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| Dernière modification: 2007-11-30 |
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Catégorie:
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La Comédie humaine |
| lieuparution = Paris| éditeur = Béchet, Gosselin, Mame, Charpentier, Furne et Hetzel
| dateparution = 1830- 1856
| image = Balzac1901.jpg
| légende = Édition de la Comédie humaine de 1901.
| dessinateur =
| artiste_couverture =
| série = 137 ouvrages
| collection = Études de mœurs, Études analytiques, Études philosophiques, Ébauches rattachées à La Comédie humaine.
| type_média =
| pages =
| isbn =
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| suivant =
}}
La Comédie humaine est un ensemble d’ouvrages d’ Honoré de Balzac, composé de 137 œuvres [Larousse des Littératures françaises et étrangères. Tome I] comprenant des romansss réaliste, fantastiques, ou philosophiquess. Mais aussi des conte, des essais, des étudess analytique, des nouvelles parfois regroupées sous un seul titre selon les éditions. Les textes sont classés par milieux sociaux, par lieux géographiques, ou par catégories psychologiques ( Scènes de la vie privée, Scènes de la vie de province) réunis dans des ensembles génériques ( Études de mœurs, Études analytiques, Études philosophiques). L’écriture de l’ensemble s’échelonne de 1831, avec la Peau de chagrin, à 1850, avec les ouvrages inachevés à sa mort et complétés par Charles Rabou : le Député d'Arcis ( 1854), les Petits bourgeois de Paris, ( 1856), le Comte de Sallenauve, ( 1856), et aussi les Paysans publié en 1854 par sa veuve, Évelyne Hanska.
L’ambition de l’auteur était de décrire de façon quasi-exhaustive la société qui l’entourait , construisant ainsi un édifice qui pourrait . Il voulait enfermer toute son époque dans sa Comédie humaine. Toutefois, en 1837, le titre qu’il envisage pour son œuvre est Études sociales, qui deviendra La Comédie Humaine en 1842, en référence à Dante[Voir Les Proscrits].
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L’élaboration
 édifice faisant concurrence à l'état-civil
L’idée de relier entre eux les récits en faisant revivre les protagonistes de chaque roman ou nouvelle ne vient à Balzac qu’en 1835 avec le Père Goriot où l’on voit reparaître pour la deuxième fois l’important Eugène de Rastignac déjà présenté en 1832 dans Étude de femme et Autre étude de femme publié alors sous le titre Une conversation entre onze heures et minuit inséré dans les Contes bruns. Balzac se ravisait souvent dans ses classements, et ses titres. Il pouvait rattacher Le Message à la Grande Bretèche, puis publier les deux textes de façon autonome [Préface de Jean Roudaut, Notice et notes de Samuel S. de Sacy au recueil les Secrets de la princesse de Cadignan, comprenant aussi : Étude de femme, Autre étude de femme, la Femme abandonnée, la Grenadière, Madame Firmiani, le Message, la Grande Bretèche, Folio Classique, Gallimard 1971-1980.]. Le Colonel Chabert ne paraît sous sa forme définitive qu’en 1844 après une première version publiée en 1832, sous le titre la Transaction. La Maison du chat-qui-pelote fut d’abord intitulé Gloire et Malheur en première publication 1830 et le texte connut 4 autres éditions et autant de remaniements jusqu’à la dernière édition Furne qui fut elle même corrigée indéfiniment et qui parut sous le titre : La Maison du chat-qui-pelote[Introduction, notes, documents par Anne-Marie Baron à La Maison du chat-qui-pelote, Flammarion GF, 1985. Volume incluant également le Bal de Sceaux, la Vendetta, la Bourse]. On aura une idée de la multiplicité des avatars des éléments de la Comédie humaine en consultant les notices de chaque titre et l’historique de chaque publication, avec les innombrables remaniements que Balzac apportait jusqu’à se ruiner en frais d’imprimerie pour la révision des bons à tirer [André Maurois, Prométhée ou la vie de Balzac, Hachette, 1965]. Balzac pouvait certainement écrire vite, beaucoup et inlassablement. On raconte que c’est en une seule nuit, chez son amie Zulma Carraud à La Poudrerie d’ Angoulême, qu’il écrivit la Grenadière[Samuel S de Sacy.Folio Classique p 351] et selon Zulma Carraud : [Texte cité par Roger Pierrot. Écrit par Zulma Carraud en 1868.]
