Perception
On qualifie d
'information toute donnée pertinente que le système nerveux central est capable d'interpréter pour se construire une représentation du monde et pour interagir correctement avec lui. L'information, dans ce sens, est basée sur des
stimuli sensorielsss véhiculés par les
nerf, qui aboutissent à différentes formes de
perception.
''(qswkdfckbvljsbvljslv <- Ceci n'est donc pas a priori une information )
Selon G.-B. Davis, l'information représente les données transformées sous une forme significative pour la personne qui les reçoit : elle a une valeur pour ses décisions et ses actions
Journalisme
Une
information est ici la
mise en forme écrite ou orale d'un fait ou d'un événement daté et (en principe), honnête. L'
objectivité étant un concept qui n'existe qu'en mathématiques. Le journalisme traitant de sujets, il est subjectif par nature, mais peut être néanmoins honnête par rigueur professionnelle. L'information ainsi mise en scène constitue alors la base rédactionnelle d'un
journal. On l'oppose généralement à la
publicité, dont le caractère commerçant et manipulateur ne fait aucun doute, bien que cette dernière puisse véhiculer des éléments d'information (au sens où tout dans la vie peut être information).
Information et mondialisation
Le développement du net et la
mondialisation révolutionnent la
perception que les hommes ont de l'information et changent radicalement la représentation du monde, devenu '
hypermonde'. L'hypermonde est consubstantiel du marché mondialisé et de l'
hyper-information.
En effet, dans les premières périodes de l'informatique (années 1950 pour les États-Unis aux années 1970), les applications informatiques étaient limitées aux grandes entreprises. Les entreprises étaient peu reliées entre elles, hormis via les réseaux bancaires.
Depuis quelques années, le développement de l'Internet et des messageries électroniques, publiques ou privées, ont permis d'ouvrir à toute personne équipée d'un ordinateur connecté au réseau, les informations accessibles par le réseau Internet. De plus, les entreprises sont souvent organisées en réseau avec leurs partenaires (extranet), ce qui leur permet de communiquer avec leurs parties prenantes.
Il en résulte que la perception du contexte de l'entreprises par les dirigeants et les employé change radicalement.
Administration publique
Dans le contexte de l’administration publique, nous considérons comme « information » toute donnée pertinente dont la collecte, le traitement, l’interprétation et l’utilisation concourent à la réalisation d’une mission gouvernementale, régionale, et départementale.
Les informations d'autorité sont appelées à être gérées dans des registres de métadonnées.
Les autorités publiques sont responsables du processus d'attribution de certificats électroniques, utilisant les critères communs.
Dans l'Union européenne, la directive INSPIRE demande que l'on gère les informations géographiques à des fins d'utilisation publique (gouvernements, collectivités locales,...)
En France, le référentiel général d'interopérabilité d'ADELEs doit gérer à terme des métadonnée.
Théorie de l'information
Selon la
théorie de l'information, des données contiennent de l
'information quand celles-ci ne sont que peu compressibles et qu'elles sont
complexes.
En effet, l'information contenue dans un message composé d'une seule lettre se répétant un grand nombre de fois tel que « AAAAAAAAA... » est quasiment nulle (on parle alors de faible ).
Kolmogorov a tenté de définir le contenu d'information d'une donnée par la taille du plus petit programme permettant de la fabriquer. Ainsi, pi aurait une complexité moyenne malgré son nombre infini de chiffres, le programme permettant d'en construire la suite (infinie) de nombres tenant sur une seule page.
La conception la plus répendue de l'information est liée au couple message + récepteur, le dernier possédant des implicites valorisant le message (et, de fait, tout message est incompréhensible sans ces implicites supposés; ainsi un message en chinois pour qui ne comprend pas le chinois).
Ainsi, la phrase 'Médor est un chien' contient plus d'information que 'Médor est un quadrupède', bien que la seconde contienne plus de lettres. La différence est à mettre au compte de la connaissance d'un dictionnaire implicite et faisant partie du contexte, qui nous permet de savoir qu'un chien est nécessairement - sauf amputation - un quadrupède, l'inverse n'étant pas vrai.
Les notions de quantité d'information, d'entropie et d'information mutuelle font l'objet d'une discipline spécialisée, initiée par Claude Shannon.
