L'Éthique protestante et l'esprit du capitalisme, ouvrage de Max Weber, est une des œuvres fondatrices de la sociologie moderne. Elle a paru, pour la première fois, sous la forme de deux études publiées, en 1904 et en 1905, dans la revue que codirigeait Max Weber avec Werner Sombart et Edgar Jaffé, les Archiv für Sozialwissenschaft und Sozialpolitik. Max Weber en donnera une seconde édition révisée, marquée par un nombre importants d'ajouts, en 1920, en la publiant en tête de son Gesammelte Aufsätze zur Religionssoziologie.
Dans cet ouvrage, Weber explique le formidable développement du capitalisme à partir du milieu du , par le développement parallèle de l'ethos protestante, et plus particulièrement puritaine. En effet, Weber nous explique ici que, la Réforme a permis à ses adeptes de faire sauter le tabou du travail (considéré comme avilissant chez les catholiques), en invitant les croyants à faire pénitence devant Dieu par le travail et en accumulant les richesses, sans toutefois pouvoir en jouir. Ainsi, dans l'Europe du Nord, une accumulation croissante des richesses et une recherche de richesses tout aussi croissante, a favorisé l'essor de l'esprit capitaliste.
