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Dernière modification: 2007-12-04
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Catégorie: Iran

Iran

1979 |
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L’Iran , dont le nom officiel est République islamique d’Iran , est une république islamique d’Asie occidentale (ou centrale). Sa capitale est Téhéran (ou Tehrān), sa langue officielle le persan et sa monnaie le rial. Le calendrier officiel est le calendrier persan. L'Iran était aussi connu par le nom de Perse internationalement jusqu'en 1935.

Le pays a une superficie de km² et une population de près de 70 millions d’habitants. Avec un produit national brut de 570 milliards de dollars en 2005, il constitue la deuxième économie de la région. Son produit intérieur brut par habitant s’élève à 8400 dollars. L'Iran est le 4 producteur de pétrole au monde et le 2 exportateur de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP). Il dispose aussi de la deuxième plus grande réserve en gaz naturel, après la Russie, et en est le 6 producteur.

1 Origine du nom
2 Géographie
3 Histoire
4 Le peuple et sa culture
5 État et politique
6 Économie
7 Annexes

Origine du nom

Pendant la dynastie Achéménide (550-330 av. J.-C), les Iraniens appelaient leurs territoires Parsa du nom du royaume de Cyrus le Grand, qui appartenait à la tribu perse, et qu’on retrouve encore aujourd’hui sous la forme de Fars ou Pars, correspondant au nom de cette province d’Iran. Cependant, la totalité de l’État était alors appelée Aryanam. Ce mot est apparenté au terme Aryen, qui signifie noble « Persia: Place and Idea » Liens externes, chap. 1 in The Persians, Gene R. Garthwaite, Blackwell Publishing, 2005, . À l’époque Parthe (248 av. J.-C - 224 ap. J.-C) Aryanam a été modifié en Aryan pour évoluer vers Iranshar et Iran à l’époque Sassanide.

Les grecs utilisaient les termes Aryana et Persis pour désigner la région qui est aujourd’hui connue comme le plateau iranien « Iran: Understanding the Enigma: A Historian’s View » Liens externes, Nikki Keddie, Middle East Review of International Affairs Vol. 2, No. 3, Septembre 1998 . Le terme est passé au latin pour devenir Persia, puis en français Perse, terme qui est encore très utilisé dans les pays occidentaux et qui provoque une confusion avec la province du Fars.

Au , une dispute entre intellectuels éclate pour savoir quel devrait être le nom correct du pays. Le 21 mars 1935, jour de Noruz, Reza Shah Pahlavi publie un décret demandant à toutes les relations étrangères du pays de le désigner sous le nom d'Iran dans leur correspondance officielle, en accord avec le fait que Perse est un terme utilisé pour un pays appelé Iran en persan.

En 1979, la révolution iranienne a abouti à la création de la République islamique d’Iran, mais les termes Perse et Iran sont toujours largement utilisés.

Géographie

Géographie physique

L'Iran est un pays montagneux et partiellement désertique d'une superficie de km² CIA World Factbook Liens externes, 2006. Au nord, il a des frontières communes avec l’Arménie (35 km), l’Azerbaïdjan (611 km) et le Turkménistan (992 km), et a 740 km de côtes sur la mer Caspienne. Les frontières occidentales sont partagées avec la Turquie au nord et l’Irak au sud, finissant au Chatt-el-Arab (en persan : Arvand Rud). Le golfe Persique et le golfe d’Oman forment l’intégralité de sa limite méridionale de 1770 km. L’Iran a un contentieux avec les Émirats arabes unis depuis les années 1970 portant sur les îles Tunbs et Abu Moussa, occupées militairement par l’Iran. À l’est se trouvent l’Afghanistan au nord et le Pakistan au sud. La distance entre l’Azerbaïdjan au nord-ouest et le Sistan et Baloutchistan au sud-est est approximativement de 2330 km.

Le paysage iranien est dominé par plusieurs chaînes de montagnes qui séparent divers bassins et plateaux les uns des autres. La partie occidentale - la plus peuplée - est la plus montagneuse, avec des chaînes telles celles du Zagros et de l’Alborz (Elbourz) ; c’est dans cette dernière que se trouve le sommet le plus élevé de l’Iran, le Damāvand qui culmine à 5607 m. Le plateau iranien est la zone située entre les chaînes de montagnes localisées à l’est et à l’ouest du pays. La moitié orientale consiste essentiellement en une série de bassins désertiques inhabités (comme le Dasht-e Kavir) parsemés de rares lacs salés.

Paysage dans la province du Fars

Paysage dans la province du Fars

Les montagnes entourent plusieurs larges bassins, ou plateaux, sur lesquels sont situés des centres agricoles et urbains majeurs tels qu'Ispahan ou Shiraz. Jusqu’au , lorsque furent construites les principales autoroutes et chemins de fer à travers les chaînes montagneuses, ces bassins avaient tendance à être relativement isolés les uns des autres. Typiquement, une grande ville dominait un bassin, et il existait des relations économiques complexes entre la ville et les centaines de villages à sa périphérie. Dans les hauteurs des chaînes montagneuses délimitant les bassins, des groupes organisés de manière tribale pratiquaient la transhumance, déplaçant leurs troupeaux de moutons et de chèvres entre leurs pâturages traditionnels d’été et d’hiver.

d’Iran : 
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Il n’y a pas de système fluvial d’importance dans le pays, et historiquement, le transport se faisait au moyen de caravanes qui suivaient les routes traversant les cols des chaînes montagneuses. Celles-ci empêchaient aussi l’accès au golfe Persique et à la mer Caspienne.

Le climat de l’Iran est principalement aride ou semi-aride. La plaine côtière caspienne fait exception avec un climat subtropical : les températures y tombent rarement en dessous de 0°C en hiver et le climat reste humide toute l’année. Les températures estivales montent rarement au dessus des 29 °C, et les précipitations annuelles sont de 680 mm à l’est et de 1700 mm à l’ouest. Dans l’ouest du pays, les régions habitées dans les vallées des monts Zagros connaissent des températures moins clémentes, des températures moyennes en dessous de 0°C et de fortes chutes de neige. Les bassins orientaux et centraux sont très arides, avec moins de 200 mm de précipitations annuelles et des températures estivales dépassant les 38°C. Les plaines côtières du golfe Persique ont des hivers tempérés, et des étés très chauds et très humides. Les précipitations y varient entre 135 et 355 mm.

L’Iran est dans une zone du globe sismiquement très instable et est régulièrement touchée par des tremblements de terre. Le 26 décembre 2003, un important tremblement de terre a frappé la région de Bam, dans le sud du pays, détruisant ainsi les vestiges de l’Arg-é Bam (citadelle et ville antique).

