À Athènes
La liturgie est, dans l'Athènes antique, un service public que l'État contraint les plus riches (citoyenss ou métèque) à accomplir sur leur fortune personnelle : ainsi de l'office de gymnasiarque (intendant du gymnase), de chorège (paiement des membres du chœur au théâtre) ou de triérarque (construction et entretien d'une trière). Il y a deux classes liturgiques officielles : les Douze Cents et le groupe restreint des Trois Cents. L'archonte éponyme désigne parmi eux le liturge, celui qui sera astreint à une liturgie.
Une liturgie représente une charge financière importante. Pour cette raison, il est fréquent que les riches tentent d'y échapper. L’antidosis (en grec ἁντιδοσις, « échange ») est l'un de ces moyens. Le liturge fraîchement désigné a la possibilité de dénoncer un autre citoyen qu'il juge plus riche que lui. Ce dernier a alors le choix d'accepter la liturgie, ou de se lancer dans un procès. Au terme de ce dernier, le perdant doit ou bien assumer la liturgie, ou bien accepter un échange de fortunes.
Démosthène décrit une antidosis dans le Contre Phénippos, et le célèbre discours Sur l'échange d'Isocrate fut composé à l'occasion de l'une de ces affaires.
Dans la
Bible des
Septante, et le
Nouveau Testament, le mot grec désigne le service du
Temple. Il est donc associé au
culte du
Dieu invisible et aux
prières qui lui sont adressées.
(à développer)
Issu du judaïsme, le christianisme a naturellement repris le sens du service public rendu à Dieu, incarné en Jésus-Christ mort et ressuscité, par les apôtres, les évêques qui leur ont succédé et les prêtres. Il subsiste en particulier du judaïsme la liturgie de la Parole, c'est-à-dire l'ensemble des lectures d'une messe ou d'un culte.
Les liturgies chrétiennes
Elles se composent de l'ensemble des lectures, prières et rites constitutifs du culte chrétien, organisé en un certain nombre de rituels quotidiens qui culminent dans la messe ou eucharistie.
À l'heure actuelle, le mot a trois sens chez les chrétiens :
1.- au sens premier, l'annonce de l'Évangile, la mise en pratique de l'enseignement du Christ. En ce sens, le Christ est le liturge suprême. Ce sens est pour ainsi dire inutilisé.
2.- d'une manière générale, le mot désigne l'ensemble des rites et du
cérémonial liturgique mis en œuvre au cours d'une célébration religieuse officielle, c'est-à-dire organisée par l'
Églisess, par opposition aux
dévotion privées. Ainsi, le déroulement de
sacrements comme la
messe ou le
baptême, ou une encore un
office de
complies par exemple sont des liturgies. En revanche, une récitation du
rosaire entre personnes privées, y compris quand elles sont réunies dans un lieu de culte et accompagnée par un
prêtre ou un
diacre, n'est pas considérée comme une liturgie dans l'
Église catholique et l'
Église orthodoxe.
3.- Dans un sens plus restreint ou plus ancien, l'expression de « Sainte Liturgie » désigne (tout particulièrement chez les orthodoxes et les catholiques orientaux), l'eucharistie. On parle alors de liturgie eucharistique.
- La Messe ou le culte ou la divine liturgie
Elle est le point culminant de la liturgie chrétienne. C'est avant tout la 'répétition' du repas du Jeudi Saint avec commémoration de la mort et de la résurrection du Christ.(Cette commémoration donnant lieu à de graves conflits théologique quant à la valeur lui donner).
De formes diverses et variées, même au sein des différentes églises (catholique, orthodoxe ou protestante), ces rituels ont connu une longue évolution. Tels qu'on les connaît aujourd'hui, ils sont constitués d'une partie fixe et d'une partie variable. Les textes de la partie fixe, l'ordinaire, remontent bien souvent aux premiers temps du christianisme et comportent des acclamations, des chants de louanges et des professions de foi. Quant aux textes de la partie variable, le propre, ils sont tirés de la Bible. La messe latine peut être dite chaque jour, alors que la divine liturgie orientale n'est célébrée qu'une à deux fois par semaine.
L'office divin est la louange quotidienne de l'Église catholique (et orthodoxe). Tous les clercs sont astreints à cette prière qui est officielle (donc liturgique). L'office est divisé en sept célébrations, depuis le matin jusqu'au soir. L'office divin a pour objet de sanctifier la journée du chrétien, en louant Dieu.
L'année liturgique est divisée en deux parties, la plus importante étant le Proprium de Tempore (Propre du Temps) avec ces temps articulés autour de Noël, Pâques et la Pentecôte.
A cela s'ajoute une deuxième division: Proprium de sanctis (le Propre des saints) comportant la célébration des fêtes des Saints.
Liturgique est donc un substantif relatif aux différentes sortes de liturgies. Il a donné les mots suivants :
- Aliturgique (de a- privatif) : pour désigner un jour où aucune liturgie n'est prévue ;
- Antiliturgique (de anti-, contre) : pour qualifier ce qui n'est pas conforme aux liturgies officiellement définies ;
- Paraliturigique (de para-, à côté de) : qui désigne les cérémonies non officielles. on parle alors de paraliturgie.
Aspects historiques
liturgie catholique
liturgie orthodoxe
Autour de la liturgie
L'exercice du culte, dans le christianisme, est à l'origine d'un nombre important d'objets et de notions relatives à la liturgie :
- Temps liturgiques :
- Objets liturgiques :
- Textes liturgiques
Voir aussi
Articles connexes
Liens externes
Bibliographie