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Dernière modification: 2007-11-22
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Catégorie: Créature de l'Islam Esprit Mythologie arabe Vocabulaire de l'islam

Jinn

Les jinns (parfois orthographié djinns [ʤin: / gin: / ɣin:]), sont des créatures du folklore sémitique. Ils sont en général invisibles, pouvant prendre différentes formes (végétale, animale, ou anthropomorphe) ; ils ont une capacité d'influence spirituelle et mentale sur le genre humain (contrôle psychique : possession), mais ne l'utilisent pas forcément.

Génie tenant une fleur de pavot. Bas-relief du palais bâti par Sargon II

Génie tenant une fleur de pavot. Bas-relief du palais bâti par [[Sargon II

à Dur Sharrukin, en Assyrie (actuelle Khorsabad, Iraq), v. 713716 av. J.-C. Fouilles de Paul-Émile Botta en 18431844.]]
Génie ailé donnant une bénédiction. Bas-relief du mur septentrional du palais bâti par Sargon II

Génie ailé donnant une bénédiction. Bas-relief du mur septentrional du palais bâti par [[Sargon II

à Dur Sharrukin, en Assyrie (actuelle Khorsabad, Iraq), v. 713716 av. J.-C. Fouilles de Paul-Émile Botta en 18431844.]]

Selon l'Islam, ils ont le pouvoir de posséder ceux qui sont en état de souillure (c'est-à-dire ceux qui n'ont pas fait leur ablution rituelle) ou qui consomment des aliments interdits (drogue, alcool, sang, viande non licite).

Il y a de bons et de mauvais jinns ; les mauvais sont nommés Shayāṭīn.

Ne point confondre le terme jinn ( [ʤin:]) avec le terme perse Djans ( [ʤɛ:n]) qui signifie 'l’Esprit Individuel d'un être', et qui est différent des Esprits de Groupe ( [ru:ħ]), terme d'origine sémitique ( [rox]).

Le terme Djinns pourrait signifier, si on se base sur la racine hébraïque [Gana] / [Dʒɛnɛђ], 'ceux qui viennent du ciel étoilé' dérivé du grec ancien '' (qui en hébreu peut s'écrire ( [ou-ɣan-os]).

1 Chez les Arabes
2 Dans l'Islam
3 Dans la littérature
4 Références
5 Voir aussi

Chez les Arabes

Pour les Arabes, les djinns représentent une autre race habitant la terre, ce sont des esprits qui habitent les endroits déserts, les points d'eau, les cimetières et les forêts. Pour se manifester, ils prennent diverses formes (métamorphe), dont celles de l'homme ou des animaux, couramment des serpents. Le mot djinn ou 'ifrit () (pluriel : 'apharit) () désigne d'ailleurs à la fois ces esprits ainsi que certaines variétés de serpents. Leurs noms, paroles ou comportements, qui demeuraient étranges permettaient de les discerner des humains quand ils en prenaient la forme. Certains de ces esprits étaient, selon les légendes pré-islamiquess, les muses des poètes : ce sont les hawajis (singulier : hajis). Comme les hommes, ils sont organisés en royaumes, États, tribus, peuples, ils ont des lois et des religions (dont celles de l'homme puisque les prophètes de tout temps sont envoyés par Dieu pour les djinns et les hommes ).

En arabe classique et ancien : () Jinni (masculin) () Jinnia (feminin), pluriel : Jinna ou Jinn, dans certains dialectes arabes postérieurs Jinn, pluriel : Jnoun. (Voir aussi goule (غُولْ)

Dans la tradition populaire des pays musulmans, on ne dit pas 'avoir une mémoire d’éléphant' mais une mémoire de jinn.

Dans l'Islam

Dans l'Islam, les jinns sont des créatures dotées de pouvoirs surnaturels, ils ont été créés d'un maillage/tissage de 'lumière d'une flamme subtile, d'un feu éclairant ( [na:r / nɛ:r])' (comme l'être humain l'a été à partir d'argile), ils sont appelés à croire et subiront le jugement dernier.

Les appellations spécifiques des jinns sont :

  • les 'Efrits ( [ɒɸɛ:rɪt]) (de 'Iphrit ) : djinn de feu.
  • les Maritins ( [mɛ:rid]) (de Marid ) : djinn d'eau.
  • les Sylphes ( [silɸ]) : djinn d'air
Les diables, Shèïètines ( [ʃayati:n]) (au singulier Shèïtan ( [ʃɛjta:n]), Satan pour les langues latines) sont de mauvais djinns.

Pour les Musulmans, le Diable (Satan ou Shaytan) est un Jinn, et non pas un angesourate 18 al-Kahf ou la caverne, verset 50 ; Parce que contrairement aux anges qui n'ont pas de libre arbitre et ne font que ce que Dieu demande : les djinns (comme les hommes) peuvent désobeir à Dieu et faire des pechés.

