Fils du graveur Victor-Louis Focillon, il est le Directeur du Musée des Beaux-Arts de Lyon. Professeur d'histoire de l'art à l'université de Lyon, à l'école des Beaux-Arts de Lyon, à la Sorbonne, au collège de France puis aux États-Unis où il a choisi de s'exiler. Poète, graveur, pédagogue hors-pair, Henri Focillon a formé des générations d'historiens de l'art, tels que André Chastel, Louis Grodecki ou Jurgis Baltrusaitis. Figure tutélaire de l'histoire de l'art, il a interrogé des champs aussi variés de la discipline que l'art médiéval, la peinture de son temps, la préhistoire ou encore l'art japonais.
Souvent plébiscité en tant que médiéviste, Henri Focillon fut pourtant un commentateur sagace de l'art de son temps, étudiant des longitudes éloignées et examinant avec pénétration ses contemporains (on consultera l'étude de Colin Lemoine, Henri Focillon et La peinture au : la langue de l’espace dans le catalogue de l'exposition lyonnaise mentionné dans la Bibliographie critique).
Son engagement politique, longtemps passé sous silence ou tenu pour mineur, fait de lui une figure incontournable d'une histoire de l'art engagée au nom de laquelle il prononça depuis les États-Unis un appel aux Français libres (on consultera notamment les contributions de François-René Martin, Annamaria Ducci et Alice Thomine dans le catalogue de l'exposition lyonnaise mentionné dans la Bibliographie critique).
L'exposition qui se tint en 2004 au Musée des Beaux-Arts de Lyon a permis de réévaluer l'importance d'Henri Focillon, acteur éminemment important de l'histoire de l'art française et internationale.