser les PME - qui représentent selon les chiffres du groupe 80 % de la production des produits Carrefour- , à l’aide de clubs fournisseurs ou encore d’aides à l’export. Mais aussi depuis 1997, Carrefour collabore avec la Fédération internationale des droits de l’homme afin de s’assurer de ne pas encourager le travail forcé ou l’esclavage notamment, et met en place des audits réguliers.
    Suite à ces derniers efforts, des organismes tels que le collectif De l’éthique sur l’étiquetteÉthique sur l’étiquette satisfait des engagements de Éthique sur l’étiquette satisfait des engagements de Carrefour'' Liens externes reconnaissent les efforts fait par Carrefour dans le domaine de l’éthique, tout en considérant qu’il reste des questions en suspens, tels les fournisseurs du BangladeshBangladesh, Carrefour doit mieux faire Liens externes.
    • 431 millions d’euros de charge financières (banques, institutions financières).
    millions d’euros de taxes et impôts.
    millions d’euros aux collaborateurs (voir plus haut, Carrefour et ses collaborateurs)
    814 millions d’euros aux actionnaires sous forme de dividendes. À noter que le résultat annuel part du groupe était de millions d’euros en 2006, ce qui signifie que 36 % des gains net de l’année ont été reversés aux actionnaires cette année-là, le reste étant donc conservé en capitaux propres pour le développement ultérieur du groupe.

    Controverses et polémiques sur Carrefour

    En , le PDG Daniel Bernard a quitté le groupe après avoir obtenu une enveloppe pouvant s’élever jusqu’à 38 millions d’euros, correspondant notamment au paiement d’une retraite dite « chapeau »voir l’article Daniel Bernard : la retraite à 38 millions d’euros Liens externes dans le Nouvel Observateur du . Ce qui crée un débat sur la rémunération des dirigeants des grands groupesEnquête sur les patrons millionnaires'' Liens externes, article de l’Express du .

    Une enquête judiciaire avait été ouverte par le juge Courroye suite à des soupçons de délits d’initié révélés par la COB suite au rapprochement Carrefour-PromodèsArticle de l’Express du 16 novembre 2000 Liens externes. Une ordonnance de non-lieu a finalement été rendu le par le même jugeNon-lieu dans le dossier Carrefour-Promodès, article de la Tribune du ..

    Face au fort développement de la grande distribution et son impact sur le petit commerce, les lois Royer de 1973 et Raffarin du ont été instaurées, afin d’encadrer les ouvertures et agrandissements de magasins . Si la critique touchait la grande distribution en général, Carrefour en tant qu’un des principaux acteurs du marché était concerné au premier chef.

    D’autres critiques se sont faites entendre en 2004 à propos de la hausse des prix, et toujours relayées par les pouvoirs publics français. Celles-ci ont montré du doigt les grandes surfaces et notamment sur le principe des marges arrièresCommuniqué du Ministère de l’Économie et des Finances du 3 juin 2004 Liens externes. À l’inverse et parfois en contradiction avec l’argument précédent, il a été reproché aux enseignes de grande distribution d’être particulièrement dur avec leur fournisseurs pour obtenir les prix les plus bas, et notamment avec les PME aux reins moins solides.

    Comme le secteur en général, il est reproché à Carrefour une politique sociale assez rude. Des ouvrages témoignent de l’envers du décor Grégoire Philonenko, Véronique Guienne, Au Carrefour de l’exploitation, Éditions Desclée.

    Par ailleurs, le secteur de la grande distribution dans son ensemble a été maintes fois montré du doigt pour des faits de corruption. Ce fut notamment le cas dans les années 1970 en France, lorsque le secteur se développait très rapidement, pour obtenir au plus vite les permis de construire des élus locaux, et des commissions départementales d’urbanisme commercial (CDUC) De nouveaux ouvrages parlent de ce sujet sensible dont La grande distribution, enquête sur une corruption française de Bothorel et Philippe Sassier. Voir également Chapitre V intitulé Quand il faut se salir des mains dans l’ouvrage de Sylvain Courage, déjà cité en bibliographie.

    En , le groupe a été condamné par le tribunal d’Évry à 2 millions d’euros d’amende pour publicités mensongères, reventes à pertes et pour contrats de marges arrières jugés imprécisArticle de Libération du 26 juin 2006 reprenant une dépêche Reuters Liens externes . Le groupe a fait appel de cette décision et met en avant la « pression amicale » du gouvernement sur les prix, à l’époque des faits.

    Historique et analyse du logotype et du nom

    Le logotype de cette chaîne a été construit sur l’initiale du mot Carrefour, la lettre C traitée en blanc, mise au milieu d’un losange, rouge à gauche, bleu à droite et filets noirs en haut et en bas. Ce logo figurait peint, le losange nettement visible sur les portes du premier supermarché Carrefour (), à Annecy. Pour l’anecdote ce supermarché, revendu depuis à Casino, se situait justement à un carrefour, l’origine de l’enseigne venant de là, selon toute vraisemblance.

