Historique des temps de parcours
De 1935 à 1938 le meilleur temps de parcours était réalisé par un train à vapeur 'aérodynamique' léger ultra rapide, avec un aller retour quotidien destiné, de par le prix des billets, à une clientèle aisée (pas de 3 classe).
La partie Paris - Lyon est électrifiée en 1950. Il y a désormais changement de machine à Lyon, la poursuite du trajet se faisant en traction à vapeur de Lyon à Marseille. En 1954, le meilleur temps est de 8h03 pour le train de luxe «
Le Mistral », en 1 classe et Pullman.
En 1963, l'électrification atteint Marseille, et le gain est d'environ 1 heure : 7h10 pour le Mistral, en 1 classe avec supplément.
Nouvelle augmentation des vitesses, nouveaux matériels avec introduction des
TEE en 1969 : le temps de parcours en 1975 passe à 6h40 pour Le Mistral
[quelques minutes de plus pour « le Rhodanien », qui comporte des secondes, et ne marque pas l'arrêt à Lyon].
La construction de la ligne à grande vitesse (LGV) de Paris à Lyon, puis à Valence, et enfin Marseille, raccourcira encore les temps de parcours (5h30 en 1981, 4h62 en 1983, 4h14 en 1994, et 3h depuis 2001), mais au prix de l'abandon progressif de la ligne classique.
Tracé
Le tracé de cette ligne comprend deux parties distinctes :
- De Paris à Dijon, elle suit une orientation générale nord-est - sud-est, remontant successivement la vallée de la Seine (sur sa rive droite) qu'elle franchit à Montereau, puis les vallées de l'Yonne, de l'Armançon et de la Brenne. Elle franchit la ligne de partage des eaux entre l'Atlantique et la Méditerrannée à 405 m d'altitude par le tunnel de Blaisy-Bas (4100 m) au prix de rampes de 8 ‰ de part et d'autre entre Les Laumes-Alésia et Dijon.
- De Dijon à Marseille, la ligne, orientée nord-sud, longe la Saône sur la rive droite, puis le Rhône qu'elle franchit à la sortie de la gare de Perrache sur la rive gauche. A partir d'Arles, elle s'éloigne du fleuve et s'oriente vers l'est en direction de Marseille qu'elle atteint après avoir longé le nord de l'étang de Berre et franchi l'Estaque par le tunnel de la Nerthe long de 4630 m.
À partir de
Lyon, la ligne est dédoublée par une autre ligne , parallèle , sur la rive droite du fleuve, qui se poursuit jusqu'à Marseille en recoupant la précédente à
Avignon et à
Miramas. L'exploitation dispose ainsi de quatre voies entre Lyon et Marseille.
Équipements
- Paris Gare de Lyon - Villeneuve-Saint-Georges : 6 voies
- Villeneuve-Saint-Georges - Saint-Florentin : 4 voies (entre Melun et Montereau, les voies se séparent en deux blocs de deux voies qui suivent deux itinéraires différents.
- Saint-Florentin - Les Laumes-Alésia : 2 voies
- Les Laumes-Alésia - Blaisy-Bas : 4 voies
- Blaisy-Bas - St-Germain au Mont d'Or : 2 voies
- St-Germain au Mont d'Or - Collonges : 4 voies
- Collonges - Lyon : 2 voies
- Lyon - Chasse sur Rhône : 4 voies
- Chasse sur Rhône - Marseille : 2 voies.
Depuis
1950 la totalité de la ligne est électrifiée en courant continu 1,5 kV.
La signalisation est en BAL. Entre Tonnerre et Les Laumes-Alésia et entre Blaisy-Bas et Dijon, les voies sont banalisées et télecommandées depuis le PC de Dijon, les trains pouvant circuler indifféremment sur l'une ou l'autre voie
Voir aussi