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Dernière modification: 2007-11-24
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Catégorie: Acteur américain Acteur américain de western Naissance en 1916

Kirk Douglas

Kirk Douglas, de son vrai nom Issur Danielovitch Demsky, est un acteur, producteur, réalisateur et écrivain américain d'origine ukrainienne qui est né le 9 décembre 1916 à Amsterdam (état de New York). C'est le père du comédien et producteur Michael Douglas.

1 Biographie
2 Trés à gauche
3 Une carrière de cinéaste avortée
4 Une Star Sadomasochiste ?
5 Un écrivain sincère et touchant
6 Filmographie
7 Lien externe

Biographie

Véritable légende de Hollywood, la carrière de Kirk Douglas est l'une des plus riches de l'industrie du cinéma américain. Il tourna avec Stanley Kubrick, Vincente Minnelli, John Huston, Otto Preminger, Joseph Leo Mankiewicz, Elia Kazan, Billy Wilder et King Vidor...

C'est Lauren Bacall qui a aidé Kirk Douglas pour l'obtention de son premier rôle en 1946 dans le film de Hal B. Wallis, L'Emprise du crime (The Strange Love of Martha Ivers) avec Barbara Stanwyck.

Kirk Douglas a reçu quatre nominations de l'Academy Award pour son travail dans Le Champion (Champion), Les Ensorcelés (The Bad and the Beautiful) et La Vie passionnée de Vincent Van Gogh (Lust for Life)'' dans le rôle de Vincent Van Gogh.

Douglas a remporté en 1996 un Oscar pour «50 ans de force créative et morale dans la communauté cinématographique ».

Douglas s'est marié deux fois : la première fois avec Diana Dill (née le 22 janvier 1923, divorcée en 1951) avec qui il a eu deux fils, l'acteur Michael Douglas et le producteur Joel Douglas ; la seconde fois en 1954 avec Anne Buydens avec qui il a eu également deux fils, le producteur Peter Vincent Douglas né le 23 novembre 1955 et l'acteur Eric Douglas né en juin 1958 et mort le 6 juillet 2004 d'une overdose.

En 2003, il donne pour la première fois la réplique à son fils Michael, et à son petit-fils Cameron au cinéma. Trois générations de Douglas sont réunies dans Une si belle famille.

Kirk Douglas dans <em>The Bad and The beautiful</em> de Vincente Minnelli

Kirk Douglas dans The Bad and The beautiful de Vincente Minnelli

Populaire aux États-Unis et dans le monde entier, Kirk Douglas a reçu la médaille présidentielle de la Liberté américaine (Presidential Medal of Freedom, récompense civile la plus élevée) en 1981 et la Légion d'honneur française en 1985.

Trés à gauche

Sa société de production portait le nom de sa mère adorée : Bryna. Grand séducteur, mythomane et mégalomane notoire, il fut aussi un grand démocrate en produisant des œuvres très à gauche. Fait rarissime à Hollywood.

Il prit la défense des Indiens avec un western pro-indien magnifique La Rivière de nos amours (La Rivière de nos amours) d'André de Toth en 1955, fustigea l'imbécillité meurtrière des militaires avec Les sentiers de la gloire de Stanley Kubrick en 1958, produisit une satire du Maccarthysme avec Spartacus de Stanley Kubrick en 1961 et dénonça le rêve américain avec un western moderne et ascétique de David Miller : Seuls sont les indomptés (Lonely Are The Brave) en 1962. Ce dernier film est le préféré de Kirk Douglas.

Il produisit aussi un thriller visionnaire avec Sept jours en mai en 1964. Quelque temps avant l'assassinat de Kennedy, le film racontait le coup d'état d'un général d'extrême droite afin de renverser le gouvernement démocrate américain.

