Distribution géographique
Les locuteurs de hongrois langue maternelle se répartissent par pays comme suit :
Encore un million de locuteurs de hongrois environ vivent en
Allemagne, en
Argentine, en
Australie, en
Belgique, au
Brésil, en
Finlande, en
France, en
Grande-Bretagne, en
Italie, aux
Pays-Bas, en
République tchèque, en
Suisse, au
Vénézuéla et dans d’autres pays.
Statut officiel
Le hongrois est la langue officielle de la Hongrie et, par conséquent, l’une des langues officielles de l’Union européenne.
Il est également langue officielle, à côté du serbe, dans les localités de Voïvodine (Serbie) où les personnes de la minorité nationale hongroise constituent la majorité de la population, et dans trois localités de Slovénie, à côté du slovène.
Le hongrois est reconnu en tant que langue minoritaire ou langue régionale en Autriche, Croatie, Roumanie, Slovaquie et dans la région de Transcarpathie (Ukraine). En Roumanie et en Slovaquie il peut être utilisé dans l’administration locale, dans les localités où 20% au moins de la population appartiennent à la minorité nationale hongroise.
Histoire
L’histoire du hongrois commence il y a à peu près 3000 ans, à l’est des montagnes de l’Oural, dans la région du fleuve Ob. Dès cette période et plus tard, au cours de la migration des Magyars vers le sud-ouest, leur langue est influencée par plusieurs langues, principalement les langues turques. Après qu’ils s’établissent dans le bassin des Carpates, qu’ils adoptent le christianisme et que le royaume de Hongrie est fondé, le hongrois est influencé par les langues slaves et le latin. Dans cette dernière langue commence la culture écrite en Hongrie.
La première attestation écrite du hongrois date du XIe siècle : quelques propositions et mots dans la lettre de fondation de l’abbaye de Tihany.
Au XIIe siècle paraît le premier texte complet en hongrois, Halotti beszéd és könyörgés (Discours funèbre et prière), et au XIVe siècle, la première œuvre littéraire, le poème Ómagyar Mária-siralom (Lamentations de la Vierge Marie en ancien hongrois).
Au XVIe siècle, la langue se développe grâce à la littérature laïque, mais surtout aux premiers livres imprimés, traductions de textes bibliques faites par des catholiques et des protestants. Au même siècle paraissent aussi les premiers ouvrages linguistiques concernant le hongrois.
Au XIXe siècle, la langue nationale unitaire peut être considérée comme formée, et on fixe les normes de la langue littéraire, grâce au mouvement des lettrés connu sous le nom de « renouvellement de la langue », qui tend à éliminer les influences latines et allemandes. La Société Scientifique Hongroise contribue à cette action par ses travaux normatifs. D’abord entre 1844 et 1849, puis définitivement en 1867, le hongrois devient langue officielle.
Variantes régionales
Le hongrois a neuf groupes de parlers :
- le groupe des parlers de la Tisza ;
- le groupe des parlers du Sud ;
- le groupe des parlers de l'Ouest ;
- le groupe des parlers d'au-delà du Danube ;
- le groupe des parlers du Nord-Ouest ;
- le groupe des parlers du Nord-Est ;
- le groupe des parlers transylvains ;
- le groupe des parlers sicules ;
- le groupe des parlers csangos.
Structure phonétique
Le hongrois est une
langue agglutinante à
harmonie vocalique qui s'écrit de manière quasiment phonétique en
caractères latins.
Alphabet
Quelques signes
diacritiques sont utilisés pour des
graphèmess notant des
voyelle : le
tréma (
ö,
ü) servant à noter des
phonèmes supplémentaires et l'
accent aigu servant à noter les voyelles longues (
á,
ú,
ó,
é,
í). Le
double accent aigu (
ő,
ű) sert à noter les voyelles longues, tandis que le tréma renvoie à des voyelles courtes. Des prononciations locales ou archaïsantes (c'est le cas en hongrois chanté, en particuliers les œuvres
chorales de
Zoltán Kodály) retiennent une voyelle
ë prononcée comme un é bref, et s'opposant à la fois au
é fermé et long et au
e bref et très ouvert.
