La kabbale chrétienne parfois nommée kabbale de la Renaissance ou kabbale philosophique est un courant philosophique chrétien inauguré par Pic de la Mirandole au et qui consiste à adapter les techniques d'interprétation kabbalistique au christianisme en général et au Nouveau Testament en particulier.
Selon Pic, la kaballe était un système d'interprétation capable d'éclaircir les mystères du christianisme. Dans la postérité du cardinal de Cues, la kabbale de la Renaissance avait pour objet principal de montrer l'unité des religions monothéistes. Pic de la Mirandole aurait entretenu des liens avec la Rose-Croix. [1] ![]()
Pour cette raison, elle fut souvent combattue par les autorités ecclésiastiques hostiles à l’œcuménisme. L'un des plus véhéments détracteurs de cette kabbale fut le père Mersenne, en 1623, dans ses Questions sur la Génèse. En réponse à cette attaque en règle, Jacques Gaffarel répondit par Abdita divinae cabalae mysteria (1625). Avec Pic, Gaffarel y définit la kabbale comme « l'explication mystique des Saintes Écritures, explication qui fut transmise avant et après la venue du Christ ».
Malgré ses attaques, elle se propagera très rapidement et prendra particulièrement une place éminente en Grande-Bretagne à la Cour d’Élisabeth I : on en retrouve des traces chez les plus grands poètes, et singulièrement dans tout un certain nombre de pièces de Shakespeare. La kabbale est citée comme l'une des sources de l'occultisme médiéval. Les évêques ne voulaient pas voir se répandre l'estotérisme et l'occultisme, d'où l'interdiction de la lecture du Talmud.
Après Pic, les principaux représentants de ce courant qui connut son apogée aux s se nomment :