Histoire
L'indium, nommé d'après la ligne indigo de son spectre atomique, a été découvert par
Ferdinand Reich et
Hieronimus Theodor Richter en
1863 alors qu'ils testaient des minerais de
zinc avec un spectrographe inventé par
Robert Wilhelm Bunsen pour trouver du
thallium. Richter réussit à isoler le métal en
1867.
Utilisations
On utilise l'indium sous plusieurs formes : de séléniure d'indium InSe
2, de nitrure d'indium-
gallium InGaN et de diséléniure de
cuivre-indium CuInSe
2.
Les recherches en cours sur des cellules combinant plusieurs couches : gallium-indium-
phosphore,
arséniure de gallium et
germanium (GaInP-AsGa-Ge) permettent d'espérer des rendements supérieurs à 30%.
Elles ont un rendement inférieur (10-20%) mais sont beaucoup plus faciles à fabriquer en grande dimension, on utilise de l'oxyde d'indium-étain, un mélange cuivre-indium-sélénium (CuInSe
2) ou encore cuivre-indium-gallium-sélénium.
Arséniure d'indium jusqu'à 3,8 μm et antimoniure d'indium (InSb) jusqu'à 5 μm.
Autres utilisations
- Mécanique: coussinets pour palier et roulement
L'alliage d'Indium à l'acier diminue fortement la résistance au frottement et, par là, les pertes de puissance.
L'indium adhère fortement au verre et est utilisé pour ses propriétés de réflexion, de coloration (jaune clair) et de conducteur électrique.
Il sert ainsi d'électrode transparente dans les écrans à
cristaux liquides, pour réaliser des miroirs et dans certains verres feuilletés, pour les rendre chauffants.
- Alliages à bas point de fusion
Il est utilisé dans certaines soudures permettant d'éviter la présence de
plomb.
L'alliage gallium-indium (76% - 24%) est liquide à la température ambiante. Il est utilisé (expérimentalement) pour constituer un miroir liquide pour
télescope en substitut non polluant au mercure.
En médecine nucléaire, l'Indium-111, avec ses deux émissions gamma de 173 et 247 keV, permet de réaliser certains examens. Par exemple, il est possible de réaliser une
scintigraphie au moyen de globules blancs marqués à l'Indium-111 pour repérer des processus abdominaux actifs et des processus infectieux récents (depuis moins de 2 semaines). Lié à certains pharmaceutiques, cet isotope radioactif peut permettre de localiser différentes tumeurs neuro-endocrines (insulinomes, gastrinomes, paragangliomes, carcinoïde,
phéochromocytome, etc). Il est également utile en scinticisternographie.
Notes et références de l'article
Voir aussi
Articles connexes
Liens et documents externes