Réservation par internet et impression par le client
Particularités : une offre d'appel à bas prix (19 €), mais sur un contingent limité, les prix pouvant varier en temps réel en fonction du taux d'occupation, les réservations sont ouvertes quatre mois avant le départ du train, le billet est imprimé par le client lui-même soit chez lui, soit en gare au kiosque ad-hoc. Il comporte un code-barres qui est vérifié électroniquement avant la montée dans le train (il n'y a pas de contrôle à bord), les titres de réduction habituels ne sont pas acceptés.
Le matériel utilisé est en général une rame TGV Duplex (à deux niveaux) offrant 500 places assises, circulant accouplée à une rame du service normal.
Le site iDTGV.com ne vend pas de billets, il faut effectuer sa réservation sur l'un des sites partenaires : anyway.com, atlantisvoyages.fr, expedia.fr, fftparis.com, koala-voyages.com, luce-voyages.com, otu.fr, travelonweb.com, voyages-sncf.com, et wasteels.fr. Comme sur tous les TGV, la réservation est obligatoire. Le billet doit être imprimé sur du papier blanc au format A4 et n'est pas échangeable après impression. Avant impression, le billet est échangeable uniquement sur d'autres trajets iDTGV, même si le billet a été acheté sur le site de la SNCF, et occasionne un supplément de 10 €.
Cette nouvelle offre a provoqué des réactions hostiles chez les syndicats et certains membres du personnel non syndiqués de la SNCF qui craignent que cette offre entraîne une réduction d'effectifs, notamment aux guichets, et à terme une privatisation de certains services via la filialisation, la filiale iDTGV étant à l'époque de sa création une filiale de droit privé.
Le personnel d'iDTGV même s’il venait majoritairement de la SNCF était dissocié du personnel de la SNCF et était donc soumis a des conditions de travail différentes.
Les syndicats ont bloqué un temps ce train, le jour inaugural, en déclarant que c'était le premier train « privé », ce qui, de leur point de vue, constitue un très gros danger.
Pour la SNCF, c'est une expérimentation (portée par une nouvelle filiale, iTGV) qui va dans le sens du développement de l'outil internet dans la commercialisation du train et la réduction des coûts, et un outil pour lutter contre la concurrence des compagnies aériennes à bas prix, assez agressives sur cet axe, et préparer l'arrivée de la concurrence sur le rail, prévisible à l'horizon 2008.
Tarification
Les tarifs d'IDTGV sont modulés en fonction du taux d'occupation réel des trains de manière à maximiser la recette globale et l'occupation de la rame. Des prix très attractifs sont proposés aux personnes réservant longtemps à l'avance (4 mois), mais cela ne concerne au mieux que 10 % des places offertes, mais les prix augmentent pour les tranches de places mises en vente plus tard, plus près de la date du départ et peuvent même dépasser le plein tarif des autres TGV. En outre, les titres de réduction habituels, qui concernent trois voyageurs sur quatre à la SNCF, ne sont pas admis.
En ce qui concerne les retards éventuels, si le train IDTGV a plus d'une heure de retard, 19€ seront remboursés généralement dans un délai d'un mois sur chaque billet.
Il en résulte que, dans un train donné, tous les voyageurs ne paient pas le même prix à service identique. On est donc loin d'une situation de service public où règne normalement l'égalité de traitement. Cette pratique de contingentement tarifaire (le yield management) est courante dans le transport aérien, en particulier chez les compagnies à bas prix. Elle a été rendue possible à la SNCF depuis l'introduction du système de réservation Résarail (anciennement dénommé Socrate, pour Système Offrant à la Clientèle la Réservation d'Affaire et de Tourisme en Europe) qui fut très décrié lors de sa mise en service dans les années 1990.
Services à bord
Pour lutter contre la concurrence aérienne, la SNCF introduit des services à bord, plus développés qu'à l'accoutumé, qui cherchent à exploiter les avantages offerts par la configuration du matériel à deux niveaux :
- A l'étage inférieur, c'est l'espace de repos. Un kit sommeil est vendu pour 2 €. Les téléphones cellulaires sont interdits.
- A l'étage supérieur, c'est l'espace des animations et des rencontres. Des jeux sont fournis aux enfants.
Comme dans l'aérien, ces services sont facturés en plus et n'entrent pas dans le montant du billet.
Premiers résultats
Selon
Louis Gallois, président de la SNCF (lors de la présentation des vœux pour l'année 2005 à la presse), le taux d'occupation moyen s'est élevé à 77 % en décembre 2004 (pour 210 000 voyageurs). Le prix moyen par voyageur s'élèverait à 55 €.
Fiche définissant ses centres d'intérêts
A partir de mi-2006 un voyageur peut remplir une fiche définissant ses centres d'intérêts consultable après modération par les autres. Ce service appelé iDTGVandCo est gratuit.
Lien externe