Les critères d'affectation
Les parcelles de jardins familiaux sont gérées par des
associations privées et affectées à des particuliers pour leur propre production.
La demande étant largement supérieure à l'offre, les délais d'obtention d'un jardin peuvent atteindre plusieurs années.
Les critères généralement retenus sont l'appartenance à la commune, la mixité sociale, la proximité géographique (le jardin demande un entretien régulier y compris en semaine).
L'usage commercial est exclu.
Article L.561-1 du Code rural
- Les associations de jardins ouvriers, qui ont pour but de rechercher, aménager et répartir des terrains pour mettre à la disposition du chef de famille, comme tel, en dehors de toute autre considération, les parcelles de terre que leurs exploitants cultivent personnellement, en vue de subvenir aux besoins de leur foyer, à l'exclusion de tout usage commercial, doivent se constituer sous la forme d'associations déclarées ou reconnues d'utilité publique conformément à la loi du juillet 1901.
Historique
Les premiers jardins ouvriers
français furent inspirés des potagers encouragés par le docteur Schreber en
Allemagne. Cette idée fit quelques émules comme l'abbé Volpette à
Saint-Étienne, et madame Hervieu à
Sedan.
A la fin du , l'
abbé Jules Lemire, homme politique influent,
député-
maire chrétien de la
ville d'
Hazebrouck en
Flandre française (
Nord), imagine les jardins ouvriers, dans le but d'améliorer la situation des
familless ouvrières.
L'abbé Lemire fonde, la Ligue française du coin de terre et du foyer en 1896, afin de rendre l'accès aux parcelles plus simple à ses administrés,.
Évolution
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En 1904, il n'existe que quarante-huit jardins ouvriers en
région parisienne pour 3,5 millions d'habitants. Par le biais de la Société des jardins ouvriers de
Paris et
banlieue, leur multiplication est favorisée. En
1913, la région parisienne en possède 1 515, dont la moitié sont implantés en banlieue.
Les deux guerres mondiales provoquent la mise en potagerss de nombreux parc et parcelles historiques. À la fin de la Seconde Guerre mondiale, on compte 250 000 jardins ouvriers en France.
La loi du 26 juillet 1952 retient le terme de jardins familiaux. Le cadre légal est défini par le Code rural : les jardins familiaux doivent être gérés par des associations loi de 1901.
En France, le 15 octobre 2003, une proposition de loi relative aux jardins collectifs est adoptée par le Sénat.
L’examen de ce texte ravit visiblement les sénateurs qui se succèdent à la tribune pour vanter les mérites de ces jardins lancés il y a plus d’un siècle ;
- « La poésie du béton et de l’asphalte n’attire plus guère les foules. Le monde se minéralise, s’atomise, s’informatise, et les Français se tournent de plus en plus vers le monde du vivant : les jardins, la forêt, la campagne. Il suffit d’une fleur et d’un jardin autour pour embaumer les heures et colorer les jours » (Christian Cointat, membre de la Délégation parlementaire pour l'Union européenne (UMP))
- « Voyant dans ces jardins collectifs, l’antidote au mal des villes » (Jean-Pierre Sueur, sénateur du Loiret (Centre) (PS))
- « Nous parlons des fleurs et des fruits, de la ville et de la beauté, de l’insertion de tous. Celui qui bêche, sème, arrose et entretient devient acteur modeste mais à part entière de l’application française du protocole de Carthagène sur la biodiversité » (Marie-Christine Blandin , sénateur du Nord-Pas-de-Calais (les Verts))
- « Les jardins familiaux, qu’ils soient d’insertion ou partagés sont source d’équilibre social, facteurs de vie locale et de cadre de vie » (Tokia Saïfi, député européen (PPE, Parti populaire européen))
La proposition de loi propose de rédiger l'article L.561-1 du Code rural ainsi : «
L’appellation « jardins collectifs » fait référence aux jardins familiaux, aux jardins d’insertion et aux jardins partagés » [...] «
On entend par jardins familiaux les terrains divisés en parcelles, affectées par les collectivités territoriales ou par les associations de jardins familiaux à des particuliers y pratiquant le jardinage pour leur propre besoins et ceux de leur famille à l’exclusion de tout usage commercial. ». Cette proposition de loi n'a pas abouti.
Concours des plus beaux jardins
Chaque année, un concours des plus beaux jardins est réalisé, tant au niveau local, qu’au niveau national. Au niveau national, le Conseil National des
Villes et Villages fleuris organise le concours. Les critères sont le décor potager et le
fleurissement.
Bibliographie
Étude sur les jardins ruraux, jardins ouvriers et jardins de banlieues :
Côté Jardins, Françoise Dubost, Scarabée & Compagnie
Articles connexes
Liens externes