    Rapidement, les filets noirs ont disparu laissant le « C » moins visible, quasiment subliminal. Le logo est, depuis, plus difficile à décoder, mais cela fait sa particularité et en se sens, lui apporte une dimension supplémentaire. En effet, peu de gens voient le « C » écrit en blanc, couleur signalétique habituelle du fond, mais la plupart l’interprètent comme une flèche en 2 morceaux car, mis à part sur certains produits, il est rare de voir le logotype sur un fond d’une autre couleur que le blanc. Une fois que l’œil voit le « C », il est difficile de voir autre chose, comme dans le logo de la marque FedEx, où une flèche apparaît en blanc entre le « E » et « X », symbolisant l’envoi, la rapidité. Ou, dans un registre plus artistique, le fameux Nu du crâne de Dalí, où plusieurs femmes nues prennent une pose qui représente un crâne humain.

    Depuis, le logo n’a guère évolué hormis l’adjonction récente d’un léger dégradé lumineux horizontal, l’arrondissement très fin des arêtes et le mot Carrefour passé du bleu au noir qui donnent un aspect moins discount à l’enseigne.

    Dans la version institutionnelle du logotype du groupe Carrefour, la partie gauche du losange est passée du rouge au bleu ciel, donnant au logotype un aspect moins discount. Le changement typographique va également dans ce sens : la police de caractère, grasse et de type serif dans le logotype des grandes surfaces, c’est-à-dire avec des empattements, a légèrement évolué en les perdant, devenant ainsi plus clair, plus sobre. La majuscule de la première lettre a également disparu, ce qui donne un aspect plus connivent au visuel, aspect conforté par les angles des arrêtes ici aussi très légèrement arrondis.

    Marques de distributeur

    Depuis 1976 et les premiers produits libres, Carrefour a développé des marques de distributeur au sein des diverses enseignes du groupe. Depuis, l’offre a été segmentée et diversifiée :
    • Produits Carrefour : la marque de distributeur des hypers du groupe
    • Carrefour Agir : une déclinaison de produits bio, nutrition ou solidaires.
    • Carrefour Sélection : produits haut de gamme
    • Reflets de France : produits du terroir. Le concept s’est développé dans de nombreux autres pays dont en Espagne (De Nuestra Tierra), en Italie (Terre d’Italia), en Belgique (Souvenirs du Terroir) et en Colombie (Tierra de Colombia).
    • N°1 : produits premiers prix, destinés à concurrencer l’offre des hard-discounters.
    • Filière Qualité Carrefour qui devient en 2007 Engagement Qualité Carrefour

    Par ailleurs, le groupe possède sa propre marque de textile (Tex), d’électroménager et produits bruns (Firstline), de vélos (Topbike) ou de tondeuses (Greencut).

    Les produits cités plus hauts sont des émanations de l’enseigne Carrefour. Certains se retrouvent par ailleurs dans d’autres enseignes du groupe, ce qui permet des synergies : c’est ainsi le cas des produits Reflets de France qui se retrouvent dans l’ensemble des magasins français.

    D’autres produits non estampillés Carrefour existent, tels les produits Champion. Enfin, les magasins hard-discount ont leur propre filière sous la marque ombrelle de produits Dia.

    Principaux concurrents

    • Un magasin Wal-Mart

      Un magasin Wal-Mart

      Wal-Mart, une société américaine, est le numéro un mondial de la distribution toutefois elle exerce principalement en Amérique. En Europe, Wal Mart est présent au Royaume-Uni via Asda et s’est retiré du marché allemand. Il existe quelques marchés sur lesquelles la concurrence avec Carrefour est réelle, notamment le Brésil et surtout la Chine.
    • Tesco est l’un des principaux distributeur européen avec Carrefour et adopte comme lui une forte présence à l’international. Son marché historique est le Royaume-Uni, où il est leader. Tesco est en concurrence frontale avec Carrefour en Chine, en Thaïlande, en Malaisie, en Turquie et en Pologne.
    Un Auchan en Pologne

    Un Auchan en Pologne

    • Auchan, le groupe français est non seulement un fort compétiteur en France, mais est également présent dans de nombreux pays dans le monde (Espagne sous l’enseigne Alcampo, Italie, Chine, Maroc ou encore Russie, pour ne citer que les plus importants)
    • Metro AG, un distributeur de nationalité allemande surtout présent sur le marché de gros aux professionnels (cash & carry). Il est présent dans les supermarchés via Extra et les hypermarchés à l’enseigne Real, en Allemagne et en Europe de l’Est.
    • Ahold, un distributeur néerlandais, s’était fortement développé à l’international. Suite à un scandale financier, son marché s’est fortement restreint à ses bases aux Pays-Bas et aux États-Unis.

    Dans la plupart des pays où il est présent, Carrefour fait face à une concurrence locale. En France, son marché historique, ses principaux concurrents sont Auchan, Casino, E.Leclerc, Les Mousquetaires, Système U et Cora (Louis Delhaize). Les trois premiers cités sont égale