La structure
Dès 1834, Balzac conçoit la structure de la comédie humaine comme un édifice en trois parties :à la base de l’édifice : les Études de mœurs représentent les effets sociaux. La seconde assise est les Études philosophiques, car, après les effets viendront les causes. Puis, après les effets et les causes, doivent se chercher les principes. Les mœurs sont dans le spectacle, les causes sont dans les coulisses et les machines. Les principes, c’est l’auteur, mais, à mesure que l’œuvre gagne en spirales les hauteurs de la pensée, elle se mesure et se condense. [Propos de l’auteur rapportés dans le Dictionnaire des littératures de langue française, Bordas, 1984, p. 127 ]
Pourtant, dans chaque œuvre de la Comédie Humaine, les effets, les causes et les principes sont sans cesse mêlés comme si chaque roman était construit sur le principe de l’édifice général. Dans le Lys dans la vallée, l’histoire d’amour d’Henriette de Mortsauf et Félix de Vandenesse se déroule au plan des , l’analyse des causes de l’échec apparent de cet amour se rapporte aux puisés dans la peinture de l’enfance conçue comme caractère et comme destin [G. Vannier, Dictionnaire des littératures de langue française, op. cit.].
Les Études de mœurs offrent l’histoire générale de la société, Mais les Études philosophiques composées de romans, de contes de nouvelle fantastiques sont pour Balzac la clé qui permet de comprendre l’ensemble de son œuvre. Il leur accordait une énorme importance et ce n’est pas par hasard si le grand succès lui arriva avec la Peau de chagrin. Selon lui : Cette œuvre reliait les études de mœurs aux études philosophiques par l’anneau d’une fantaisie presqu’orientale où la vie elle-même est prise avec le Désir, principe de toute passion.[Dictionnaire des littératures de langue française, op. cit.]
L’écriture et le talent balzacien
Honoré de Balzac emploie une méthode que Marcel Proust[J. Borel, Proust et Balzac, Paris, José Corti, 1975.] appelait à savoir : le passé d’un personnage n’est révélé que longtemps après sa présentation, ce qui donne un souffle de vie et un supplément de mystère à ses romans et nouvelles. Jacques Collin, apparu dans le Père Goriot, se précise sous le nom de l’abbé Carlos Herrera dans Splendeurs et misères des courtisanes. La vicomtesse de Beauséant dont on voit le triste échec dans la Femme abandonnée aura été une séductrice tout au long de la Comédie humaine. La princesse de Cadignan (autrement appelée duchesse de Maufrigneuse dans les Secrets de la princesse de Cadignan), ne cesse d’être précisée, montrée sous tous les angles, même celui le plus généreux et inattendu dans le Cabinet des Antiques.
Balzac utilise aussi le principe du narrateur, comme si l’auteur du roman reproduisait le récit que lui aurait fait quelqu’un d’autre. Cela permet une mise en perspective de plusieurs lieux à la fois élargissant ainsi le panorama avec des histoires dans l’histoire (récits enchâssés). Balzac part de l’environnement immédiat du narrateur (salon, auberge, campagne), et il déroule le fil de son récit avec des retours et des questions posés au narrateur par les personnages qui l’entourent, introduisant suspense ou remarques philosophiques. Le médecin Horace Bianchon est le narrateur de la Grande Bretèche, le journaliste et écrivain Émile Blondet est témoin et narrateur intermittent dans le Cabinet des Antiques, Hermann, un négociant allemand, est le narrateur et le décrypteur du crime de l'Auberge rouge.
Balzac est également scénographe, costumier, régisseur. Les minutieuses descriptions de l’ameublement d’une maison, des costumes des personnages jusque dans les moindres détails (Balzac emploie les termes les plus précis que ce soit pour la passementerie, les étoffes, l’architecture d’intérieur ou d’extérieur) sont celles d’un scénographe. L’auteur de la Comédie humaine plante ses décors avec un soin presque maniaque ce qui explique l’engouement des metteurs en scène pour ses textes, souvent adaptés à l’écran (télévision et cinéma) (voir Films basés sur l'œuvre d'Honoré de Balzac).