Faune, flore et environnement

Lynx d'Eurasie

Lynx d'Eurasie

La faune et la flore d’Iranss, étant donnée la grande quantité de biome et de biotopes, accueille de nombreuses espèces animales et végétales. Les zones semi-désertiques accueillent des félins et des gazelles tels le lynx d’Eurasie, le chat de Pallas, la gazelle indienne, la gazelle à goitre ou encore l’onagre du désert. Certaines sont menacées d’extinction, comme le Guépard d’Iran (Acinonyx jubatus venaticus), dont il ne reste que 50 à 60 individus. D’autres animaux sont endémiques aux régions iraniennes, comme le Tétraogalle de Perse ou le daim de Perse, qui sont aujourd’hui très rares. Les espèces d’oiseaux sont également très nombreuses en Iran : buse féroce, faucon crécerelle, aigle royal, gypaète barbu, ganga unibande dans les steppes, outarde houbara d’Asie dans les déserts. Dans les forêts de montagne se trouvent des sangliers, des ourss, des cerf et des bouquetins.

La préservation de l’environnement en Iran a commencé à être prise en compte par l’État dans les années 1950, à la suite des dégradations environnementales et de la surexploitation des ressources naturelles. L’Iran s’est d’abord dotée d’une association iranienne de la vie sauvage en 1956, puis d’une organisation de la chasse et de la pêche en 1967 et enfin d’un ministère de l’environnement en 1971. Le but de ces organisations était la protection de l’environnement.

Depuis le début du , les principaux problèmes environnementaux sont les suivants :

  • La pollution de l’air, particulièrement dans les zones urbaines. Cette pollution a des causes anthropiques et est liée aux émissions des véhicules, aux opérations de raffinerie et aux effluves industriels.
  • La déforestation
  • La désertification
  • La diminution de la surface des marais à cause de la sécheresse.
  • La pollution par le pétrole dans le golfe Persique (due aux opérations d’extraction et de dégazage).
  • La pollution de l’eau, causée par les rejets industriels et les rejets non contrôlés d’eau usée.

Le plus préoccupant de ces problèmes est peut-être celui de la qualité de l’air, plus particulièrement dans la capitale à Téhéran. Le monoxyde de carbone représente une partie importante des 1,5 millions de tonnes de produits polluants rejetés à Téhéran en 2002.

Géographie administrative

L’Iran est subdivisé en 30 provinces :
  1. Téhéran
  2. Qom
  3. Markazi
  4. Qazvin
  5. Gilan
  6. Ardabil
  7. Zanjan
  8. Azerbaijan-e-sharghi (de l’est)
  9. Azerbaijan-e-gharbi (de l’ouest)
  10. Kurdistan
  11. Hamedan
  12. Kermanshah
  13. Ilam
  14. Lorestan
  15. Khuzestan
  1. Chahar Mahaal-o-Bakhtiari
  2. Kohkiluyeh-o-Boyer Ahmad
  3. Bushehr
  4. Fars
  5. Hormozgan
  6. Sistan-o-Balouchestan
  7. Kerman
  8. Yazd
  9. Esfahan
  10. Semnan
  11. Mazandaran
  12. Golestan
  13. Khorasan-e-shomali (du Nord)
  14. Khorasan-e-razavi
  15. Khorasan-e-jonubi (du sud)
Image:IranNumbered.png
Les provinces sont gouvernées par une ville centrale, généralement la plus grande ville de la province. Le gouverneur de province est nommé par le ministre de l’Intérieur.

Depuis 2004, la province du Khorassan est divisée en trois provinces, augmentant le nombre des provinces de 28 à 30.

Chaque province (Ostān) est divisée en départements (Shahrestān), eux-mêmes divisés en cantons (Bakhsh), qui regroupent une dizaine de villes (Shahr). Les villages (dehestān) sont la plus petite unité administrative ; ils sont rattachés aux villes. La structure administrative de l’Iran change très régulièrement. En 2005, l’Iran comptait 324 départements, 865 cantons, 982 villes et 2378 villages Number of shahrestans, bakhshes, cities and dehestans according to the administrative divisions, Statistical Center of Iran Liens externes, 1383/2005.

Histoire

L’Iran possède l’une des civilisations continues les plus anciennes du monde. L’histoire de l’Iran couvre des milliers d’années, depuis les civilisations antiques du plateau iranien, la civilisation des Mannéens en Azerbaïdjan, de Shahr-i Sokhteh (« Ville brûlée ») dans le Sistan, et l’ancienne civilisation de Jiroft, suivie du royaume d’Élam, de l’empire Achéménide, des Parthes, des Sassanides jusqu’à l’actuelle République islamique d’Iran.

Préhistoire et Antiquité

Vase de la région de Jiroft, avec des bas-reliefs représentant des scorpions

Vase de la région de Jiroft, avec des bas-reliefs représentant des scorpions

L’Iran possède une des civilisations continues parmi les plus anciennes du monde. Des vestiges d’occupation humaine remontant au Paléolithique inférieur y ont été retrouvés au Balouchistan, dont certains — parmi les plus anciens — ont un âge estimé à ans. Au nord-ouest du pays, dans la région de la mer Caspienne, des vestiges datant du attestent de l’apparition d’une économie de production de biens au Mésolithique. Des sites néolithiques attestent que la pratique de l’agriculture remonte à 6 et 7000 ans dans la vallée de Gorgan, à Tureng Tepe, Yarim Tepe, et au centre du pays à Sialk II (près de Kashan)R. Ghirshman, Fouilles de Sialk près de Kashan, 1933, 1934, 1937, Paris, 1938..

Des objets de cuivre et des céramiques peintes remontant à l’âge du cuivre (il y a 4000 ans), ont été retrouvés en Susiane (province du Khuzestan) et à Sialk. Des recherches archéologiques commencent à peine à faire connaître des civilisations très anciennes comme la civilisation de Jiroft qui bâtit des villes il y a 5000 ans, soit bien avant les civilisations égyptiennes et grecques.

Le début du voit apparaître une forme d’écriture, probablement dérivée du système sumérien, à Suse. L’Empire Élamite (précédé par la civilisation proto-élamite) établit un nouveau pouvoir régional dans le sud-ouest de l’Iran, et concurrence les empires voisins de Babylonie et d’Assyrie. C’est au cours du second millénaire avant notre ère qu’arrivent sur le plateau iranien divers peuples iraniens, provenant d’Asie centrale. Au milieu du , les Mèdes, groupes de tribus établis au nord et au nord-ouest du pays, établissent leur pouvoir sur la région. À la fin de ce même siècle, les Mèdes et les Babyloniens se libèrent définitivement du joug assyrien en prenant Ninive en 612 av. J.-C. C’est à la même période qu’apparaissent les premières sources mentionnant Cyrus I, roi d’Anshan, petit-fils d’Achéménès, fondateur du premier Empire Perse, celui des AchéménidesPierre Briant, Histoire de l’empire Perse, Fayard, Paris, 2003, 1247 p. ISBN 2-213-59667-0 p.39.

Les ruines des palais des Achéménides, Persépolis

Les ruines des palais des Achéménides, Persépolis

Achéménides

Despotes éclairés, les Achéménides construisent un immense empire s’étendant de l’Inde à l’Égypte, organisé en satrapies reliées entre elles par un immense réseau routier. Le cylindre de Cyrus est la première trace écrite d’une déclaration des Droits de l’Homme, datant de Cyrus II Shapour Suren-Pahlav Cyrus Charter of Human Rights Liens externes Iran Chamber (consulté le 10 octobre 2006). La dynastie achéménide établit des capitales à Pasargades, Persépolis, Suse et Ecbatane. Leur règne est marqué par les Guerres médiques les opposant aux Grecs. L’empire perse décline après le règne de Xerxès I et chute en 330 av. J.-C, conquis par Alexandre le Grand.