Certaines consonnes sont notées à l'aide de digrammes ou d'un trigrammes, notamment les palatale (gy , ty , ny , ly ), des affriquées (dzs , dz , cs ) ou les fricativess alvéolaire (sz , zs ).
''Prononciation des lettres de l'alphabet hongrois. Entre parenthèses figurent les lettres apparaissant uniquement dans les mots étrangers.
| lettre
| X-SAMPA (ASCII)
| API (Unicode)
| prononciation approchante
|
| A
| Q
|
| anglais britannique not
|
| Á
| a:
|
| car''
|
| B
| b
|
| bébé
|
| C
| ts
|
| tsé-tsé
|
| CS
| tS
|
| tchèque
|
| D
| d
|
| dôme
|
| DZ
| dz
|
| italien zona
|
| DZS
| dZ
|
| gin
|
| E
| E
|
| est
|
| É
| e:
|
| été
|
| F
| f
|
| fin
|
| G
| g
|
| goût
|
| GY
| J\
|
| dieu
|
| H
| h
|
| anglais home ; allemand Haar
|
| I
| i
|
| lit
|
| Í
| i:
|
| allemand Biene ; anglais see
|
| J
| j, j\
| ,
| yeux
|
| K
| k
|
| cas
|
| L
| l_d
|
| lire
|
| LY
| j, j\
| ,
| yeux
|
| M
| m
|
| midi
|
| N
| n_d
|
| nuit
|
| NY
| J
|
| gnon
|
| O
| o
|
| dos
|
| Ó
| o:
|
| dôme
|
| Ö
| 2
|
| bœuf
|
| Ő
| 2:
|
| vœu
|
| P
| p
|
| pas
|
| (Q)
| kv
| kv
| allemand Quelle
|
| R
| 4_d, r_d
| ̪,
| espagnol pero, radio
|
| S
| S
|
| chut
|
| SZ
| s
|
| sot
|
| T
| t_d
|
| télé
|
| TY
| c
|
| tiens
|
| U
| u
|
| houle
|
| Ú
| u:
|
| allemand tun
|
| Ü
| y
|
| but
|
| Ű
| y:
|
| allemand Tür
|
| V
| v
|
| vol
|
| (W)
| v
|
| vol
|
| (X)
| ks
| [ks]
| taxi
|
| (Y)
| i
|
| lit
|
| Z
| z
|
| zut
|
| ZS
| Z
|
| je
|
Exemples
| Mot
| Traduction
| Prononciation standard
|
| terre
| föld
| [føld]
|
| ciel
| ég
| [eːg]
|
| eau
| víz
| [viːz]
|
| feu
| tűz
| [tyːz]
|
| homme
| férfi
| [feːɾfi]
|
| femme
| nő
| [nøː]
|
| manger
| enni
| [enni]
|
| boire
| inni
| [inni]
|
| grand
| nagy
| [nɑɟ]
|
| petit
| kis
| [kiʃ]
|
| nuit
| éjszaka
| [eːjsɑkɑ]
|
| jour
| nap
| [nɑp]
|
La correspondance phonème-graphème est presque 1:1 à l'exception de ly et j, qui se prononcent tous deux [j]. Certains phonèmes possèdent des allophones :
- /h/
- entre deux voyelles
- généralement non prononcé en fin de syllabe, parfois
- comme géminée
- /n/
- /j/
- dans certaines formes en fin de mot après /p/, /t/ ou /k/
Harmonie vocalique
De même que le
turc et le
finnois, le hongrois est caractérisé par le phénomène de l'
harmonie vocalique. Les voyelles sont regroupées en deux séries : les voyelles dites
claires (voyelles d'avant
e, i, ö, ü, é, í, ő, ű) et les voyelles dites
sombres (voyelles d'arrière
a, o, u, á, ó, ú). À l'intérieur d'un même mot, ne peuvent apparaître en principe que des voyelles
claires, ou au contraire des voyelles
sombres.
Une subdivision plus précise fait apparaître par ailleurs, au sein des voyelles
claires, d'une part un sous-groupe de voyelles
neutres (voyelles d'avant non-arrondies
e, é, i, í), souvent compatibles avec des voyelles sombres, d'autre part celui des voyelles
arrondies (
ö, ü, ő, ű).