Hyper-information
Avec l’émergence du
numérique, des
réseaux et de la
convergence des technologies, l’information a changé radicalement de nature. Cette mutation a favorisé l’émergence d’un univers technologique foisonnant mais elle a aussi révélé de nouveaux territoires de la conscience cognitive.
L’information se situe désormais dans un système complexe qui semble obéir à ses propres règles d’évolution et à ses propres finalités. L’intégration des individus, du système social et du système informationnel est devenue totale, donnant naissance à l’
hyper-information.
Théorie de la décision
La
théorie de la décision ne considère comme
information que ce qui est de nature à entraîner ou modifier une décision. Dans le cas contraire, il s'agit d'un simple
bruit. On pense souvent que l'
information peut être définie comme une donnée réductrice d'incertitude. Dans bien des cas, pourtant, avec la mondialisation et le développement des réseaux internationaux, une information juste peut remettre en cause une décision déjà prise. Il existe aussi des informations fausses, biaisées ou présentées de manière telle que les destinataires ont tendance à prendre de mauvaises décisions.
Il est donc vital de s'assurer de la pertinence des informations, et d'organiser des circuits d'informations tels que les informations disponibles soient bien traitées pour être distribuées aux bonnes personnes, au bon moment. C'est l'objet de l'intelligence économique. Une bonne méthode d'intelligence économique doit prendre en compte les informations issues du contexte de l'entreprise.
Systémique
L'information (ou
néguentropie) est un facteur d'organisation qui s'oppose à la tendance naturelle au désordre et au chaos (ou
entropie). ''Un organisme vivant, comme le corps humain, ne peut rester organisé que par les informations qui le lient. Toute rupture d'information (nerveuse, chimique, etc.) entraîne la dégénérescence d'une partie ou de l'ensemble.
Cela tient au fait que l'information, la matière et l'énergie sont indissociables. Connaître la proportion de chacune d'entre elles permet de définir le degré de complexité d'une structure et, partant, son niveau systémique. Car le niveau d'un système est avant tout déterminé par ses constituants, eux-mêmes étant des systèmes constitués à un autre niveau, chaque niveau étant défini par le type d'énergie qui est mis en œuvre. La systémique met donc en avant l'imbrication de structures, chacune étant mue par une dynamique, donc une énergie spécifique. En définitive, l'information met en communication les éléments d'un système dynamique.
Un être vivant offre un bon exemple descriptif du fonctionnement d'un système. À l'échelle globale, c'est une dynamique chimique et gravitationnelle. Les cellules sont organisées autour de dynamiques chimiques et à l'intérieur de chacune d'entre elles, des échanges électromagnétiques et ioniques maintiennent la cohésion. On pourrait continuer le raisonnement jusqu'aux échelles moléculaires, atomiques et particulaires. Mais nous sortons là du cadre du vivant.
Chaque étage de la construction est ainsi une spécificité énergétique, matérielle et informative. Tant que l'équilibre est maintenu, l'information, qui n'est dans ce cadre rien d'autre que de la matière, est véhiculée par le biais d'une dynamique énergétique spécifique du niveau en question.
L'information y est inversement proportionnelle à sa probabilité. ''En clair, énoncer l'évidence n'apporte pas beaucoup d'information, alors que diffuser une information inattendue est plus utile.
Histoire
Le projet de fonder une « science de l'information et de la documentation » spécifique s'est affirmé sous l'impulsion d'acteurs comme
Pierre Larousse (1817-1875),
Melvil Dewey (1851-1931),
Paul Otlet (1868-1944), Jean Meyriat (1921- ). Le point de départ en a été de dissocier l'information, construction sociale et intellectuelle, de l'ensemble des objets matériels qui, en circulant, la conditionnent sans la définir. On doit aux spécialistes de cette science d'avoir posé que l'information ne circule pas (elle n'est pas un objet) mais qu'elle se redéfinit sans cesse (elle est une relation et une action). Ce projet est lié, dès la fin du siècle, au développement d'une recherche à visée industrielle et au rêve d'un savoir planétaire. Mais plutôt que tout assimiler par l'idée d'un « système d'information » (idée plus récente dont le succès est dû aux développements informatiques), ces auteurs distinguent méthodiquement entre le support, le document, l'information et le savoir : effort de distinction qu'il faut redécouvrir aujourd'hui. (Yves Jeanneret)
Voir aussi
Articles connexes
Liens externes