Séleucides

Les généraux d’Alexandre établissent la dynastie des Séleucides, qui s’effondre à son tour en 60 av. J.-C, le dernier reliquat de l’empire, en Syrie étant transformé en province romaine par Pompée. L’empire Parthe (aussi appelé Arsacide), fondé par Arsace et Tiridate en 250 av. J.-C, leur succède jusqu’en 224, quand le roi Artaban IV est défait par un de ses vassaux perses. Une nouvelle dynastie naît : les Sassanides, qui donnent naissance au second empire perse (226 - 651).

Sassanides

Les Sassanides furent les premiers à appeler leur empire Iranshahr ou Eranshahr . Il s’agit d’une des périodes les plus importantes de l’histoire de l’Iran : la civilisation perse s’accomplit dans de nombreux domaines, et influence considérablement le monde romain, les deux empires étant perpétuellement en guerreA. Grabar, « Le rayonnement de l’art sassanide dans le monde chrétien », La Persia nel Medioevo, Rome, 1971, pp. 679-707.. L’influence culturelle atteint l’Europe occidentale, l’Afrique, la Chine et l’Inde, et continue durant la période islamique Abdolhossein Zarinkoub, Ruzgaran: tarikh-e Iran az aghz ta saqut saltnat Pahlvi, Sukhan, 1999. ISBN 964-6961-11-8 - p. 305.,M. M. Mango, « Byzantine, Sasanian and Central Asian Silver, Kontakt zwischen Iran, Byzanz und der Steppe » in 6-7. Jh., ed. Cs. Balint, Varia Archaeologica Hungarica, IX, Budapest, 2000, pp. 267-284..

Période islamique

La conquête de l’Iran commence en 637, avec Abû Bakr. Après avoir occupé Ctésiphon, capitale de l’empire, les musulmans battent l’armée sassanide à Nahavand en 641-642. L’Iran est ensuite rapidement conquis. La conversion à l’islam est progressive jusqu’au . L’Iran a été islamisé, mais n’a jamais été arabisé, contrairement aux autres régions conquises par le califat Iran in history Liens externes, Bernard Lewis, Moshe Dayan Center for Middle Eastern and African Studies, Université de Tel Aviv, 2001. Les persans ont même réussi à se distinguer au sein de l’Islam, et l’apport culturel, politique et même religieux des iraniens à l’Islam est d’une importance fondamentale.

Au , le Khorassan se rallie à la doctrine dissidente du chiisme et s’émancipe de la domination arabe. Une révolte renverse la dynastie Omeyyade, installant les Abbassides à Bagdad en 748 'Abbassid Caliphate Liens externes, C. E. Bosworth, Encyclopaedia Iranica (consulté le 1/10/2006). Le pouvoir des califes diminue progressivement, et plusieurs dynasties régionales émergent en Iran entre 820 et 1005, dont les Samanides. Ces derniers rivalisent avec Bagdad, et créent d’importants foyers de vie intellectuelle. Outre la culture arabe classique, ils favorisent l’éclosion de la littérature persane et accordent leur protection à des penseurs. En 962, la dynastie Ghaznévides s’installe à Ghazna et régne du Khorasan au Panjâb. C’est sous le patronage de Mahmûd de Ghaznî que Ferdowsi écrit en persan le Shâh Nâmâ (signifiant 'Le livre des Rois'), poème épique qui recueille les histoires de la mythologie perse« Ghaznavids », C.E. Bosworth Encyclopaedia Iranica (consulté le 2/10/2006).

Un groupe turc, les Seldjoukides, arrive dans la région au . Les Ghaznévides, puis les Samanides, sont défaits. L’Iran connaît une renaissance culturelle et scientifique. L’observatoire d’Esfahan est créé, où Omar Khayyam met au point un nouveau calendrier qui introduit l’année bissextile : le calendrier persan, encore utilisé aujourd’hui. Cette époque voit aussi une production artistique très riche : l’Art des Saljukides d’Iran.

Après les Seldjoukides, l’Iran est encore dirigé par des petites dynasties locales avant d’être envahi par les Mongols de Gengis Khan en 1219. Le pays est dévasté et l’invasion est désastreuse pour la population« Mongols », Peter Jackson, nov. 2002, Encyclopaedia Iranica. La destruction de nombreux qanats (un système d’irrigation traditionnel performant) détruit le réseau d’habitat. Les villes sont détruites et remplacées par des oasis isolées, la démographie chute et le pays se tribalise. De petites dynasties locales se mettent en place après la fin de la première période mongole en 1335.

Mais rapidement, le pays est de nouveau envahi : Tamerlan (ou Timur, d’origine turque ou mongole), conquiert la totalité de l’Iran, et en devient l’empereur en 1381. L’empire Timouride dure jusqu’en 1507 : les Chaybanides prennent Samarcande tandis que les Safavides reconquièrent une bonne partie du territoire iranien à partir de l’Azerbaïdjan iranien.

Mise en place de l’État iranien moderne

L’Iran se convertit au chiisme duodécimain au siècle, sous l’impulsion d’Ismail I, premier souverain Safavide. Cette conversion résulte d’une volonté de s’affirmer face à la domination des Ottomans sunnites et de créer une identité iranienne spécifique. La conversion est obligatoire, sous peine de mort Ehsan Yarshater, « Iran - The Safavids » Liens externes, Encyclopædia Iranica, 2006.

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L’apogée des Safavides est atteinte sous Shah Abbas I le Grand. Le pays est pacifié, son territoire étendu et son administration centralisée. Son règne est aussi un âge d’or pour le commerce et les arts (accueil de commerçants et d’artistes étrangers, développement de la production de tapis, construction d’Ispahan, etc.).

Une invasion de l’Iran par des tribus afghanes met un terme à la dynastie des Safavides. La suprématie afghane est assez brève. Tahmasp Quli, un chef de tribu Afshar, chasse les Afghans et prend le pouvoir en 1736 sous le nom de Nâdir Shâh. Tout le territoire iranien est repris, depuis la Géorgie et l’Arménie jusqu’à l’Afghanistan. Des campagnes militaires sont même menées jusqu’à Delhi en 1739. Nâdir Shâh est assassiné en 1747 par d’autres chefs Afshars.

Le pays est ensuite la proie de luttes tribales pour la conquête du pouvoir : Afshar, Afghans, Qajars et Zands se battent. Karim Khan Zand réussit à réunifier presque tout le pays en 1750. Il refuse de prendre le titre de Shah et préfère se nommer Vakil ar-Ra’aayaa (« Le Régent des paysans »). Sa mort en 1779 est encore suivie de luttes. C’est finalement Agha Mohammad Shah Qajar qui prend le pouvoir en 1794, établissant une dynastie qui dure jusqu’en 1925.