Le choix des suffixes dans la conjugaison, la « déclinaison » ou la dérivation, est imposé par la nature des voyelles présentes dans le mot. La plupart des suffixess présentent ainsi deux formes, l'une avec une voyelle claire et l'autre avec une voyelle sombre, afin de s'accorder au phonétisme de chaque mot. Par exemple, avec le suffixe -ra/re (indiquant un « mouvement vers »), on aura Budára « vers Buda », et Pestre « vers Pest ». Certains suffixes existent sous trois formes comprenant respectivement une voyelle sombre, une voyelle claire non-arrondie, et une voyelle claire arrondie. Par exemple, la conjugaison d'un verbe intransitif à la deuxième personne du pluriel est indiquée par le suffixe -tok/tek/tök. On dira ainsi tanultok, « vous étudiez », beszéltek « vous parlez » et ültök « vous êtes assis ».
Lorsqu'un mot comporte des voyelles claires et sombres, par exemple dans les emprunts (à l'anglais, au français...), la dernière voyelle l'emporte dans un mot simple : a fotelben (le suffixe -ban/ben indiquant une « localisation dans »), « dans le fauteuil », de fotel, « le fauteuil » (emprunt au français); dans un mot composé (Budapest, à partir de Buda et Pest), la voyelle qui l'emporte est celle du dernier radical.
Autres particularités
Le hongrois connaît les consonnes doubles dont l'articulation est plus longue (par ex.
tt, [tː]). À l'écrit, seule la première lettre des digraphes est redoublée pour indiquer la longueur de la consonne (par ex.
ggy,
nny).
Le h est toujours prononcé (h aspiré), sauf en fin de mot: cseh (« tchèque »), juh (« mouton »), ou en fin de syllabe, lorsqu'à un tel mot on ajoute un suffixe ou un autre mot commençant par une consonne: a csehvel (« avec le Tchèque »), juhakol (« enclos pour moutons »).
Le hongrois ne s'est pas toujours écrit avec l'alphabet latin. Dans certaines parties de la Hongrie et de la Roumanie, on a utilisé, parfois jusqu'en 1850, un autre alphabet : les runes hongroises.
Grammaire
Déclinaisons
La
déclinaison comprend un nombre élevé de
cas : on a pu en compter jusqu'à vingt-trois. Cependant, le statut de certaines terminaisons peut être discuté : certains cas hongrois ont un sens si précis qu'ils ne peuvent se combiner qu'avec un petit nombre de noms dans un emploi tout à fait spécifique. Faut-il dès lors les considérer comme des cas à part entière ou comme des suffixes de dérivation formant, à partir d'un nom, un adverbe ?
Exemple : le suffixe « -stól/stul/stül » qui exprime l'idée de l'accompagnement par un groupe et n'est en pratique employé que dans des tournures figées (családostól/családostul = avec (sa) famille). Il peut être remplacé par d'autres formulations (családjával együtt). Le suffixe -nta/nte traduit la tournure par (unité de temps) : de nap (jour), hét (semaine), hó (mois), év (an), on tire naponta, hetente, havonta, évente (par jour, par semaine, par mois, par an). Cependant, avec l'heure et la minute (óra, perc) et d'autres noms désignant une durée, on utilise un autre suffixe, productif celui-là : óránként, percenként. Certains grammairiens comptent donc un moindre nombre de cas, tandis que d'autres rejettent même l'utilisation de ce terme dans le contexte de la langue hongroise et d'autres langues agglutinantes. Les cas hongrois, qui ne sont marqués qu'une fois dans le groupe nominal (pas d'accord de l'adjectif), ont des sens souvent plus précis que leurs équivalents indo-européens (il n'existe pas de prépositions).
Quelques cas fréquents :
Pour les exemples :
kutya = chien; macska = chat; ház = maison; virág = fleurs; csont = os; boszorkány = sorcière; varázspálca = baguette magique
- (suffixe zéro) : « nominatif », cas non marqué, sujet ;
- -t : « accusatif », objet direct ;
- 'A kutya a macskát kergeti.' (Le chien poursuit le chat.)