Exploration de la Comédie humaine
 parcours-labyrinthe de la Comédie humaine
S’il est vrai que l’on peut lire séparément chaque ouvrage de la Comédie humaine et l’apprécier comme tel, il reste certain que chacun ne prend sa profondeur et ses arrières-plans de signification que si on le replace dans le contexte de l’Œuvre entière [Dictionnaire des œuvres Laffont-Bompiani. p. 839.]
Les innombrables de la Comédie humaine qui se sont succédé depuis Charles de Spoelberch de Lovenjoul à nos jours, d' Ethel Preston[Recherches sur la technique de Balzac. Paris 1926. Réimpression Slatkine Genève.1984]à Marcel Bouteron[ Préface à l’édition de La Pléiade de la Comédie humaine. 1938 Paris]de S.Rogers[Balzac and the novel. Madison. University of Wisconsin Press 1953]à Maurice Bardèche[ Œuvres complètes de Balzac.Club de l’honnête homme 28 vol. de 1955 à 1963]de Pierre-Georges Castex[ La Comédie humaine.XII tomes. édition complète publiée sous la direction de P.G Castex. La Pléiade. Gallimard 1981]à Michel Butor[Improvisations sur Balzac, 3 vol., Paris, La Différence 1998], et ceux qui continuent à le faire, n’en finissent pas de découvrir toute les ressources de l’immense que représente cet ensemble,un comparable à ceux d’Homère et, bien sûr de Dante.[Dictionnaire des littératures de langue française. op.cité]
On s’est longtemps trompé sur Balzac en le prenant par exemple pour un romancier uniquement réaliste, parce qu’on croyait pouvoir en juger d’après trois ou quatre isolés de l’ensemble. C’était une erreur [sur laquelle revient inlassablement L'Année balzacienne avec de nouvelles découvertes] , car il n’est possible d’approcher son secret que si l’on pénètre dans l’immensité de l’œuvre globale et si on l’explore toute entière. Elle prend alors ses véritables proportions et ce caractère que Baudelaire fut le premier à signaler. [Dictionnaire Laffont-Bompiani. op. cité]
La Comédie humaine, née spontanément et soumise après coup à un est bien un édifice unique [Ibid] ,une sorte de labyrinthe fléché où chaque personnage nous indique la direction d’un autre. Ce parcours non linéaire peut être suivi pendant un temps, abandonné , et repris longtemps plus tard . Il accompagne toute une vie.
La Société de la Comédie Humaine
Balzac a passé en revue à peu près toutes les couches sociales de son époque, établissant une sorte de catalogue raisonné de types humains représentatifs de leur milieu. Selon la définition de Bernard Pingaud [Folio Gallimard, P.17] dans son introduction à l'Envers de l'histoire contemporaine, roman pétri de complots:
On peut énumérer les figures principales du monde balzacien, des types humains que l’on verra reparaître souvent, formant des portraits de groupes dans un chassé-croisé savant.[Fernand Lotte : Dictionnaire biographique des personnages de La Comédie humaine, Paris, librairie José Corti, 1952.
] et[Pierre Citron et Anne Marie Meininger : Index des personnages fictifs et des personnes réelles. La Pleiade. t.XII.pp. 1141-1856
]
Historique des éditions
Il existe plusieurs collections des œuvres de Balzac en multiples formats chez divers éditeurs. Par ordre chronologique, on peut citer les éditions Levasseur et Urbain Canel ( 1829), Mame-Delaunay ( 1830), Gosselin ( 1832) Madame Charles-Béchet ( 1833), Werdet ( 1837), Charpentier ( 1839). Une édition illustrée de Charles Furne (20 volumes, in-8, de 1842 à 1852) a réuni l’intégralité de La Comédie humaine en association avec Houssiaux puis Hetzel, Dubochet et Paulin. [Voir l’historique de l’édition Furne ] . [Voir aussi La Pléiade qui suit l’ordre de publication de Balzac].
La Comédie humaine
Cette liste se base sur l’édition de la Pléiade qui suit l’ordre de publication de Balzac.