Sous les règnes de Fath Ali Shah, Mohammad Shah, et Nasseredin Shah, le pays retrouve ordre, stabilité et unité. Les marchands (bāzāris) et les Oulémas (chefs religieux) deviennent des membres importants de la société iranienne. Cependant, l’autorité centrale est plutôt faible, la classe dirigeante relativement corrompue et le peuple exploité par ses dirigeants. Les puissances coloniales russe et britannique tirent parti de cette situation : grâce à leur supériorité militaire et technologique, elles dominent le commerce de l’Iran et interfèrent dans les affaires internes du pays.

Révolution constitutionnelle et modernisation de l’Iran

Groupe de révolutionnaires à Tabriz. Au centre : Sattar Khan

Groupe de révolutionnaires à Tabriz. Au centre : Sattar Khan

et Bagher Khan

Les premières tentatives iraniennes de modernisation commencent sous Nasseredin Shah. Le système fiscal est réformé, le contrôle central sur l’administration est renforcé, le commerce et l’industrie sont développés. L’influence du clergé chiite et des puissances étrangères se réduisent. La montée de la colère populaire et une demande de réforme mènent le pays à la révolution constitutionnelle de 1906. L’Iran devient le premier pays moyen-oriental à faire une révolution et à se doter d’une constitution.

La Première Guerre mondiale voit grandir l’influence des Britanniques, déjà intéressés par la découverte de pétrole dans le Khuzestan en 1908. Ils essaient d’imposer l’accord anglo-persan en 1919, qui est refusé par le parlement.

Reza Khan Mir Panj, devenu Reza Shah Pahlavi

Reza Khan Mir Panj, devenu Reza Shah Pahlavi

Peu de temps après, un coup d’État fait changer le pouvoir de main, au profit d’un officier, Reza Khan, qui devient quatre ans plus tard Reza Shah Pahlavi. Au moyen d’un gouvernement centralisé et fort, il modernise l’Iran : développement d’industries lourdes, projets majeurs d’infrastructures, construction d’un chemin de fer national, création d’un système public d’éducation nationale, réforme de la justice (jusque là contrôlée par le clergé chiite), création du code civil iranien, amélioration de l’hygiène et du système de santé. Les droits spéciaux accordés aux étrangers pendant l’époque Qajar sont annulés pour diminuer la dépendance vis à vis de la Grande-Bretagne et la Russie. Le 21 mars 1935, la communauté internationale est officiellement sommée de ne plus utiliser le nom Perse mais Iran (nom local depuis les Sassanides). Interdiction du port du voile pour les femmes et obligation de porter un habit « à l’occidentale » pour les hommes sont décrétés la même année.

Soldats entourant le bâtiment de la Majles à Téhéran

Soldats entourant le bâtiment de la Majles à Téhéran

le 19 août 1953

Inquiets de ses rapprochements avec l’Allemagne, les Britanniques forcent Reza Shah à abdiquer en faveur de son fils Mohammad Reza Pahlavi en 1941. Reza Shah est envoyé en exil et meurt en 1944. L’occupation du pays a été d’une importance vitale pour les Alliés. Ayant déclaré la guerre à l’Allemagne en 1943, l’Iran se rapproche des puissances occidentales. La même année, la conférence de Téhéran voit Churchill, Roosevelt et Staline réaffirmer leur engagement sur l’indépendance de l’Iran, qui devient rapidement membre des Nations Unies.

En décembre 1945, bénéficiant du soutien de l’Union soviétique, le Gouvernement du peuple d’Azerbaïdjan et la République de Mahabad déclarent leur indépendance dans les régions de l’Azerbaïdjan iranien et du Kurdistan iranien. Des parties du Khorasan, du Gorgan, du Mazandaran et du Gilan sont occupées par les troupes soviétiques : la crise irano-soviétique, première de la guerre froide, se termine en décembre 1946 avec l’effondrement des gouvernements républicains ayant perdu le soutien de l’URSS.

Mohammad Mossadegh, figure emblématique de la nationalisation du pétrole

Mohammad Mossadegh, figure emblématique de la nationalisation du pétrole

En 1953, le premier ministre Mohammad Mossadegh nationalise le pétrole. Il est alors éloigné du pouvoir à la suite d’un complot orchestré par les services secrets britanniques et américains, l'opération Ajax. Après sa chute, Mohammad Reza Shah Pahlavi met en place un régime autocratique et dictatorial fondé sur l’appui américain. En 1955, l’Iran appartient au pacte de Bagdad et se trouve alors dans le camp américain pendant la guerre froide. Mohammad Reza Shah modernise l’industrie et la société grâce aux revenus très importants du pétrole et à un programme de réformes nommé la Révolution blanche. L’Iran entre dans une période de prospérité fulgurante et de modernisation accélérée mais la société, bouleversée dans ses racines, souffre du manque de liberté.

Mohammad Reza Shah, dernier représentant de la monarchie

Mohammad Reza Shah, dernier représentant de la monarchie

Révolution iranienne et république islamique

Après des mois de protestations populaires et de manifestations contre son régime, Mohammad Reza Pahlavi quitte l’Iran le 16 janvier 1979. Le 1979, Rouhollah Khomeini revient en Iran après un exil de 15 ans. Après la proclamation de la neutralité des forces armées dans la révolution, Khomeini déclare la fin de la monarchie le 11 février et met en place un gouvernement provisoire. Il existait une grande jubilation en Iran autour de la destitution du Shah, mais il existait aussi beaucoup de désaccords sur le futur de l’IranIbrahim, « Jubilation, Anarchy and Sadness Mix as Tehran Erupts in Frenzy », New York Times, 12/02/1979, p. 1. Alors que Khomeini était la figure politique la plus populaire, il existait des douzaines de groupes révolutionnaires, chacun ayant sa propre vue concernant le futur de l’Iran. Il y avait des factions libérales, marxistes, anarchistes et laïques, ainsi qu’un large panorama de groupes religieux cherchant à modeler le futur de l’Iran.

Les théologiens sont les premiers à rétablir l’ordre dans le pays, avec l’aide des comités locaux. Connus sous le nom de Gardiens de la Révolution à partir de mai 1979, ces groupes ont vite pris le pouvoir dans les gouvernements locaux dans tout l’Iran, et récupèrent ainsi la plupart des pouvoirs. Les tribunaux révolutionnaires mis en place permettent l’élimination de figures de l’ancien régime et des opposants de tous bords. Finalement, à l'issue d'un référendum organisé le 1979, une république islamique est instaurée, à la tête de laquelle Khomeini devient le guide suprême.

