Comment j'ai retrouvé Livingstone
Sa réputation grandit et, en
1869, le rédacteur en chef du
New York Herald l'envoie à nouveau en
Afrique équatoriale, avec pour mission de retrouver
David Livingstone, parti à la recherche de la source du
Nil et porté disparu, afin de réaliser un formidable scoop ! Il lui faudra de longs mois pour découvrir le célèbre explorateur. Il y parviendra le
10 novembre 1871. Livingstone bloqué à
Ujiji sur les rives du
lac Tanganyika, en
Tanzanie, est malade et à court de vivres. Plus tard, Stanley publiera le récit de cette aventure qu'il intitulera :
Comment j'ai retrouvé Livingstone ; ce sera un best-seller. On retient souvent l'anecdote selon laquelle il se serait adressé à Livingstone en ces termes :
- « Doctor Livingstone, I presume ? » (« Docteur Livingstone, je suppose ? »)
À travers le continent mystérieux
Après cette expédition couronnée de succès, Stanley poursuit ses explorations de l'Afrique équatoriale qu'il traverse d'est en ouest en partant de
Zanzibar en
1874. L’expédition, financée par le
Daily Telegraph et le
New York Herald compte plus de 230 personnes, porteurs et soldats, au départ de
Bagamoyo qu'elle quitte le
17 novembre. Stanley devra recruter d’autres compagnons en cours de route. Il gagne le
lac Victoria par l'itinéraire de Speeke, et effectue la circumnavigation du lac. Il visite le
Buganda. Il découvre le
lac Albert en janvier
1876 et explore la totalité des rives du
lac Tanganyika du
11 juin au
31 juillet.
Stanley rencontre Tippo Tip à Kasongo. Ensemble, ils montent une expédition forte de 400 hommes pour explorer l'ouest. Ils quittent Nyangwe le 5 novembre et pénètrent dans la forêt équatoriale. Après 50 jours, Tippo Tip renonce, mais Stanley continue vers l'ouest. Pour traverser les régions, comme le bassin du Congo, où les échanges sont organisés selon les règles strictes du commerce par relais, Stanley doit forcer le passage à plusieurs reprises. Le 20 décembre, 150 personnes réparties sur 23 bateaux entamment la descente du fleuve. Le 6 janvier 1877, ils sont bloqués par les chutes Boyoma, qu'ils mettent 20 jours à éviter. Le , au confluent avec l'Aruwimi, ils combattent contre les Basoko. Le 14 février, ils affrontent les Bangala. Le 9 mars, ils atteignent le confluent avec le Kasaï, et Ntamo le 12 mars, future implantation de Léopoldville. Les chutes Livingstone constitueront le plus redoutable des obstacles : 5 mois seront nécessaires pour couvrir les quelques centaines de kilomètres qui les sépare de Boma, Alexandre Delcommune recueillant finalement une expédition décimée. Stanley est le dernier des 4 européens encore vivant, et seul 115 sur 356 des compagnons africains parvinrent sur la côte atlantique. Mais l'exploit est historique.
Stanley décrit ce voyage extraordinaire dans un ouvrage publié en 1878, À travers le continent mystérieux.
Son œuvre pour Léopold II
Lorsque Stanley revient en Europe en janvier 1878, deux délégués du Roi Léopold II de Belgique, le baron Greindl et le général Sanford, l'acceillent à Marseille et lui font part des projets du Roi de créer un état sur le bassin du Congo.
Entre
1879 et
1884, Stanley installe une série de comptoirs commerciaux le long du
Congo pour le compte de Léopold II. En 1884, il rebaptise le village du nom de Kintambo sur le
Pool Malebo en Léopoldville, qui deviendra la capitale du Congo léopoldien. De
1886 à
1889, il prend congé de l'
État indépendant du Congo pour diriger l'
expédition de secours à Emin Pasha, la dernière grande expédition privée au cœur de l'Afrique. Il entreprendra une ultime expédition en
1890. Ses missions pour Léopold II sont racontées dans son livre
The Congo and the founding of his free state.
À son retour au Royaume-Uni, il est élu à la Chambre des communes, où il est chargé des affaires coloniales et internationales. Il meurt le 10 mai 1904.
Ses archives complètes, documents d’une grande valeur historique, sont conservées au Musée royal de l’Afrique centrale à Tervuren, Belgique.
Bibliographie
Voir aussi
Liens internes
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