Études de mœurs
Scènes de la vie privée
- La Maison du chat-qui-pelote, 1830, (Mame-Delaunay), 1839, (Charpentier), 1842 (Furne)
- Le Bal de Sceaux,1830, (Mame et Delaunay-Vallée), 1842 (Furne)
- Mémoires de deux jeunes mariées1842 (Furne)
- La Bourse, 1830, (Mame-Delaunay), 1835, (Béchet), 1839, (Charpentier), 1842 (Furne)
- Modeste Mignon, 1844
- Un début dans la vie, 1844 (1e éd.), 1845 (Furne).
- Albert Savarus, 1842, (1e éd. Furne)
- La Vendetta, (idem)
- Une double famille, 1830, (1e éd.), 1842 (Furne)
- La Paix du ménage, 1830, (1e éd.), 1842, (5e éd. Furne)
- Madame Firmiani, 1832, (1e éd. Gosselin), 1835, (éd Béchet), 1839, (Charpentier) 1842, (Furne)
- Étude de femme, 1831, (1e éd. Gosselin, 1842, (4e éd.Furne)
- La Fausse maîtresse, 1842, (1e éd. Furne)
- Une fille d'Ève , 1839,( Souverain) puis dans l’édition Furne de 1842
- Le Message (1833) éditions Mame-Delaunay.
- La Grenadière
- La Femme abandonnée, 1833, (1e éd. Béchet)
- Honorine
- Béatrix, 1839
- Gobseck, 1830, (1e édition), 1842 (Furne)
- La Femme de trente ans, 1834 (éd.Charles-Béchet), 1842, (Furne)
- Le Père Goriot, 1835
- Le Colonel Chabert, 1835
- La Messe de l'athée, 1836
- L'Interdiction, 1836
- Le Contrat de mariage, 1835, (1e éd.), 1842, (Furne-Hetzel)
- Autre étude de femme, 1839-1842
Scènes de la vie de province
Scènes de la vie parisienne
- Histoire des Treize, comprenant :
- César Birotteau, 1837 (Histoire de la grandeur et de la décadence de César Birotteau)
- La Maison Nucingen, 1838
- Splendeurs et misères des courtisanes, 1838, (Werdet), 1844-1846, (Furne)
- Comment aiment les filles
- À combien l’amour revient aux vieillards
- Où mènent les mauvais chemins
- La Dernière Incarnation de Vautrin
- Les Secrets de la princesse de Cadignan
- Facino Cane, 1837
- Sarrasine, 1831
- Pierre Grassou
- Un homme d’affaires (Esquisse d’homme d’affaires d’après nature), 1844 aux éditions Hetzel
- Un prince de la bohème 1840, 1844 édition Potter, 1846, édition Furne
- Gaudissart II
- Les Employés ou La Femme supérieure, 1838, (Werdet), 1844, (Furne)
- Les Comédiens sans le savoir
- Les Petits Bourgeois (inachevé), terminé et publié par Charles Rabou en 1856-1854
[Dictionnaire historique des littératures Larousse, (1986), t. II, p. 13250202. ISBN 2-03-5083-8]
- L'Envers de l'histoire contemporaine, 1848
- Madame de la Chanterie
- L’Initié
Scènes de la vie politique
Scènes de la vie militaire
Scènes de la vie de campagne
Études philosophiques
- La Peau de chagrin, 1830, 1834, 1837, Furne: 1846
- Jésus-Christ en Flandre
- Melmoth réconcilié, suite de Melmoth, l’homme errant, roman gothique de Charles Robert Maturin
- Le Chef-d'œuvre inconnu, 1831, 1837, (Furne : 1846)
- Gambara,1837
- Massimilla Doni,1837
[René Guise, , l'Année balzacienne, 1962, p 245-75.]
- La Recherche de l'absolu, 1834, 1839, 1845
- L'Enfant maudit
[François Germain, , L’Année balzacienne, 1960, p.21-36.]
- Adieu, 1830
- Les Marana
- Le Réquisitionnaire
- El Verdugo
- Un drame au bord de la mer, 1834, 1835, 1843, 1846
- Maître Cornélius, 1832, 1836, 1846
- L’Auberge rouge
- Sur Catherine de Médicis, 1836-1844
- Introduction
- Le Martyr calviniste
- La Confidence des Ruggieri
- Les Deux Rêves
- L'Élixir de longue vie, 1831, 1834, 1846
- Les Proscrits, 1831
[Voir l’analyse de René Guise : , l’Année balzacienne, 1963.]
