Biographie
Jean-Baptiste Willermoz est né le 10 juillet 1730 à
Saint-Claude,
Franche-Comté. Aîné de 12 enfants, il vécut principalement à
Lyon. Grand bourgeois, fabricant d'étoffes de soie et d'argent rue des Quatre-Chapeaux, administrateur bénévole d'oeuvres de bienfaisance, il joua un rôle important dans la
franc-maçonnerie européenne de son temps, où il fut initié à l'âge de 20 ans et devint Vénérable à 22 ans.
Mystique, passionné d'occultisme dont il créa plusieurs sociétés en dehors de la franc-maçonnerie, il contribua à la création de la Grande Loge des Maîtres Réguliers de Lyon et en devint le Grand Maître en 1762. Cette Grande Loge pratiquait les sept hauts grades de l'époque et y ajoutait un huitième dénommé « Grand Maîtr Écossais, Chevalier de l'Épée et de Rose-Croix ». Willermoz fonda dans ce cadre en 1763 en compagnie de son frère Pierre-Jacques un atelier nommé « Souverain Chapitre des Chevaliers de l'Aigle Noir Rose-Croix » qui s'intéressait à la recherche alchimique.
Il fut admis aux premiers grades de l'ordre des Élus Coëns à Versailles en 1767 sur la recommandation de Bacon de la Chevalerie et du marquis de Lusignan. Après la mort de Martines de Pasqually en 1772, il prit la tête de cet ordre. En 1772, il se dit Rose-Croix et Réau-Croix; toutefois, il précise dans une lettre de 1780 au Prince de Hesse qu'il n'est que Réau-Croix.
Dans les années 1770, il entre en contact avec le baron de Hund et l'ordre allemand de la Stricte observance templière (S.O.T.) dont il devient membre sous le nom de Baptista ab Eremo et chancelier du chapitre de Lyon. C'est sous son impulsion que se réunira le « Convent des Gaules », à Lyon, en ??? qui reconnaîtra le grade des Grands Profès de l'Ordre des Elus Coëns et constituera l'Ordre des Chevaliers Bienfaisants de la Cité Sainte (C.B.C.S.).
En 1782, Willermoz écrit qu'il distingue trois sortes de maçons alchimistes:
- Ceux qui pensent que le but de la maçonnerie est la fabrication de la Pierre philosophale.
- Ceux qui recherchent la Panacée.
- Ceux qui recherchent la Science du Grand Œuvre, par lequel l'homme retrouverait la sagesse et les pratiques du christianisme primitif
.
Suite à des dissensions au sein de la S.O.T., Willermoz organise en juillet 1782 le convent de Wilhelmsbad auquel assisteront 33 délégués européens. Il y défendra, en compagnie de
Joseph de Maistre le courant du Martinésisme mais ne sera pas suivi dans cette démarche par les autres délégués
.
Inquiété puis recherché pendant la Révolution, il se cacha dans l'Ain, dans une maison appartenant à son frère Pierre-Jacques, emportant avec lui ses importantes archives maçonniques.
Nommé conseiller général du département du Rhône par le Premier Consul le 1 juin 1800, il le restera pendant 15 ans. Il reprend ses activités maçonniques à l'occasion de la reprise des activités des C.B.C.S. en 1804, jusqu'à sa mort à l'âge de 94 ans, le 29 mai 1824.
Voir aussi
Ressources bibliographiques
Ouvrages utilisés pour la rédaction de cet article
Autres ouvrages faisant autorité dans ce domaine
- Pierre Chevallier, Histoire de la franc-maçonnerie française, 3 volumes, Fayard, 1974.
Articles connexes
Références et notes