- -nak/nek : « datif », objet indirect ; ou encore, cas marquant le 'possesseur' ;
- 'A macska virágot ad a kutyának.' (Le chat offre des fleurs au chien.)
- -ban/ben : « inessif », lieu dans lequel on est ;
- 'A macska a házban van.' (Le chat est dans la maison.)
- -ba/be : « illatif », lieu dans lequel on va ;
- 'A macska bemegy a házba.' (Le chat entre dans la maison.)
- -ból/ből : « élatif », lieu duquel on vient ;
- 'A macska kijön a házból.' (Le chat sort de la maison.)
- -n : « superessif », lieu sur lequel on est ;
- 'A macska a házon ül.' (Le chat est assis sur la maison.)
- -ra/re : « sublatif », lieu sur lequel on va ;
- 'A macska a házra ugrik.' (Le chat saute sur la maison.)
- -ról/ről : « délatif », lieu du dessus duquel on vient ;
- 'A macska leugrik a házról.' (Le chat saute depuis le dessus de la maison.)
- -nál/nél : « adessif », lieu auquel on est (repérage relatif) ;
- 'A csont a háznál van.' (L'os est auprès de la maison.)
- -hoz/hez/höz : « allatif », lieu auquel on va ;
- 'A kutya a macskához megy.' (Le chien va en direction du chat (ou chez le chat).)
- -tól/től : « ablatif », lieu duquel on vient ;
- 'A kutya a macskától jön.' (Le chien revient de chez le chat.)
- -vá/vé : « transformatif », aboutissement d'une transformation ;
- 'A boszorkány a macskát kutyává varázsolja.' (La sorcière transforme (par la magie) le chat en chien.)
- -val/vel : « instrumental-sociatif », outil ou accompagnement ;
- 'A boszorkány varázspálcával változtatja át a macskát kutyává.' (C'est à l'aide d'une baguette magique que la sorcière transforme le chat en chien.)
- -ként : « essif-modal », traduit la tournure « en tant que » ;
- 'A macska kutyaként viselkedik.' (Le chat se comporte en tant que (comme un) chien.)
- -ig : « terminatif », destination ou objectif ;
- 'A macska a házig megy.' (Le chat va jusqu'à la maison.)
- -ért : « final », but ;
- 'A kutya a csontért megy.' (Le chien va vers l'os (car c'est son but).)
On notera l'abondance des suffixes décrivant le lieu. Ce système déjà riche est complété d'un jeu de postpositions exprimant, pour chaque localisation, le lieu où l'on est, où l'on va, d'où l'on vient, par exemple
az épületek közé, között, közül (« vers l'espace entre », « entre », « de l'espace entre les bâtiments »).
Le ou les suffixe(s) casuel(s) prennent place à la fin du nom, en un ordre qui suit des règles précises (le pluriel précède le ou les suffixe[s] marquant des 'cas' à proprement parler- ainsi, l'objet direct ou le génitif) : ember (homme : singulier, cas non marqué), embert (singulier, objet direct), emberek (hommes : pluriel, cas non marqué), embereket (hommes : pluriel, objet direct) ; emberé (de l'homme : singulier, génitif), emberét (de l'homme : singulier, génitif + objet direct) : Látom az emberét (Je vois celui/celle de l'homme).
Expression de la possession
Les rapports de possession (cas
génitif) sont exprimés, comme en finnois, au moyen de suffixes qui réfèrent à la
personne du possesseur et se placent sur le nom désignant l'objet (ou l'être) “possédé”. Exemple :
- ház-am : « ma (c'est un pronom personnel) maison » ;
- ház-ad : « ta maison » ;
- ház-a : « sa maison » ;
- ház-unk : « notre maison » ;
- ház-atok : « votre maison » ;
- ház-uk : « leur maison »
Une tournure équivalente existe en turc : comparer le hongrois
a zseb-em-ben dans ma poche au turc
ceb-im-de de même sens. Le mot hongrois
zseb est un emprunt au turc remontant à l'occupation ottomane de la Hongrie centrale.