La crise iranienne des otages (occupation de l’ambassade des États-Unis à Téhéran entre le 4 novembre 1979 et le 20 janvier 1981 et prise en otage de ses personnels) pousse l’administration Carter à rompre ses relations diplomatiques avec l’Iran, puis à imposer des sanctions économiques le 7 avril 1980. Le 22 septembre 1980, profitant de la faiblesse des forces armées iraniennes qui subissent des purges du nouveau régime islamique « Khomeini’s Incorporation of the Iranian Military » Liens externes, Mark Roberts, McNair Paper 48, Institute for National Strategic Studies, janvier 1996, l’Irak envahit l’Iran. La politique officielle des États-Unis cherche à isoler l’Iran. Les États-Unis et leurs alliés fournissent des armes et de la technologie à Saddam Hussein, qui a pour objectif de s’emparer des champs de pétrole du Khuzestan « Iran’s Ethnic Tinderbox » Liens externes, John R. Bradley, The Washington Quarterly, hiver 2006-2007. Ironiquement, des membres de l’administration Reagan vendent secrètement des armes et des pièces détachées à l’Iran dans ce qui est connu sous le nom de affaire Iran-Contra. L’Iran accepte de respecter le cessez-le-feu exigé par la résolution 598 du conseil de sécurité de l’ONU le 20 juillet 1987. Le 15 août 1990, Saddam Hussein accepte de revenir aux accords d’Alger de 1975 : retour à un statu quo ante.

Après la mort de Khomeini le 3 juin 1989, l’assemblée des experts choisit le président sortant, Ali Khamenei comme Guide de la révolution. La constitution est modifiée suite à son arrivée au pouvoir.

Pendant la Guerre du Golfe en 1991, le pays reste neutre (il permet toutefois à l’aviation irakienne de se poser en Iran et aux réfugiés irakiens de pénétrer son territoire).

La révolution suivie par la guerre avec l’Irak a beaucoup pesé sur l’économie du pays, ce qui conduit des pragmatiques comme Hachemi Rafsandjani à devenir président en 1989 puis 1993. L’échec des politiques économiques et de la modernisation de l’état iranien voit l’élection de Mohammad Khatami, un religieux modéré, en 1997. Celui-ci doit mener le pays entre les exigences d’une société demandeuse de réformes et d’un clergé très conservateur qui souhaite garder la mainmise sur le pouvoir. Ce décalage atteint son paroxysme en juillet 1999, où des protestations massives contre le gouvernement ont lieu dans les rues de Téhéran. Khatami est réélu en juin 2001 mais, après cela, les éléments conservateurs du gouvernement iranien œuvrent pour déstabiliser le mouvement réformateur, bannissant les journaux libéraux et disqualifiant les candidats aux élections parlementaires et présidentielle.

L’échec de Khatami à réformer le gouvernement cause une apathie grandissante parmi la jeunesse. Le maire ultra-conservateur de Téhéran, Mahmoud Ahmadinejad est élu président en 2005 (plus de 1000 candidatures sont invalidés par le Conseil des Gardiens). On observe alors un durcissement du discours nationaliste par le président, qui vise ainsi à asseoir la légitimité du programme nucléaire iranien et les décisions de politique étrangère malgré l’opposition américaine.

Voir aussi : Liste des dirigeants de l’Iran

Le peuple et sa culture

Démographie

Densité de population par province en Iran

Densité de population par province en Iran

Évolution de la démographie entre 1961 et 2003 (chiffre de la FAO, 2005). Population en milliers d’habitants

Évolution de la démographie entre 1961 et 2003 (chiffre de la FAO, 2005). Population en milliers d’habitants

La démographie iranienne a été complètement bouleversée au cours du . La population est estimée à 70 millions en 2006 alors qu’elle était de 10 millions au début de ce siècle. Cependant, il apparaît que l’Iran a récemment maîtrisé son très fort taux de fécondité grâce à un planning familial efficace, passant de 5 enfants par femme en âge de procréer à la fin des années 1970 à 1,82 aujourd’hui. « A New Direction in Population Policy and Family Planning in the Islamic Republic of Iran » Liens externes, Akbar Aghajanian, Asia-Pacific Population Journal, Vol. 10, No. 1 (1995), pp. 3-20 Toutefois, la population continue à croître à rythme élevé (1% par an) Iran’s population growth rate falls to 1.5 percent: UNFP Liens externes, IRNA cité par payvand.com, 02/08/2004 , [1] Liens externes, ONU (2000-2005) : en effet, de la faible proportion de personnes âgées — 5% de la population a 65 ans et plus — résulte un faible taux de mortalité (5,5‰); la forte proportion de personnes en âge de procréer explique le taux de natalité soutenu (17‰). À terme, le vieillissement de la population devrait tendre à faire baisser la natalité, de sorte que la population se stabiliserait au-dessus de 80 millions d’habitants en 2050 IDB Summary Demographic Data for Iran Liens externes, US Census Bureau, 24/08/2006 . Le solde migratoire est faible (-0,5‰).

La répartition géographique de la population a aussi connu un bouleversement : les urbains formaient environ 10% de la population iranienne au début du , ils sont 67% en 2006. L’urbanisation est continue : le taux de croissance démographique des villes est de 1,8% par an tandis que les zones rurales perdent annuellement 0,7% de leur population [1] Liens externes, ONU (2004).

Le taux d’alphabétisation est de 80% chez les plus de 15 ans. La durée moyenne de scolarisation est de 12 ans [http://unstats.un.org/unsd/demographic/products/socind/education.htm Liens externes

Données synthétiques

densité= 41,7 croissance= 1,1 médian= 24,8 hommes= 24,6 femmes= 25,0 0-14= 26,1 15-64= 69,0 65+= 4,9 masculinité1= 1,04 masculinité2= 1,05 masculinité3= 1,05 masculinité4= 1,04 masculinité5= 0,96 urbain= 67 source= The World Factbook, CIA; ONU; FAO }}

[1] Liens externes, ONU (2000)''
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Migration

Distribution ethno-religieuse en Iran

Distribution ethno-religieuse en Iran

La position géographique de l'Iran, sa démographie et sa situation économique en font à la fois un pays d'origine, de transit et de destinations pour les migrants Iran - Facts & Figures Liens externes, Organisation internationale pour les migrations. Bien que le pays accueille une des plus grandes populations de réfugiés au monde, il est aussi un pays d'émigration et d'immigration.

L'Iran compte près d’un million de réfugiés, la plupart originaires d’Afghanistan et d’Irak. En 2001, le nombre de réfugiés afghans en Iran était de 3 809 600, et le nombre de réfugiés irakiens de 530 100 David Cockroft, Asile, Immigration et travailleurs du transport Liens externes (cf Tableau 1 Origine des 10 principales populations réfugiées en 2001, p. 86), Education ouvrière 2002/4, Numéro 129, Organisation internationale du Travail . Cet afflux de réfugiés a lieu depuis le tout début des années 1980, causé par les guerres qui ont eu lieu aux frontières de l'Iran (en Afghanistan à partir de 1980), ou par des décisions prises par les pays voisins (la décision de Saddam Hussein d'expulser des irakiens d'origine iranienne vers l'Iran entre 1980 et 1981) « Refugees » Liens externes, , Bibliothèque du Congrès, 1987.

