Langues de Métropole
Langues et parlers germaniques
Issus du Haut-allemand
[1] 
">
Rattachées au moyen-allemand [1] 
Avec le
francique ripuaire, présent en Allemagne, en Belgique et aux Pays-Bas, ces parlers, moins vivaces désormais en Lorraine
thioise qu'en
Sarre ou
Rhénanie-Palatinat, constituent le continnum
moyen-francique.
[1]
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Rattachés à l'allemand supérieur [1] 
- alémanique (alsacien)
- bas alémanique alsacien (majeure partie de l'Alsace, traditionnellement subdivisé par l''esprit populaire' entre bas-rhinois et haut-rhinois et par les linguistes entre bas-alémanique(s) du Nord et du Sud)
- Sundgauvien, en fait continuum allant progressivement du bas-alémanique au haut-alémanique alsacien [1]
- (3/4 du Sundgau, Sud haut-rhinois]), proche du Schwyzerdütsch bâlois.
- francique méridional (sud-occidental)
(autour de
Wissembourg et
Lauterbourg, extrême-Nord bas-rhinois)
[1] 
.
Langue mixte à base germanique
La communauté
yéniche d'Alsace use comme celles d'
Allemagne (
Bade-Wurtemberg,
Bavière,
Rhénanie-Palatinat,
Rhénanie-du-Nord-Westphalie), d'
Autriche et de
Suisse d'un idiome intégrant à une base alémanique un important thésaurus extérieur emprunté tant à l'
hébreu, qu'au
sociolecte rotwelsch ou aux langues rroms (principalement le
sinti). Des influences
celtiques,
yiddish occidentales,
romanes ou
slaves imprègnent aussi cette langue à codes.
- Egalement appelés Vanniers, ces catholiques sont semi-nomades et sont plusieurs milliers à maîtriser une langue réputée 'secrète', un cryptolecte, où certains mots simples (Papa, gens, maison, bon...) diffèrent totalement de leurs équivalents alsaciens.
| Statuts des langues de France
|
| Langue officielle
| Français (par principe constitutionnel)
|
| Langues reconnues localement
| Corse, Tahitien, langues Kanak (en 1992 ; mais sans statut pour la plupart des 28 idiomes)
|
| Langues sans statut et reconnaissance officiels
| Alsacien, Anglais saint-martinois, Arpitan, Catalan, Créoles des Caraïbes, Créole de la Réunion, Basque, Breton, Langues d'oïl, flamand occidental, Francique mosellan, francique rhénan, francique méridional, Luxembourgeois, Flamand, Occitan, Rromani
|
| Langues et parlers en voie très avancée d'extinction
| Calvais, Grec de Cargèse, majorité des parlers d'Oil, parlers transitionnels occitano-ligures, une vingtaine de langues kanak, Yéniche, créoles bushinenge et langues amérindiennes de Guyane
|
| Langue proposée à la 'reconnaissance'
| La langue des Signes Française a été proposé (2000) à la reconnaissance sur le territoire national par le Sénat [1] )
|
| Langues principales de l'immigration
| Arabe (sous ses formes dialectales), Bambara, Chinois (mandarin et wenzhou) Espagnol, Italien, berbère (formes algériennes - dont Kabyle et marocaines), Malinké, Polonais, Portugais, Tamoul
|
Issu du Bas-allemand
Le flamand occidental est parlé en France dans un territoire compris entre la Lys (rivière) et la Mer du Nord, c'est-à-dire entre
Bailleul et
Dunkerque. On qualifie aussi cette petite région de
Westhoek ou de Flandre Maritime. Du point de vue administratif, la Flandre flamandophone correspond à l'
arrondissement de Dunkerque.
Branche celtique brittonique
Breton
Entre 200.000 et 300.000 locuteurs. Il est courant de distinguer quatre couleurs dialectales différentes (cf carte -ouvrir le lien 'langue bretonne-)
:
Cependant, de nombreux linguistes considèrent cette approche comme simpliste et préfèrent parler d'un
continuum linguistique.
Une approche plus sérieuse découpe la langue en 2 zones.
Le KLT (cornouaillais de l'ouest, cornouaillais du centre bretagne, léonais et tégorois), parlé traditionnellement dans le Finistère et l'ouest des Côtes d'Armor.