La construction qui correspondrait au latin: nomen rosæ, « le nom de la rose », serait très différente de celle des langues latines (et de la plupart des langues indo-européennes)[Cette tournule existe au niveau dialectal en allemand « Der Rose ihr Name »] : à partir de név (le nom) et de rózsa (la rose), la tournure employée sera : « à la rose (suffixe : -nak/nek) son nom (suffixe génitif - possessif de troisième personne : -a/e, ou -ja/je) » : « a rózsának a neve », ou plus simplement « a rózsa neve ». Dans une chaîne de génitifs (« possessifs »), l'emploi de -nak/nek est obligatoire : « le nom de la rose de l'amie de ma belle-sœur » se dit : « a sógornőm barátnője rózsájának a neve ».
Conjugaison
Il existe deux conjugaisons ; l'emploi de l'une ou de l'autre dépend de l'existence et de la nature du
complément d'objet. Lorsque le
verbe possède un complément d'objet défini de troisième personne, on utilise la conjugaison dite
objective (ou
définie), sinon on utilise la conjugaison
subjective (ou
indéfinie). Exemple :
Látom a rózsát. (« Je vois
la rose. »),
Látok egy rózsát. (« Je vois
une rose. »). Ce dispositif permet fréquemment de se passer du pronom objet :
Szereti. (« Il/Elle
l'aime. »),
Szeretsz?[À noter que la même forme peut signifier aussi « Tu aimes ? », par exemple dans Szeretsz valakit? (« Tu aimes quelqu'un ? »)] (« Tu
m'aimes ? »): le complément d'objet est à la première personne et non à la troisième, donc la conjugaison ne peut pas être
objective, mais uniquement
subjective). Il existe une forme spéciale pour les cas où le sujet est à la première personne (je) et l'objet à la deuxième (te/vous) :
Szeretlek. («
Je t'aime. »).
Le verbe hongrois se conjugue selon trois modes personnels : indicatif (présent, passé, futur périphrastique), conditionnel (présent, passé périphrastique), injonctif. Il existe plusieurs modes impersonnels, participes présent et passé/passif, gérondif, infinitif (-ni), et un « infinitif conjugué » : « il faut qu'il mange » se dit ennie kell (« son-manger il faut »). L'indicatif comptait également un deuxième passé dit « passé ancien », aujourd'hui archaïque ; il jouait, face au « passé », le rôle que joue, en français littéraire et face à l'imparfait, le rôle du passé simple.
La langue dispose des outils pour exprimer le passif impersonnel, mais cette tournure est réservée à quelques verbes figés. En pratique, il n'existe plus, en hongrois contemporain, de « passif ». Il existe toutefois une conjugaison caractérisant globalement les verbes ne pouvant pas admettre d'objet direct. On compte parmi ceux-ci les verbes à sens réfléchi.
La langue hongroise, à l'imitation de ses voisines slaves, a développé un système aspectuel opposant imperfectif et perfectif par un jeu de préfixes. Le plus ancien texte conservé en hongrois (discours funéraire, , 1192) témoigne des tous premiers stades de la mise en place de ce système.
Conjugaison du présent
Conjugaison de type beszélni/élni (parler/vivre)
élek (je vis)
élsz (tu vis)
él (il/elle vit)
élünk (nous vivons)
éltek (vous vivez)
élnek (ils vivent)
Conjugaisons irrégulières importantes
| Lenni (être)
| Menni (aller)
| Jönni (venir)
|
| vagyok
| megyek
| jövök
|
| vagy
| mégy/mész
| jössz
|
| van
| megy
| jön
|
| vagyunk
| megyünk
| jövünk
|
| vagytok
| mentek
| jöttök
|
| vannak
| mennek
| jönnek
|
Notes
Voir aussi
- Expression de l'inchoatif en hongrois
- Dialecte sicule
Bibliographie
- Thomas Szende et Georges Kassai, Grammaire fondamentale du hongrois, Langues & Mondes - L'Asiathèque, 2007
- Dávid Szabó : L'argot des étudiants budapestois, Paris, L'Harmattan, 2004, 326 p.
Liens internes
Liens externes