La politique officielle du gouvernement vise à rapatrier ces réfugiés et près de 2 millions l’ont été, pour une bonne part en coopération avec le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés. Iran’s Afghan refugees feel pressure to leave Liens externes, Frances Harrison, BBC News, 1/11/2004, IRAN: Extension of Afghan repatriation agreement under possible threat Liens externes, 27/07/2005, IRIN News, Communiqué de presse Liens externes, ''Special rapporteur on freedom of religion or belief concerned about treatment of followers of Bahá’í faith in Iran, Nations Unies, 20/03/2006, [1] Liens externes, , 10 octobre 2006, sur le site du HCR

La diaspora iranienne est estimée à environ 4 millions de personnes qui ont émigré en Amérique du Nord, en Europe de l’ouest et en Amérique du Sud [1] Liens externes de l’ recense près de 4,2 millions en 2006, la plupart après la révolution de 1979. Le solde migratoire actuel est négatif, et correspond au départ d’environ personnes par an. Les facteurs des migrations au départ de l'Iran peuvent être multiples : instabilité économique de l'Iran, instabilité de son régime politique, niveau d'éducation, attentes démocratiques, présence de famille dans le pays hôte, montant du salaire et taux de chômage Mahdiyeh Entezarkheir, Why is Iran experiencing migration and brain drain to Canada Liens externes, Thèse d'économie, University of Waterloo, 2005. Cependant, il faut signaler que les données précises sur les phénomènes de migration en Iran ne sont pas toutes disponibles, il est donc difficile d'apprécier l'étendue du phénomène.

Groupes ethniques

L’Iran est une mosaïque de plus de 80 « ethnies » différentes. Les deux origines principales sont indo-européennes ou turques (Azéris). La majorité des Iraniens parlent une langue du groupe indo-iranien (persan, kurde, baloutchi…) et ils comprennent le persan, la langue officielle de l’Iran. Les principaux groupes ethniques sont :

Religions

Une particularité du chiisme duodécimain en Iran : le <em>Tazieh

Une particularité du chiisme duodécimain en Iran : le Tazieh

'', un genre théâtral qui rejoue le massacre de l’imam Husayn. Palais du Golestan, Téhéran, fin du

à Hamedan, l’un des centres de pèlerinage juif les plus importants en Iran]]

Mythologie

La mythologie perse est à la fois très voisine et profondément différente de la mythologie de l’hindouisme. Elle en est très voisine parce que les Iraniens sont, de tous les peuples indo-européens, celui dont la langue a le plus d’affinités avec le sanskrit et aussi celui qui est resté avec les Aryens de l’Inde en relations les plus fréquentes. Elle en est profondément différente, parce que la religion des anciens Perses acquiert de bonne heure un caractère beaucoup plus moral que mythologique.

Le nouvel an Iranien (Norouz) est célébré le 21 mars, premier jour du Printemps. Norouz a été nominé en tant que Patrimoine Oral et Immatériel de l’Humanité de l’UNESCO en 2004. |date=14 juillet 2004|consulté le=16/12/2006|site=[1] Liens externes}}

Religions actuelles

L’islam chiite duodécimain est la religion officielle d’Iran à laquelle 90% de la population appartient. L’Iran est, avec l'Irak et Bahreïn, un des pays du monde musulman à avoir plus de la moitié de sa population majoritairement chiite. L’Iran a sur son territoire deux sites saints du Chiisme : Mashhad, où est enterré l’imam Reza et Qom, où est enterrée Fatimah Ma’sumeh, sœur de Reza. Qom est de plus un des centres théologiques chiites les plus influents du monde, rivalisant avec Nadjaf en Iraq . Qom compte de nombreux séminaires chiites, comme le Howzeh ye Elmiyeh Qom et est aussi le siège de nombreuses associations cléricales. C’est à partir des séminaires et universités religieuses de Qom qu’a eu lieu la consolidation du pouvoir du clergé en Iran depuis l’ouverture du Howzeh ye Elmiye Qom en 1922 .

Les Sunnites (la branche majoritaire dans le reste du monde musulman) représentent 10% de la population iranienne. Les autres minorités incluent les Juifs, les Baha’is, les Chrétiens, les Zoroastriens, les Sabéens (ou Mandéens) ou d’autres. Trois « religions révélées » autres que l’islam sont considérées comme officiellement reconnues par la constitution et disposent de leurs représentants au Parlement (Majles) : les Chrétiens, les Juifs et les Zoroastriens. Les Musulmans sunnites, minoritaires en Iran, ne disposent pas de sièges réservés. La minorité sabéenne qui ne compte que quelques centaines de fidèles, et les plus de Baha’is, durement persécutés sous tous les régimes iraniens, n’ont jamais été reconnus comme minorités religieuses. Depuis l’avènement de la République islamique en 1979, les baha’is d’Iran, sont considérés comme des « infidèles non protégés, (...) des non-personnes, et n’ont ni droits, ni protection », indique la Fédération internationale des droits de l'homme (FIDH) dans son rapport de 2003 sur les discriminations religieuses en Iran Discrimination against religious minorities Liens externes, FIDH, août 2003.

Selon l’article 14 de la constitution iranienne et conformément au CoranSourate LX ; 8 , le gouvernement se doit donc de respecter les droits humains des non-musulmans, tant qu’ils ne conspirent pas contre l’islam ou la République islamique d’Iran Principe 19 Liens externes de la loi fondamentale de l’Iran, Juripolis.com, consulté le 21 août 2006., L’aménagement linguistique dans le monde Liens externes, Jacques Leclerc, CIRAL (Centre international de recherche en aménagement linguistique), Université Laval (consulté le 21 août 2006). Les représentants des minorités religieuses reconnues ont confirmé que l’enseignement de leur religion était assuré et respecté tant dans les écoles publiques que dans les écoles propres aux minorités. Cependant, peu après la révolution iranienne, le gouvernement a créé un bureau des minorités (religieuses) afin de les surveiller (et de les contrôler). En 1993, le Majles (parlement) adopte une loi rendant obligatoire la mention de la religion sur les cartes d’identité, ce qui permet au gouvernement de contrôler plus facilement les minorités. Une des conséquences est l’éviction des Chrétiens des services publics, des écoles, de l’armée et d’autres institutions de l’État. D’après le rapport de Abdelfattah Amor, Rapport présenté par Abdelfattah Amor Liens externes, Commission des droits de l’homme des Nations Unies, 9 février 1996 (réf.E/CN.4/1996/95/Add.2) (consulté le 4/11/2006)

Société

Fêtes et jours fériés

Fêtes et jours fériés en 2007
Date Remarques
29 janvier et 30 janvier Achoura (mort de l'Imam Hussein) Achoura peut durer deux jours
11 février Anniversaire de la révolution de 1979
10 mars Arba’in-e Hosseini (40 ème jour après l'Achoura) Arba’in-e Hosseini
18 mars Martyre de l'Imam Reza
19 mars Commémoration de la mort et martyre de l'Imam Hassan
20 mars Jour de la Nationalisation du Pétrole
21 mars au 23 mars Nouvel an Persan Norouz d'origine zoroastrienne
Jour de la République Islamique proclamation de la républiques islamique en 1979
2 avril Sizdah bedar 13 jour de la nouvelle année, fin des festivités de Norouz
4 juin Anniversaire de la mort de l'Imam Khomeini 1989
5 juin Anniversaire du Soulèvement contre le Shah
18 juin Martyre de Fatima
28 juillet Anniversaire de l'Imam Ali
11 août Ascension de Mahomet Isra
28 août Anniversaire de l'Imam Mahdi
15 octobre Fin du Ramadan Eid-e Fêtr
6 novembre Martyre de l'Imam Sadeq
20 décembre Eid-ul-Adha Eid-e Ghorban peut varier d'une journée
Note : les dates des fêtes sont basées sur le calendrier persan (solaire), le calendrier musulman (lunaire) ou sur le calendrier zoroastrien ; la date exacte en calendrier grégorien peut varier d'une année sur l'autre.