Sa collaboration avec le scénariste Dalton Trumbo (victime de la liste noire) s'étendit sur trois films : Spartacus, El Perdido (The Last Sunset) et Seuls sont les indomptés. Contrairement à la légende, (propos des historiens et de Kirk Douglas lui même), ce n'est pas Douglas qui, le premier, rendit le droit à Trumbo d'apparaitre au générique d'un film. C'est Otto Preminger qui brisa le premier l'affreuse liste noire en autorisant Trumbo à signer le script d'Exodus.

Une carrière de cinéaste avortée

Après une remarquable carrière de producteur, il passera à la réalisation dans les années 1970. Malheureusement, avec beaucoup moins de succès...

Scalawag en 1973, librement adapté de L'Île au trésor de Robert Louis Stevenson, et le western Posse en 1975. Scalawag, film de Pirates avec chansons et un Kirk Douglas barbu et unijambiste, sera un echec commercial tonitruant. Produit par la première femme de l'acteur, Diana Douglas, le film sera tourné dans de très grandes difficultés en Yougoslavie. Ce premier long métrage n'aura même pas droit à une distribution française. On trouvera (en cherchant bien) une vieille copie VHS distribuée illégalement dans les années 80. Copie pirate, bien sur.

Posse en 1975, un autre echec, dénoncera les malversations frauduleuses d'un homme politique durant la conquête de l'ouest.

Ces deux echecs commerçiaux le détourneront définitivement de la réalisation de film.

Une Star Sadomasochiste ?

Plus que tout autre star masculine de Hollywood, Kirk Douglas cultiva un gout démesuré pour les morts violentes à l'écran.

Durant sa longue carrière, il connut (presque) tous les décès : suicidé dans La Vie passionnée de Vincent Van Gogh, transpercé à l'épée dans Les Vikings, tuberculosé dans Règlement de comptes à O.K. Corral, crucifié dans Spartacus, tué par balle dans El Perdido, écrasé par un camion transportant des cabinets dans Seuls sont les indomptés, empalé vivant sur une vieille charrue dans Le Dernier de la liste, tué à bout portant (mais par accident) dans L'ombre d'un géant, piqué par un redoutable reptile dans Le Reptile et, à la fin de The Fury, suicidé par défenestration.

Notons, pour conclure cette suite macabre non exhaustive, que le rôle qui fit de Kirk Douglas une star est celui d'un boxeur arriviste ivre de victoires (et de femmes) dans Champion en 1949. Il finira tout de même par mourir... battu à mort sur le ring.

Un écrivain sincère et touchant

De toutes les stars de Hollywood, Kirk Douglas est le seul à avoir écrit une autobiographie aussi riche et complète.

Outre quelques romans de fiction (The Gift, Last tango in Brooklyn, Dance with the Devil) il publie la première partie de son histoire avec : The Ragman's Son, 1988. Proche du roman, le livre est l'un des meilleurs ouvrages jamais écrits par une star de Hollywood. Malgré quelques complaisances et informations quelque peu mystificatrices, c'est une introspection sans fard et souvent poignante sur le parcours du petit Issur. Petit enfant étouffé par une multitude de grandes sœurs et en quête pathétique de reconnaissance vis à vis d'un père indifférent. Le ton, souvent critique et caustique envers lui-même, est un régal et l'ouvrage sera un succès mondial lors de sa sortie.

La deuxième partie en 2000 est un texte passionnant sur la découverte de la propre judéité de l'acteur.

La troisième partie : My Stroke Of Luck en 2002 raconte de manière intime (et toujours drôle) le très grave accident cérébral dont fut victime l'interprète de Spartacus en 1996. Diminué et incapable d'émettre le moindre mot, Kirk Douglas raconte la violente dépression qui suivit et la redécouverte de l'amour de la vie et des siens. Le livre se clôture avec un hilarant 'Manuel de survie'.

La sérénité, enfin atteinte, il publie (à 90 ans !) le dernier tome de son œuvre imposante avec en 2006. Il y parle de l'équilibre et de la quiétude avec laquelle il aborde désormais l'existence et parle pour la première fois de la disparition tragique de son plus jeune fils, Eric.

Filmographie

Lien externe

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