- Louis Lambert
- Séraphîta
Études analytiques
Ébauches rattachées à la Comédie humaine
Les Ébauches rattachées à la Comédie humaine sont des contes, nouvelless, fragment d’histoire ou des essais qui permettent de reconstituer le parcours littéraire de Balzac et d’en éclairer les zones d’ombre. En cela, elles ont une valeur historique importante, et parfois, une valeur littéraire inattendue. Mais c’est surtout par ce qu’elle nous apprennent sur Balzac et sa manière d’écrire qu’elles sont précieuses. L’ensemble des manuscrits éparpillés à la mort de l’auteur ont pu être réunis grâce au patient travail de collectionneur du vicomte Charles de Spoelberch de Lovenjoul, et après lui aux qui ont travaillé à remettre en ordre , à interpréter le sens de ces textes en cherchant ce qui les rattachaient à la Comédie humaine[La Pléiade. t. , p. 331.].
Divers
Géographie de la Comédie humaine
Balzac avait une prédilection pour la France, sa province, ses campagnes qu'il décrit parfois avec lyrisme , et qu'il observait avec un soin maniaque. [voir :la Lettre d'Émile Blondet décrivant la Bourgogne et les environs du château de Montcornet au début des Paysans]. Balzac a beaucoup visité les lieux qu’il voulait décrire et il a parlé lui-même avec beaucoup de gens qui deviendront ses types humains. En plus, il s’est immergé dans la connaissance des sujets qu'aborderont ses personnages dans leur conversation. De cette manière, le lecteur a l’impression que l’auteur est sur son terrain. [Philippe Bertault, Balzac and The Human Comedy , traduit en anglais par Richard Monges (New York : New York University Press, 1963). p 36.].Mais son réalisme n'allait pas jusqu'à la simple description de choses vues . Tout était finalement re-créé avec des bribes de lieux rajoutés les uns aux autres comme un tableau impressionniste. La Bourgogne décrite dans Les Paysans ressemble fort à une campagne très peu éloignée de Paris , d'ailleurs les personnages y font sans cesse l'aller-retour. Balzac avait aussi recours à des compléments d'informations lorsqu'il estimait ne pas connaître assez un lieu : Marceline Desbordes-Valmore (originaire de Douai) lui apporta les éléments pour compléter son tableau de la ville et de la vie d'une famille bourgeoise dans La Recherche de l'absolu[Voir fiche de La Recherche de l'absolu].
Si la province prend une place incontestable dans la géographie de la Comédie humaine, notamment la Touraine et les pays de Loire , le véritable théâtre de l'oeuvre de l'auteur reste Paris où il revient sans cesse, même lorsqu'il en est parti : La Muse du département, La Rabouilleuse , Béatrix.
Paris, personnage presque autonome, qui semble façonner n'importe quel protagoniste arrivant de n'importe où ( Lucien de Rubempré , Rastignac) , un personnage qui vit , qui respire , qui agit : Il est dans Paris certaines rues déshonorées autant que peuvent l'être un homme coupable d'infamies; puis il existe des rues nobles, puis des rues simplement honnêtes, puis de jeune rues sur la moralité desquelles le public ne s'est pas encore formé d'opinion, puis des rues assassines, des rues plus vieilles que de vieilles douairières ne sont vieilles.. [ Ferragus, chef des dévorants. Hachette livre, Grandes Œuvres. Réédition du Furne corrigé. 1979 pp 25-28]..Cette cité labyrinthique où l'on passe des salons dorés du Faubourg Saint Germain (Splendeurs et misères des courtisanes), aux rues boueuses ( La Cousine Bette ) a quelque chose de dantesque. Dans l'introduction de La Fille aux yeux d'or, Balzac présente le monde parisien sous cinq qui sont autant de sphères parcourues par le , cinq cercles de l'Enfer . [Gilles Vannier :Dictionnaire des littératures de langue française. Bordas. t I, p 128 ] .
C'est peut-être ce contraste entre misère et grandeur qui séduira Charles Dickens et Fédor Dostoievski [The Melodramatic Imagination: Balzac, Henry James, Melodrama, and the Mode of Excess par Peter Brook. Yale university.] qui font eux aussi évoluer leurs personnages dans des villes - labyrinthes, du ruisseau aux palais.
