Les débuts
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Il est né le 8 janvier 1942 à Yokosuka (横須賀) , une ville située dans la préfecture de Kanagawa (神奈川県). Il est surnommé Henjin (変人, henjin, « homme étrange »).
En mars 1960, il termine ses études au lycée de Yokosuka. Puis il entre en avril 1962 à l'université Keiō (慶應義塾大学) pour étudier l'économie. Il en sort diplomé en 1967. Il part alors étudier à l'université de Londres - (University College London). En 1969 à la mort de son père, il revient au Japon.
Il se marie en 1978 et il a trois enfants. Il divorce en 1982 et promet de ne jamais se remarier. Les relations avec son ex-femme et son troisième enfant sont quasi inexistantes.
Koizumi est un politicien de troisième génération. Son père, Jun'ya Koizumi, était directeur général de l'agence de défense du Japon et un membre du gouvernement. Son grand-père, Matajirō Koizumi, était ministre des postes et des télécommunications dans les gouvernements des Premiers ministres Hamaguchi et Wakatsuki et un des premiers défenseurs de la privatisation postale.
L'ascension

Koizumi arrive au G8 en juin 2004
En
décembre 1972, il est élu à un siège de parlementaire à la Chambre des conseillers. En
1979, il est nommé vice-ministre des Finances (gouvernement
Ōhira [大平]). En
1988 il est ministre de la Santé publique (gouvernement
Takeshita [竹下]), puis ministre des Postes et Télécommunications (gouvernement
Miyazawa [宮澤]) en
1992 et enfin ministre de la Santé publique (second gouvernement
Hashimoto [橋本]) en
1996.
Premier ministre
Le
24 avril 2001 il devient président du PLD, devenant ainsi le
26 avril 2001, premier ministre du Japon, succédant à
Yoshirō Mori (森 喜朗).
Depuis le 13 août 2001, il va chaque année rendre hommage au sanctuaire de Yasukuni, dans lequel sont honorées les mémoires des soldats tombés lors des différents conflits dans lesquels les Japonais participèrent depuis 1868, parmi lesquels quatorze criminels de guerre de classe A condamnés lors du procès de Tōkyō. C'est une cause récurrente de tensions avec la Corée du Sud et la Chine.
En 2004, pour la première fois, il envoya les Forces d'auto-défense (jieitai, 自衛隊, armée japonaise) sur un théâtre d'actions militaires (les FAD n'ont constitutionnellement pas le droit de prendre part à une guerre), après avoir élargi leur domaine de compétences à des déplacements à l'étranger en 2001 pour des actions de nature non-militaires.

Le secrétaire américain à la Défense Donald Rumsfeld et Jun'ichirō Koizumi à Tōkyō
, le
14 novembre 2004
Au cours de l'année
2004, l'action de Koizumi dans le champ de la diplomatie internationale fut principalement consacrée au problème
nord-coréen, essentiellement en cherchant à en savoir plus sur la situation actuelle de nombreux Japonais enlevés par les
services secrets nord-coréens à la fin des
années 1970 et au début des
années 1980 (voir l'article détaillé sur les
Relations nippo - nord-coréennes pendant le mandat de Junichiro Koizumi).
Été 2005 : suite au rejet de sa proposition de privatisation de la poste par la chambre haute, il dissout la chambre basse (la Constitution ne lui donnant aucun pouvoir sur la première), afin de provoquer des élections législatives anticipées qu'il remporte le 11 septembre 2005. Il peut ainsi relancer la réforme en position de force au Parlement. Cette réforme phare de son gouvernement prépare le démantèlement en quatre entités de cet établissement monstrueux au centre de plusieurs scandales de corruption. Japan Post est entre autre un fond de pension parmi les plus important au monde, à la tête d'environ 2 600 milliards d'euros d'épargne. Ce poids financier colossal est mis au service de l'état japonais en lui permettant, notamment, de financer les dépenses d'infrastructures routières. Mais les liens troubles entre le Parti Libéral Démocrate, les dirigeants de Japan Post et les entrepreneurs de travaux publics aboutissent à des malversations. Les autoroutes inutiles sortent de terre, l'argent public s'engouffre dans les caisses noires des partis et le déficit de l'état se creuse. Le démantèlement de la poste devrait commencer en 2007 et se terminer en 2017. Il pose néanmoins à terme la question du refinancement de l'état japonais, une poste privatisée pouvant préférer investir ailleurs que dans les obligations d'un état en quasi-banqueroute.
En 2006, il réalise finalement sa promesse électorale de visiter le sanctuaire de Yasukuni le 15 août, jour-anniversaire de la reddition du Japon, ce qui provoque, comme chaque précédente visite, un tollé auprès des pays asiatiques voisins.
Shinzō Abe lui succède le 26 septembre 2006.
Voir aussi
Lien externe