Et le Vannetais, (vannetais de l'ouest, vannetais de l'est et guérandais) parlé traditionnellement à l'ouest du Morbihan et à l'extrème ouest de la Loire Atlantique.
[1]
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Langues et parlers neo-latins (romans) [1] 
Famille gallo-romane
Francoprovençal / Arpitan
Nota : La dénomination '
Francoprovençal' est, en raison de son ancienne conventionalité, majoritaire parmi les linguistes ; cependant, nombre de militants et/ou de pratiquants considérant ce terme dépréciatif (ou confusionniste), lui préfèrent l'appellation d
'Arpitan.
Langue d'oïl
Cf carte
Famille occitano-catalane
Encore appelée
occitano-romane.
Catalan

Aire de diffusion du catalan dans le département des Pyrénées Orientales, la zone de Fenouillèdes au nord-ouest n'est pas catalanophone
Le catalan est parlé en France dans le département des
Pyrénées-Orientales à l'exception de
Fenouillèdes où l'occitan est pratiqué. Cette aire de diffusion correspond à l'ancienne
province du Roussillon rattachée à la France en
1659 suite au
traité des Pyrénées et antérieurement possesion de la
couronne d'Aragon au sein du
royaume d'Espagne. Cette zone est aussi appelée
Catalogne Nord dans certains milieux catalanophones. Alors qu'en Espagne la pratique du Catalan s'est maintenue à un niveau assez important elle a connue en France un recul progressif à partir de 1700, date à laquelle
Louis XIV en interdit son usage dans l'espace public.
Une étude datant de 1997 rapporte que 55% de la population de la zone catalanophone comprend le catalan, 34% sait le parler et 39% le lire. La proportion de locuteurs augmente selon une autre enquête de 1993 dans les villages, atteignant 70% de la population mais reste de 40% dans la capitale départementale, Perpignan. Le catalan reste très peu enseigné dans le département, on constate néanmoins le développement d'un réseau d'écoles pratiquant l'immersion linguistique dans cette langue, la Bressola. Les habitants des Pyrénées Orientales ont aussi accès aux radios et télévisions catalanes qui émettent depuis l'autre côté de la frontière[Données ]
de l'Institut d'Estudis Catalans.
Occitan
L'
Occitan ou
langue d'oc est composé des dialectes suivants :
Le catalan et l'occitan sont considérés par certaines écoles comme partie d'une branche
ibéro-romane comprenant également l'
espagnol, l'
asturien, l'
aragonais, le
portugais, le
fala et le
galicien et non d'un
occitano-catalan transitionnel avec le
gallo-roman.
Famille gallo-italique
Les idiomes gallo-italiques, transitionnels entre l'italo-roman et le gallo-roman se situent principalement en Italie septentrionale. En France s'y rattachent le
Royasque,
Ligurien alpin, appelé parfois génois alpin ou Zeneise.
De fait, dans les Alpes-Maritimes 5 communes de la haute vallée de la Roya : Breil-sur-Roya, Fontan, Saorge, La Brigue et Tende présentent pour les linguistes Pierre Bec et Jean-Philippe Dalbera des parlers aux traits majoritairement liguriens quoique restant intermédiaires avec l'occitan [1]
.
Ils sont dits ligurien alpin et attestent une variante intérieure proche du génois (ou ligure côtier) du . De par leurs situations, elles communiquent directement avec la basse vallée de la Roya italienne ainsi qu'avec Vintimille, sa principale métropole (dont le ligure est dit intémélien).
La frontière linguistique est relativement étanche avec les villages occitans maralpins (parlers appelés aussi vivaro-alpins ou gavots maritimes) limitrophes à l'ouest de Moulinet, Sospel, Castillon et Castellar. En revanche, les 2 villes suivantes : Menton et Roquebrune-Cap Martin ont un parler majoritairement de type vivaro-alpin maritime avec une légère 'coloration' ligurienne par la présence de quelques mots liguriens.
Par ailleurs, il a existé des isolats figoun : Monaco (13-14ème, Malizia Grimaldi s'empare du château de Monaco) et ceux disparus de Biot, Vallauris, Mons et Escragnoles (17ème). [1]
. dus à des repeuplements liguriens, ces villages étant dévastés par les guerres de religion et la peste.
- Les linguistes maximalistes :
Pour Werner Forner, la Roya est ligurienne et il en de même pour le sud du pays mentonnais qui serait devenu occitan plus tard que les communes voisine.
