Biographie
Il fait des études de droit, puis se porte volontaire pour la défense de Paris
Siège de Paris (1870) où il est deux fois médaillé dans la légion d'artillerie. Après une courte carrière d'avocat, il entre dans l'administration préfectorale, occupant successivement les postes de secrétaire général de la préfecture de la
Marne (1877), sous-préfet de
Reims (1880), préfet du
Tarn (1882), préfet de la
Haute-Garonne (1885) et enfin
préfet de police de Paris (1887).
L'année suivante, il est élu député radical de la Marne contre le général Boulanger.
Il est nommé sous-secrétaire d'État dans le gouvernement Charles Floquet puis occupe, à partir de 1890, des postes ministériels importants. Son parcours publique est riche de poste et titres prestigieux:
1880 Sous-préfet de Reims.
1882 Préfet du Tarn
1883 Secrétaire général de le Préfecture de la Seine.
1885 Préfet de la Haute-Garonne
1886 Directeur du Personnel au Ministère de l'Intérieur
1887 Directeur du Personnel au Ministère des affaires départ. et comm.
1887 Préfet de police à Paris
1888 Député de la Marne
1888 Sous-secrétaire d'Etat à l'Intérieur
1889 Député de Reims
1890 Ministre de l'Intérieur
1890 Ministre de l'Instruction Publique et des Beaux-arts
1892 Ministre de la Justice.
1893 Député de Reims
1894 Président de la Ligue de l'Enseignement jusqu'en 1898
1895 Président du Conseil
1895 Ministre de l'Intérieur
1895 Ministre des Affaires étrangères
1898 Ministre de l'Instruction Publique et des Beaux-arts
1899 Délégué de la France au Congrès International d'Arbitrage de la Haye
1900 Président la Société d'éducation sociale
1902 Président de la Chambre des Députés
1903 Membre de la Cour Permanente d'Arbitrage de La Haye
1905 Sénateur de la Marne
1906 Ministre des affaires étrangère
1912 Ministre du travail
1914 Ministre des Affaires Etrangères
1915 ministre d'Etat
1915 Sénateur de la Marne
1916 Ministre du travail et de la prévoyance
1917 Ministre d'état et membre du comité de guerre
1919 Premier président de la Société des Nations.
1920 Prix Nobel de la Paix
1920 Président du Sénat
Il succède à Paul Deschanel à la présidence de la Chambre des députés du 10 juin 1902 au 12 janvier 1904.

Léon Bourgeois
Il devient sénateur de la Marne en
1905 et il est notamment président du
Sénat du
14 janvier 1920 au
16 février 1923.
Il joue un rôle important dans le vote de la loi sur les retraites ouvrières et paysannes en 1910.
Ministre des Affaires étrangères, il représente la France à la conférence d'Algésiras, préparant le protectorat français sur le Maroc. Son activité diplomatique prépare la création de la Société des Nations, dont il est le premier président en 1919. Cette volonté de réguler les relations entre États lui vaut le prix Nobel de la paix en 1920.
En politique intérieure, on tient Léon Bourgeois pour l'un des théoriciens du radicalisme. Son programme politique, le « solidarisme », s'inscrivait entre le libéralisme individualiste et le socialisme collectiviste. Il écrivait dans la Revue nouvelle, suggérant le principe d'un « devoir social » que chacun devrait remplir.
Il fut par ailleurs un membre influent du Grand Orient de France. Paul Anxionnaz, Grand Maître du Grand Orient de France, déclarait en 1967 : « Si nous, Francs-Maçons du Grand Orient de France, vouons un culte particulier à sa mémoire, c'est parce qu'il n'est sans doute pas d'homme d'action, d'écrivain, de penseur dont l'œuvre tout entière ait été à un plus haut degré imprégnée de pensée et de fraternité maçonniques. »
Citations
- « Pas d'harmonie sans l'ordre, pas d'ordre sans la paix, pas de paix sans la liberté, pas de liberté sans la justice. » (Pour la Société des Nations)
- « Les partis sont toujours en retard sur les idées. »
Lien externe