Sa vie
Il était fils d'un marchand de
soie qui lui fit donner une bonne éducation et, constatant ses dons précoces pour la musique, favorisa ce choix. Il chantait avec talent, commença à composer avec réussite et, vers l'âge de vingt-cinq ans, vint s'établir à
Paris. Il ne tarda pas à se faire connaître et parvint à entrer en contact en
1708 avec
Anne-Louise Bénédicte de Bourbon-Condé, duchesse du
Maine, aidé en cela par son caractère agréable. Sa carrière commença sous ces auspices favorables et il devint Surintendant de la musique à la cour de
Sceaux.
Il se maria et eut une fille unique. Il collabora à l'Académie royale de Musique ainsi qu'à la Comédie-Italienne, puis devint directeur du Concert Spirituel, ce qui lui procura l'aisance. Cependant, la fin de sa vie fut assombrie par des déboires, il fut atteint par la déchéance et la folie. Il finit pauvrement sa vie dans un hospice religieux à Charenton.
Son œuvre
Mouret a composé principalement pour la scène (
tragédies en musique,
opéras-ballets) :
Il a aussi écrit des airs, des divertissements, des cantatilles, de la musique instrumentale (
sonates,
fanfaresss et des
motet).
Il faut retenir, entre autres compositions, les deux suites de symphonies. La première s'intitule Fanfares pour des trompettes, timbales, violons et hautbois et est dédiée au fils de la duchesse du Maine, le prince des Dombes ; elle fut exécutée au Concert Spirituel dont Jean-Joseph Mouret était directeur. La deuxième pour violons, hautbois et cors de chasse fut exécutée à l'Hôtel de Ville de Paris en présence du roi Louis XV.
Lien externe