Cela est contestée par d'autres estimant que le sud du pays mentonnais est occitan et qu'il en est de même pour le
royasque avec des traits hybridés.
- À noter que des influences piémontaises sont perceptibles dans le parler de Tende par ailleurs assez similaire aux précédents.
Famille indo-iranienne
langue indique
Présent en France dans les mêmes régions depuis des siècles, le
rromani se perpétue au sein d'une population désormais largement sédentarisée. Cependant cette langue
indo-iranienne (généralement rattachée au groupe
indique) et parlée sous ses formes diverses par plusieurs dizaines de milliers de locuteurs, demeure majoritairement considérée comme 'idiome non-territorialisé'.
Basque
Le
basque ou
euskara est la seule langue (ou selon certains linguistes, ensemble de langues) non
indo-européenne présente traditionnellement sur le territoire métropolitain, le basque est un isolat constituant une famille en soi
(cf carte) 
.
En France, on retrouve les formes suivantes :
Le basque unifié sert de base à la langue écrite d'aujourd'hui et est la forme enseignée dans les écoles (notamment en
Ikastola).
Langues de Corse
Famille italo-romane
Corse
(cf carte)
- parler traditionnel supranacciu (ou cismontanu), au Nord, de plus grande proximité avec les dialectes toscans.
- parler traditionnel suttanacciu (ou oltramontanu), au Sud, également, quoique de manière plus distante, rattaché à la famille toscane.
Il est à noter que le suttanacciu se prolonge, du fait de migrations successives (XVIe - XVIIIe siècles), en
Sardaigne au travers du
gallurais, parler proche de sa variante méridionale dite 'sartenaise'. Laquelle est parlée presque à l'identique sur les
îles de la Maddalena.
Au Nord-ouest de la Sardaigne, le dialecte sassarais, également dit 'corso-sarde' étant, pour sa part, réputé transitionnel entre le gallurais et le sarde logoudorais (central).
Famille gallo-italique
Bonifacien
- Le parler de Bonifacio reste quant à lui proche du génois.
Calvais
- Comme la méridionale Bonifacio, Calvi, cité du Nord-est côtier, use traditionnellement d'un dialecte ligure. Ceci est principalement dû à son ancienne qualité de ville de garnison génoise.
Famille hellénique
Alternativement avec le corse, le grec populaire présent à Cargèse depuis 1676 reste compris par une minorité des septuagénaires d'ascendance hellénique. Ne se transmettant que de manière très résiduelle à des jeunes qui souvent revendiquent une identité multiple, il subsiste toutefois comme langue liturgique
[1] 
ou à travers quelques expressions utilisées comme marqueur du particularisme local.
La dhimotikí (grec moderne contemporain) n’est pas naturellement entendu.
Langues d'Outre-Mer
Créoles caraïbes et réunionnais
Créoles à base lexicale française
créoles bushinenge de Guyane (à base lexicale anglo-portugaise)
Il s'agit d'un créole à base lexicale anglaise dont l'usage est largement majoritaire sur les zones d'administration française et néerlandaise. À l'écrit l'
anglais est, comme dans la partie néerlandaise utilisé préférentiellement
[1] 
. Le
francais garde une forte importance administrative dans ce petit territoire longtemps rattaché à la
Guadeloupe où l'
espagnol créolisé, le
néerlandais et le
papiamento sont également courants.
Devenue en février 2007, à l'instar de Saint-Barthélemy, collectivité d'outre-mer, Saint-Martin n'a, en raison de l'opposition du parlement estimant l'anglais local (patois) manifestement langue étrangère, nullement acquiescé à la demande du conseil municipal de l'établir en 'langue régionale' [1]
.
Langues amérindiennes
Langue du groupe Hmong-Mien
Langues kanak
Langues polynésiennes de Polynésie française
Langues polynésiennes de Wallis et Futuna
Langues de Mayotte
Histoire des langues régionales de la France
Notes et références
Bibliographie
- Henriette Walter, Le français dans tous les sens, éd. Robert Laffont, Paris, 1998. ISBN 2-221-05254-4
Jean-William Lapierre.
Le pouvoir politique et les langues. PUF, 1988, 300 pages
Claude Hagège. Halte à la mort des langues. Editions Odile Jacob, poche, 2002, 384 pages
Liens internes
Liens externes