Elle est employée en philologie dans la critique des textes, l'étape préalable à leur établissement. Quand différentes sources (généralement manuscrites) diffèrent sur un mot, on considère que la forme la moins fréquemment rencontrée (la leçon [la] plus difficile) est celle à retenir : étant moins courante, elle est probablement authentique. Ceci s'explique par la tendance des scribes et des copistes à remplacer par des mots plus faciles ceux qu'ils ne connaissaient ou ne comprenaient pas : on parle de banalisation.
Comme des textes sont transcrits ou copiés tous les jours, ce principe reste parfaitement valable : la graphie plus rare et plus compliquée est, le plus souvent, la seule correcte.