Ils sont souvent décrits comme étant des créatures croyantes ou athé (comme l'homme). À ce sujet, on dit qu'un mauvais Jinn qui 'suivait' constamment le prophète Mahomet, fini par se convertir et devint un bon Djinn bien avant sa mort sous l'influence du prophète pendant ses observations… impalpable et invisible.

Comme l'homme, ils se reproduisent et vivent partout sur terre (même dans le désert ou les mers) et au milieu des hommes. Mais contrairement à l'homme qui a été créé avec la tendance à oublier (en arabe phonétique 'l’insan' traduit en français donne 'l’homme' mais aussi 'l’être qui oublie'…), le Djinn ne peut oublier quoi que ce soit et se rappelle de tout ce qu'il a pu vivre, voir, entendre, etc. et ce, depuis sa naissance jusqu'à sa mort. De plus, leur force est qualifiable de sur-humaine.

L'islam n'a pas empêché un certain savoir 'culturel' utilisé pour la sorcellerie de se transmettre, pourtant elle est interdite car c'est du polythéisme et elle va de pair avec les Djinns.

Conformément à la tradition, les musulmans croient que personne ne peut prédire l'avenir hormis Dieuss, mais ils pensent qu'une personne pactisant avec un Djinn pourrait savoir énormément de chose… de par leur nature. Un Djinn ou plusieurs sont le secret de la force de grands magicien.

Certains sorciers d'ordres mondiales ayant comme clients entre autre des chefs d'États avouent ne pas prédire l'avenir… mais pour le reste (présent et passé)… même les secrets les plus vieux peuvent être connus.

La sorcellerie est beaucoup critiqué par les musulmans car les 'faux' sorciers en plus de l'interdit sont des 'charlatans' car ils donnent de faux espoir et surtout les détournent avec leurs 'clients' du chemin de Dieu.

Les vrais sorciers ont la réputation d'avoir obtenu l'apparition d'un (ou plusieurs) Djinn(s) souvent à la demande du sorcier sous forme de culte inimaginable (Soumission à un Djinn, sacrifice humain, etc) et au départ sans aucune promesse de succès. Pour les musulmans, si le sorcier meure soumit par exemple à un Djinn et non à Dieu, il ira malheureusement en enfer car Dieu n'accepte pas le polythéisme (ou en phonétique arabe le 'shirk') :

Dans la littérature

On peut d'ailleurs noter que le mot « génie » (au sens merveilleux comme dans le conte d'Aladdin) est une francisation du mot « djinn ». La confusion avec le mot génie au sens commun (personne dotée d'une habileté intellectuelle remarquable) est semble-t-il intentionnelle. Il convient aussi de remarquer que dans l'arabe moderne le mot désignant un génie au sens commun du terme est ’abqari qui vient de ’abqar un oued de l'ancienne Arabie réputé comme étant un repaire de djinns.

Dans les Mille et une nuits, les djinns habitent la cité rose de Shadukiam. Le plus ancien djinn, par lequel ils jurent ou prêtent serment, se nomme Kashkash. D'après un grimoire médiéval (Le Livre du pouvoir), Ampharool est le jinn qui peut enseigner au magicien le secret du vol.

Victor Hugo a écrit un poème Les Djinns publié dans son recueil Les Orientales.

Dans la trilogie de Bartiméus, œuvre de Jonathan Stroud, l'histoire raconte les épreuves de magiciens pouvant invoquer des djinns, créatures malfaisantes et bien souvent antiques (comme Bartiméus). Ils existe différents degrés d'esprit, principalement, du plus faible au plus fort : gnomoncule, gnome, foliot(fantastique), djinn, Éfrit, marid et d'autres innominés ainsi que d'infinies quantités d'autres créatures.

Références

Page externe : Extraits des versets du Coran dans lesquels apparaît le mot djinn : [1] Liens externes

Voir aussi

Articles connexes

  • Faune
  • Almasty
  • Nasna
  • Dans la religion romaine, le Génius est une divinité domestique. Le génie est une personnification de la puissance d'action d'un individu. Ce génie apparait à la naissance d'un individu et disparait à sa mort.

Bibliographie

  • Chlyeh A. L’univers des gnaoua. Grenoble : La Pensée Sauvage/ Le Fennec ; 1999
  • Vincent Crapanzano. Les Hamadcha. Une étude d'ethnopsychiatrie marocaine. Paris : Institut d'Édition Sanofi-Synthélabo ; 2000.
  • Tobie Nathan. Du commerce avec les diables. Paris : Les Empêcheurs de penser en rond ; 2004.
  • Edward Westermarck. Ritual and belief in Morocco (2 vol.). Londres : MacMillan ; 1926.

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