
La légende médiévale de Reynard

La légende d'Alain Chartier (1903)
Une légende (de l'adjectif verbal latin legenda, « qui doit être lu ») est, à l’origine, un récit mis par écrit pour être lu publiquementss : dans les monastère, pendant les repas ; dans les églises, pour l’édification des fidèles lors de la fête d’un saint. Dans ce genre de littérature, la précision historique passe au second plan par rapport à l’intention spirituelle (dans l'hagiographie) ou morale.
C'est un récit fictif le plus souvent d'origine orale faisant appel au merveilleux. Une légende, à la différence d'un conte, est liée à un élément précis (lieu, objet, personnage historique, etc.) et se focalise moins sur le récit lui-même que sur l'intégration de cet élément dans le monde quotidien ou l'histoire de la communauté à laquelle la légende appartient. C'est une évolution populaire du mythe dans sa fonction fondatrice d'une culture commune. C'est le cas de la légende de la bête du Gévaudan, de la sardine qui boucha le port de Marseille ou encore des nombreuses légendes mettant en scène un pont du diable.
Dans la langue courante, le mot légende est également devenu synonyme de mythe, et renvoie à quelque chose dont l'existence n'a jamais pu être prouvée (la légende des sirènes, à titre d'exemple).