L'autre pays de prédilection et d'inspiration de Balzac était l'Italie , notamment Rome, Venise, où il a situé des œuvres ayant un rapport avec l'art (peinture sculpture) ou Ferrare qui est le théâtre d'une version balzacienne de Don Juan: L'Élixir de longue vie
Galerie de la Comédie humaine
Image:Fougeres chateau.jpg| Fougères : Les Chouans
Image:Saumur Loire dessin.jpg| Saumur : Eugénie Grandet
Image:Jean-Baptiste-Camille Corot 018.jpg| Douai : La Recherche de l'absolu
Image:Maison de Balzac à Saché.JPG| Saché : Le Lys dans la vallée
Image:Chateau alençon.jpg| Alençon : La Vieille Fille
Image:Marais-salant-2.jpg| Guérande : Béatrix
Image:issoudun_tour_blanche.jpg|Issoudun : La Rabouilleuse
Image:76-Le Havre-Bateaux de pêche dans le port-vers 1910.JPG|Le Havre : Modeste Mignon
Image:Nemours tour.JPG| Nemours : Ursule Mirouët
Image:Troyes centre ville.JPG| Troyes : Une ténébreuse affaire
Image:L'Aube à Arcis-sur-Aube.jpg|Arcis-sur-Aube : Une ténébreuse affaire et Le Député d'Arcis
Image:L'Isle-Adam, château.jpg| L'Isle-Adam : Un début dans la vie
Image:Tudor buildings in Tours, France.jpg| Tours : Le Curé de Tours
Image:Berezyna.jpg| la Bérézina: Adieu
Image:Sancerremoulin.JPG| Sancerre : La Muse du département
Image:Mairie1.JPG| Vendôme : Louis Lambert
Image:Edouard Manet 019.jpg| Vendôme : La Grande Bretèche
Image:Edouard Manet 078.jpg|vers Ostende : Jésus-Christ en Flandre
Image:Venise canal.jpg| Venise : Massimilla Doni
Image:François Marius Granet - La Trinité-des-Monts et la Villa Médicis, à Rome.jpg| Rome : Sarrasine
Image:Castello ferrara.jpg| Ferrare : L'Élixir de longue vie
Image:Camille Pissarro 026.jpg| Pont Neuf Paris : L'Envers de l'histoire contemporaine
Image:Edouard Manet La Rue Mosnier aux drapeaux.jpg|rue de Paris : La Cousine Bette
Image:Paris Opera Garnier Grand Escalier 02.jpgOpéra de Paris ,Splendeurs et misères des courtisanes
Image:Palais Royal Paris Mai 2006 001.jpg|Palais Royal Illusions perdues , Gambara
Image:Big 1330-Paris.jpg|Vue des toits de Paris : La Peau de chagrin
Image:Camille Pissarro 002.jpg|avenue de l'opéra : L'Interdiction
Image:Camille Pissarro 009.jpg|Bd Montmartre : Les Comédiens sans le savoir
Image:Conciergerie.jpg|La Conciergerie : Vautrin
Image: Entrée cimetière p lachaise.jpg|cimetière du Père Lachaise: Le Père Goriot
Image:Edouard Manet Place Clichy.jpg|boutiques : César Birotteau
Bibliographie
- Charles de Spoelberch de Lovenjoul, Histoire des œuvres d’Honoré de Balzac, Calmann Levy, 1879.
- Charles de Spoelberch de Lovenjoul, Un dernier chapitre de l’histoire des œuvres d’Honoré de Balzac, Dentu, 1880.
- Félicien Marceau: Balzac et son monde. Gallimard 1955
- Georges Raviart, Le Génie de Balzac du point de vue psychiatrique. Génie et folie, Paris, Masson et Cie, Libraires de l’Académie de Médecine ; Lille, Émile Raoust et Cie, 1954.
- Albert Béguin : Balzac visionnaire. Éditions Albert Skira, Genève, 1946-1947
- La Comédie Humaine, 12 tomes avec notices, notes et commentaires. Publié sous la direction de Pierre-Georges Castex, Paris, Gallimard, , 1981
Voir aussi
Notes et références
Lien externe
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