Système éducatif

Faculté de littérature de l’Université de Téhéran

Faculté de littérature de l’Université de Téhéran

Un programme pré-primaire non obligatoire d’une durée d’un an est dispensé pour les enfants de cinq ans. L’éducation primaire (dabestan) commence à l’âge de six ans et dure cinq ans. L’éducation secondaire de base, également connue sous le nom de cycle d’orientation (dawra’i-rahnama’ii tahsili), englobe la sixième à la huitième année. Le cycle d’orientation sert à déterminer les aptitudes à suivre des études générales ou professionnelles/techniques au niveau de l’éducation secondaire supérieure (dabirestan), qui est constituée d’un cycle de trois ans et n’est ni obligatoire ni gratuite Aperçu du système éducatif de l’Iran Liens externes, World Education Services. Les études secondaires supérieures sont subdivisées en trois filières : théorique, technique/professionnelle et pratique, elles-mêmes subdivisées en diverses spécialités. L’éducation supérieure est assurée par les universités, les universités technologiques, les universités de médecine, les établissements d’enseignement professionnel, les collèges et les centres de formation des professeurs, et des établissements privés. Les conditions requises pour l’accès à l’éducation supérieure sont d’avoir achevé les études secondaires supérieures et le programme d’un an de préparation à l’université et de réussir l’examen national d’entrée à l’Université. Les études supérieures délivrent plusieurs diplômes : Fogh-Diplom ou Kardani (équivalent à un Grade de technicien supérieur) pour deux ans d’études supérieures, Karshenasi (également connu sous le nom de licence), sanctionnant 4 ans d’études supérieures. Deux ans après la licence, la Fogh Licence (maîtrise). Un examen d’entrée permet ensuite aux étudiants de commencer un programme doctoral.

En 2004, l’Iran comptait plus de 2,2 millions d’étudiants à l’université dont 60% de filles Statistiques Liens externes du ministère iranien de la Science, de la Recherche et de la technologie, 2004-2005, Delphine Minoui, Geodossier L'iran dévoilé, GEO n°335, janvier 2007 . L’Iran a actuellement 54 universités d’État, et 42 écoles médicales d’État. Il existe également 289 universités privées Présentation du système éducatif iranien Liens externes, Ministère iranien de la Science, de la Recherche et de la technologie. 6 % environ des établissements d’éducation secondaire supérieure sont des établissements privés, qui suivent le même programme que les écoles publiques et doivent se conformer aux directives du ministère de l’éducation, même si leurs dépenses sont payées par les frais de scolarité des élèves.

Protection sociale

La première forme d'assurance sociale existant en Iran a été introduite en 1931 par le Ministère des Routes pour les ouvriers travaillant à son service sous la forme d'un fonds de compensation ; deux années plus tard, le même type de fond est introduit pour les ouvriers d'état des secteurs de l'industrie et des mines. Plusieurs fonds de compensation sont ensuite créés jusqu'à ce qu'une loi régulant la sécurité sociale des ouvriers soit votée en 1953 (Bimehā-ye ejtemāi-e kārgarān), par la suite étendue aux non-ouvriers en 1960, aux employés agricoles en 1963. En 1975, une loi est votée pour l'unification des statuts de sécurité sociale pour tous les travailleurs Willem Floor, « Bīma » Liens externes, Encyclopædia Iranica. L'État a tout d'abord pris en compte l'assurance maladie et les pensions de retraite étaient d'abord réservées au secteur public, et la loi de 1975 a étendu la loi sur l'assurance sociale au secteur privéÉlisabeth Longuenesse, Myriam Catusse et Blandine Destremau, « Le travail et la question sociale au Maghreb et au Moyen-Orient », Revue des mondes musulmans et de la Méditerranée En ligne Liens externes, n°105-106 - Le travail et la question sociale au Maghreb et au Moyen-Orient, janvier 2005, p. 15-43.

Après la révolution de 1979, plusieurs fondations sont créées pour aider les plus démunis (appelés mostaz'afin) et améliorer leurs conditions de vie sous formes d'aides financières ou de pensions. Le Comité de secours de l'Imam Khomeini (CSIK), la fondation des martyrs ou la fondation du 15 khordad sont des exemples de ces fondations qui disposent de moyens financiers importants (subventions de l'État, exemption de taxes et dons religieux) Marie Ladier-Fouladi, « La famille en Iran entre l'inflexion démographique et la naissance de l'État providence », Population, 57 Année, No. 2. (Mar. - Avr., 2002), pp. 391-400. En ligne Liens externes.

En 1986, la protection sociale est étendue aux travailleurs indépendants Social Security in Iran Liens externes sur le site de la sécurité sociale des États-Unis, qui doivent cotiser volontairement entre 12 et 18% de leurs revenus selon la protection souhaitée.

La protection sociale couvre les employés entre 18 et 65 ans, et le financement est partagé entre l'employé (7% du salaire), l'employeur (20 à 23% de la masse salariale) et l'État (qui complète la contribution de l'employeur à hauteur de 3% de la masse salariale).

La sécurité sociale permet d'assurer les employés contre le chômage, la maladie, la vieillesse (pension de retraite), les accidents professionnels. L'Organisation de la sécurité sociale, gérée par le Ministère la protection sociale, délivre aussi des allocations familiales et de maternité dans certaines conditions. L'Iran n'a pas légiféré en faveur d'une protection sociale universelle, mais en 1996, le Centre des statistiques d'Iran estime que plus de 73% de la population iranienne est couverte par une assurance sociale.

Science

L’histoire des sciences en Iran remonte à l’Antiquité, avec des exemples comme l’académie de Gundishapur, premier hôpital d’enseignement connu. Suivant la conquête islamique de la Perse, le savoir de la Grèce antique, de l’Inde et d’Alexandrie a été traduit en arabe par des scientifiques d’origine perse et arabe, créant ainsi un des plus grands trésor scientifique du Moyen Âge. Des scientifiques iraniens très importants ont, lors de la période islamique, posé les bases de nombreuses disciplines : algèbre et mathématiques avec al-Khuwarizmi, Nasir ad-Din at-Tusi ou Ghiasseddin Jamshidi Kashani ; médecine avec Avicenne ou Abu Bakr Mohammad Ibn Zakariya al-Razi (dit Rhazes) ; chimie et physique avec Jabir Ibn Hayyan ou Alhazen, astronomie avec Al-Biruni ou Omar Khayyam.

Les sciences appliquées et les sciences fondamentales sont assez développées en Iran. Les physiciens et les chimistes sont régulièrement publiés dans des revues à fort facteur d’impact. Malgré les limites posées par les fonds, les installations et les collaborations internationales, les scientifiques iraniens ont été très productifs dans des domaines tels que la pharmacologie, la chimie pharmaceutique, et la chimie organique et analytique. Des scientifiques iraniens sont en train d’aider à la construction du Solénodïde compact Muon, un détecteur destiné au Large Hadron Collider du CERN, qui sera mis en opération en 2007. Des installations de RMN, de microcalorimétrie, de dichroïsme circulaire ou d’autres permettant d’étudier les protéines existent en Iran depuis des décennies. La recherche sur la réparation de Tissu biologique émerge à peine dans les départements de biophysique.

L’Iran est le bon exemple d’un pays qui a fait des avancées considérables en se concentrant sur l’éducation et la formation. Malgré les sanctions subies pendant les décennies passées, les scientifiques iraniens ont tout de même produit des recherches de très bonne qualité. Leur taux de publication dans les journaux internationaux a quadruplé durant la décennie passée. Bien que ce taux de publication soit toujours très bas par rapport aux pays développés, cela place l’Iran a la première place parmi les pays islamiques'Education and training put Iran ahead of richer states' Liens externes, Nature, Mohammad Reza Mohebbi et Mehri Mohebbi, 21/06/2006 (consulté le 6/09/2006). L’Iran a multiplié par dix ses publications entre 1996 et 2004 et a été classé premier en terme de taux de croissance, suivi par la Chine[1] Liens externes

Le phénomène Drogues en Iran

L'Iran a été un pays producteur et consommateur d'opium pendant des siècles. Le contrôle des drogues a été pris en compte depuis longtemps : les premières ordonnances visant à réguler l'usage des drogues ont été émises il y a 4 siècles à l'époque SafavideE. Razzaghi, A. Rahimi, M. Hosseni et A. Chatterjee, Rapid Situation Assessment (RSA) of drug abuse in Iran, Prevention Depart., State Welfare Organization, Ministry of Health, I.R. of Iran and United Nations International Drug Control Program, 1999.. En 1920, le pays mettait environ 100 tonnes d'opium par an sur le marché intérieur et extérieur. En 1949, les consommateurs de drogues représentaient 11% de la population ; les consommateurs réguliers d'opium étaient 1,3 millions, et 500 fumeries d'opium existaient alors dans la capitale, TéhéranBijan Nissaramanesh, Mike Trace et Marcus Roberts, « L'apparition de la réduction des risques en Iran », Bulletin n°8, Programme politique des drogues de la Fondation Beckley, juillet 2005 lire en ligne Liens externes.

Alors que la production en Iran a fortement baissé depuis 1979 (le nouveau régime met alors en place des politiques très restrictives vis-à-vis du problème des drogues), le caractère de « pays de transit » est devenu plus important. Cela est dû à la longue frontière commune avec l'Afghanistan, qui est devenu le premier producteur d'opium au monde. De plus, le transit relie les zones de production d'Asie Centrale aux zones de consommation que sont la Russie, le Golfe Persique, la Turquie ou l'Europe. Les saisies d'opium faites en Iran représentent ainsi 25% des saisies mondiales d'opium. Les routes principales du trafic passent par le Khorassan et le Sistan et Balouchestan, des régions montagneuses et inhospitalières, avant de continuer vers Téhéran, puis vers la Turquie, d'où la drogue part pour l'Europe par la « route des Balkans » Illicit drugs Situation in the regions neighbouring Afghanistan and the response of ODCCP, United Nations Office for Drug Control and Crime Prevention, octobre 2002 lire en ligne Liens externes. Il est généralement estimé que 40% des drogues qui transitent par l'Iran restent dans le pays pour servir la consommation localeA. William Samii, « Drug Abuse : Iran’s “Thorniest Problem” », The Brown Journal of World Affairs, Volume IX, n° 2, hiver-printemps 2003. lire en ligne Liens externes

Boire du café ou du thé à l'opium dans les cafés était une pratique culturelle tolérée dans les années 1950. Le nombre des consommateurs de drogue a baissé jusqu'aux années 1970, dans le cadre de programmes de sevrage ou maintenance de l'usage pour ceux souffrant de maladies chroniques. Après la révolution iranienne, une campagne anti-drogues est lancée : une politique de répression se met alors en place. Cependant, l'effort de répression est surtout concentré sur l'alcool, et l'usage de drogues connait une forte augmentation, accompagnée de l'évolution des modes de consommation.

D'après des sources du début du , l'Iran compterait entre 200 000 et 300 000 usagers de droguesMAP (Monitoring the Aids Pandemic) 2001, The Status and trends of HIV/AIDS/STI Epidemics in Asia and the Pacific, Rapport provisoire, 4 octobre. ; 1,2 million selon le gouvernement iranien ou 3,3 millions selon les experts iraniens du SIDANarcotics Control Strategy Report 2001, Iran, Bureau for International Narcotics and Law Enforcement Affairs, Département d'État, Washington DC..

La migration à l'intérieur du pays, l'urbanisation, la délinquance et les problèmes sociaux ont augmenté, laissant place au développement et à l'expansion des problèmes liés aux drogues. Les causes sont multiples : les drogues sont largement disponibles (opium, héroïne, hashich, la cocaïne et d'autres drogues de synthèse ont fait leur apparition), la dépression est courante, le chômage toucherait 14 à 25 % de la population selon les estimations. D'autres personnes avancent encore d'autres causes. Samii rapporte les propos d'usagers de drogue iranien dans son article :

La politique répressive, dans un contexte où l'usage et la répression augmentent, met le système judiciaire iranien sous pression : en 2000, la police a procédé à 269 259 arrestations pour des infractions liées à la drogue (+18 % par rapport à l'année précédente) et plus de 80 000 personnes ont été incarcérées pour crimes liés aux drogues. Cependant, la politique de répression ayant ses limites, des politiques de réduction des risques ont été mis en place, et cela depuis le milieu des années 1990 : ouverture de quelques centres de traitement soutenus par le gouvernement, développement de groupes d'auto-support par des structures de type Narcotiques Anonymes, réouverture des cliniques non-résidentielles qui avaient été fermées dans les années 1970, traitements de substitutions, actions de prévention du VIH. Le chef du système judiciaire, l'Ayatollah Shahroudi a également émis une ordonnance en 2005 rappelant aux juges de ne pas entraver l'action du ministère de la Santé ou des autres organisations qui oeuvrent pour proposer des traitements de substitution ou qui implémentent des programmes de prévention des MSTSeyed Mahmoud Hashemi Sharoudi, Ordonnance exécutive du 24 janvier 2005, réf.1-83-14434, Département judiciaire de la RII..

Arts et artisanat

L’Iran a une longue histoire artistique, musicale, poétique, philosophique, de traditionss et d’idéologie. Beaucoup d’Iraniens pensent que leur culture est la seule et unique raison ayant permis à leur civilisation de survivre à des milliers d’années de perturbations.

La quête de justice sociale et d’équité est une partie importante des caractéristiques de la culture iranienne. Le respect des anciens et l’hospitalité aux étrangers est aussi partie